La Guinée et le Sénégal renforcent leur alliance stratégique. Du 26 au 27 juin 2025, Conakry a accueilli une délégation sénégalaise de haut rang, conduite par le ministre des Forces armées, le général (2S) Birame Diop. Une visite qui intervient moins d’un mois après celle du Premier ministre Ousmane Sonko.
Au cœur des discussions figuraient la sécurité aux frontières, la coordination des opérations et le renforcement des capacités militaires. Ces deux jours de travaux ont abouti à la signature de plusieurs accords, dans la continuité de l’engagement bilatéral scellé le 19 juin 2021.
Les deux pays ont convenu de mettre en place une commission militaire mixte et paritaire. Le Sénégal a proposé d’accueillir la première réunion de cette commission avant la fin de l’année.

Au terme des discussions, le ministre sénégalais des Forces armées a souligné l’importance des mesures adoptées et la nécessité d’une mise en œuvre rapide: « Conformément à nos instructions, nos délégations ont réfléchi à des actions concrètes prenant en compte l’ensemble des points de préoccupation de nos deux pays, qu’il s’agisse des activités opérationnelles bilatérales sur la frontière ou de la mise en œuvre de la commission militaire mixte et paritaire prévue par l’accord. Des mesures concrètes ont été proposées, et les mécanismes seront mis en place pour les opérationnaliser. Il nous appartient maintenant de nous assurer de leur mise en œuvre effective sur le terrain afin d’éradiquer ces menaces graves à la paix et à la tranquillité de nos populations, et ces obstacles au développement que constituent l’insécurité à nos frontières communes.»

La Guinée, hôte de cette rencontre, a salué l’engagement du Sénégal et affiché la même détermination. Le ministre guinéen de la Défense nationale, Aboubacar Sidiki Camara, s’est dit satisfait et prêt à faire avancer cette coopération régionale: « Les forces armées guinéennes sont disposées à mettre en œuvre la volonté de nos deux chefs d’État, volonté dont nous sommes chargés, vous et moi, d’exécuter dans l’intérêt supérieur de nos deux nations.»
Décryptage : Amadou Diallo














