En plus de l’Assemblée nationale, le pays se dotera pour la première fois de son histoire, d’un Sénat, organe appelé à représenter les collectivités décentralisées ainsi que les principales forces socioprofessionnelles de la nation.
Selon l’article 108 du texte soumis à l’appréciation publique, le Sénat se veut une chambre hautement indépendante, stable, et enracinée dans la diversité du tissu national. Son existence se distingue d’emblée par la garantie. Il ne pourra être dissout, comme le stipule l’article 109.
Les futurs Sénateurs exerceront un mandat de 6 ans renouvelable. Pour y accéder, les candidats devront être de nationalité guinéenne, avoir entre 40 et 80 ans, jouir de leurs droits civils et politiques, et faire preuve d’une probité irréprochable. Une expertise reconnue dans des domaines aussi variés que le droit, la politique, l’économie, la culture ou encore la science est également requise.
Afin de préserver leur indépendance, les Sénateurs ne pourront ni militer dans un parti politique ni occuper une fonction rémunérée, publique ou privée.
La composition du Sénat obéira à une logique mixte. Un tiers des sénateurs sera nommé par le Président de la République, choisi parmi les figures les plus représentatives des secteurs socioprofessionnels et les personnalités disposant de compétences avérées. Les deux tiers restants, seront élus par un collège électoral composé des conseillers régionaux et communaux de l’ensemble du territoire.
Le projet de Constitution renvoie à une loi organique, histoire de fixer les détails de fonctionnement du Sénat, nombre total de membres, mode d’élection ou de désignation, régime des incompatibilités et inéligibilités, indemnités, et gestion des vacances de siège.
Amadou Diallo














