Le projet de nouvelle Constitution rendu public le lundi 30 juin, instaure une obligation de transparence renforcée pour le Chef de l’État. Désormais, le Président de la République devra déposer une déclaration écrite sur l’honneur de ses biens à deux moments de son mandat, c’est-à-dire au début et à la fin.
Conformément à l’article 60 de l’avant-projet, cette déclaration doit être remise à la Cour constitutionnelle dans un délai maximum de 10 jours à compter de l’investiture ou de la cessation de fonction. L’objectif affiché est de garantir une transparence patrimoniale, d’encadrer les avoirs des plus hauts responsables de l’État et de prévenir tout enrichissement illicite.
L’article 61 renforce davantage ce dispositif. Il stipule que tout écart constaté entre la déclaration initiale et celle de fin de mandat devra être dûment justifié devant la Cour constitutionnelle, instaurant ainsi un véritable mécanisme de reddition de comptes.
Cette mesure s’inscrit dans une dynamique de bonne gouvernance et de moralisation de la vie publique, répondant à une demande récurrente de la société civile et des acteurs politiques en matière de lutte contre la corruption.
Amadou Diallo














