La Guinée vient de confirmer sa résolution en faveur du respect la vie humaine. Le projet de nouvelle Constitution, publié le 30 juin dernier, consacre l’interdiction formelle de la peine de mort, marquant un engagement fort en faveur des droits humains et de la dignité humaine.
L’article 9 du texte est sans équivoque: toute personne a droit au respect de son intégrité physique et morale. Il énonce avec fermeté l’interdiction du viol, de la torture, des mutilations génitales féminines, ainsi que de toutes formes de traitements inhumains, cruels ou dégradants.
Ce nouvel arsenal constitutionnel établit aussi un principe de responsabilité individuelle, y compris pour les agents de l’État. Nul ne peut invoquer un ordre reçu ou une instruction hiérarchique pour justifier des actes de torture ou de violence. Les auteurs de tels actes, qu’ils agissent de leur propre chef ou sur ordre, seront pénalement poursuivis conformément à la loi.
Avec cette disposition, le texte constitutionnel aligne la Guinée sur les standards internationaux en matière de protection des droits fondamentaux, tout en mettant fin à des décennies d’ambiguïtés autour de la peine capitale.
Amadou Diallo














