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	<title>Nos enquêtes &#8211; Allure Info</title>
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	<title>Nos enquêtes &#8211; Allure Info</title>
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		<title>Douane guinéenne : les sept mesures draconiennes pour arrêter la saignée financière ! (Alluremag)</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 11:26:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Eclaboussée par le délicat dossier de plus de 700 milliards de francs guinéens, l’image des Douanes guinéennes en aura pris un sérieux coup auprès de l’opinion nationale et internationale. C’est donc un grand défi qui incombe à la Direction Générale intérimaire actuellement aux manettes, qui doit réussir à tourner cette triste page. Un défi qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Eclaboussée par le délicat dossier de plus de 700 milliards de francs guinéens, l’image des Douanes guinéennes en aura pris un sérieux coup auprès de l’opinion nationale et internationale. C’est donc un grand défi qui incombe à la Direction Générale intérimaire actuellement aux manettes, qui doit réussir à tourner cette triste page. Un défi qui impose donc que des mesures efficaces soient prises par l’équipe dirigée par le duo du Colonel Cheick Gadiri Condé, Directeur général par intérim et du Colonel Sékou Ahmed Bah, Directeur général adjoint des Douanes guinéennes. La finalité étant de rétablir la confiance entre les douanes et ses partenaires, tout en offrant un service public de qualité basé sur la simplification et la facilitation des procédures. </span></p>
<p><b>Rendre la plateforme du GUICEG incontournable </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans ce sillage, la Direction Générale a fait le choix de deux catégories de mesures vigoureuses et tranchantes. Au nombre de sept (7), ce sont des mesures dites urgentes d’application immédiate qui ont été initiées dans un premier temps. Elles visent l’intégration de tous les paiements de droits et taxes dans la plateforme du GUICEG, ainsi que l’élimination des manquements à la procédure. Ainsi, la première mesure se rapporte au Bureau des hydrocarbures dont les paiements se font entièrement en ligne, sur le compte du Receveur Spécial des Douanes (RSD) à la BCRG via la plateforme du GUICEG. La mesure se rapportant au Bureau des Régimes Economiques relatifs au cas des Chèques Trésor Série Spéciale (CTSS), concerne tous les projets et marchés publics sur Financement Extérieur (FINEX) ou sur le Budget National de Développement (BND). Grâce à cette deuxième mesure, le paiement des droits et taxes supportés par l’adjudicataire et l’Etat se fait désormais en ligne à travers la plateforme du GUICEG. Ce train de ‘’Mesures urgentes d’application immédiate’’ ne pouvait ignorer le segment lié aux paiements des compagnies minières.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En effet, les bureaux miniers de Conakry, Dapilon, Boffa, Moribaya et Kamsar sont visés par deux décisions. D’abord, le paiement des droits et taxes de douanes relatifs aux recettes minières qui se fait en ligne sur le compte du RSD (…) via la plateforme du GUICEG. Ensuite, la vérification par la Direction Générale des Douanes et le GUICEG de l’encaissement effectif par la BCRG des recettes minières versées sur un compte autre que celui du RSD. </span></p>
<p><b>Les postes frontaliers terrestres entrent dans les rangs… </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quant à la quatrième mesure urgente, elle concerne les bureaux de douanes aux frontières terrestres. Elle exige ainsi le paiement par Orange Money en interface avec la plateforme du GUICEG, des droits et taxes d’un montant compris de 0 à 50 millions de GNF. Par contre, le paiement des montants supérieurs à 50 millions se fait dorénavant en ligne exclusivement via la plateforme du GUICEG. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au titre de la cinquième mesure d’application immédiate, un paramétrage informatique a été lancé pour éradiquer la pratique du double emploi, qui consiste en l’utilisation d’un même moyen de paiement pour quittancer plusieurs déclarations. </span></p>
<p><b>Pas de crédits sans caution bancaire ! </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La sixième mesure immédiate prévoit la mise en place d’un dispositif de recouvrement des créances de l’Etat mettant à contribution les chefs des bureaux de dédouanement, les directeurs régionaux, la direction des recettes, la direction informatique et le Directeur Général Adjoint des Douanes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La dernière des sept ‘’mesures urgentes d’application immédiate’’ prône l’interdiction et la suppression des crédits moraux pour l’enlèvement des marchandises. Elle invite en même temps les sociétés de transit et les opérateurs économiques à procéder au renouvellement ou à l’ouverture des crédits d’enlèvement conformément aux dispositions du code des douanes.</span></p>
<p><strong>Alluremag N° 001 DU 02 AU 30 juin 2025</strong></p>
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		<title>Douanes guinéennes: le diagnostic des causes réelles du trou des 700 milliards de GNF (Alluremag)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2025/06/23/douanes-guineennes-le-diagnostic-des-causes-reelles-du-trou-des-700-milliards-de-gnf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 11:56:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ayant hérité d’une situation inconfortable provoquée par la compromission de plus 700 milliards de francs guinéens, l’équipe dirigeante intérimaire de la Direction Générale des Douanes, à travers un diagnostic profond et des mesures fortes, a prouvé sa détermination à sauver les meubles et restaurer la confiance dans cette importante régie de recettes de la Guinée. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ayant hérité d’une situation inconfortable provoquée par la compromission de plus 700 milliards de francs guinéens, l’équipe dirigeante intérimaire de la Direction Générale des Douanes, à travers un diagnostic profond et des mesures fortes, a prouvé sa détermination à sauver les meubles et restaurer la confiance dans cette importante régie de recettes de la Guinée.</p>
<p>Jamais une nouvelle Direction Générale n’avait pris les rênes des Douanes guinéennes dans un contexte aussi explosif. Nommés le 6 décembre 2024, le Colonel Cheick Gadiri Condé et le Colonel Sékou Ahmed Bah, respectivement Directeur général par intérim et Directeur général adjoint par intérim, ont en effet bénéficié de la confiance du Président Mamadi Doumbouya, en pleine tempête du scandale du présumé détournement de plus<br />
de 700 milliards de francs guinéens. En effet, depuis près de six mois, dix (10) douaniers dont l’ancien Directeur général, le Général Moussa Camara et son adjoint, ont été placés en détention à la Maison centrale de Conakry par le Procureur spécial de la Cour de Répression des Infractions et Financières (CRIEF). Ils sont poursuivis pour «faux et usage de faux, corruption, détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité ». La CRIEF est également aux trousses de 14 sociétés de transit, poursuivies pour « complicité » dans ce dossier incandescent.</p>
<p><strong>Des ‘’exceptions’’ et ‘’dérogations’’ accordées à la pelle !</strong></p>
<p>En prenant les commandes du navire douanier guinéen, qui tanguait dans des eaux furieuses, la nouvelle Direction Générale par intérim des Douanes se devait de faire l’état des lieux, en identifiant les causes de l’évaporation de ce montant astronomique. D’après les informations glanées par Allure Mag dans les allées et venues du siège des Douanes guinéennes, à Conakry, deux causes profondes sont à l’origine de la compromission d’autant de recettes reprochée à l’ancienne équipe dirigeante.</p>
<p>Ainsi, la première entorse se décline en des exceptions et des dérogations à la procédure de paiement en ligne des droits et taxes. Cette procédure instaurée par une note circulaire, à travers la plateforme du GUICEG (Guichet Unique du Commerce Extérieur de Guinée), le 3 mai 2021, a d’ailleurs été généralisée en novembre de la même année. Elle met notamment en place le paiement des droits et taxes en ligne via une quittance douanière générée de façon automatique par le logiciel SYDONIA.</p>
<p>Ainsi, les exceptions pointées du doigt ont consisté non seulement à effectuer certains paiements de droits et taxes hors la plateforme du GUICEG, mais aussi à émettre manuellement les quittances douanières au niveau des comptables de la douane. Ces exceptions concernent des points de paiements comme : le Chèque Trésor Série Spéciale, le Receveur Spécial des Douanes, les Recettes minières à l’exportation et les Comptables des bureaux de douanes des postes frontaliers terrestres.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-8855" src="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-23-115150.png" alt="" width="431" height="293" srcset="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-23-115150.png 431w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-23-115150-300x204.png 300w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2025/06/Capture-decran-2025-06-23-115150-150x102.png 150w" sizes="(max-width: 431px) 100vw, 431px" /></p>
<p><strong>Le printemps des dérogations et du double emploi…</strong></p>
<p>S’agissant des dérogations identifiées au titre de la première cause profonde du coulage financier lié au montant de plus de 700 milliards de francs guinéens, elles ont été mises en place à travers une note circulaire en date du 18 juillet 2023. Des dérogations consécutives au crash informatique qui avait fait couler encre et salive, en paralysant le fonctionnement des services de douane. Avec la bénédiction de ces dérogations, les quittances douanières manuelles et les paiements des droits et taxes hors plateforme GUICEG ont connu leur printemps dans les services douaniers du pays. Ces paiements dérogatoires ont d’ailleurs donné naissance à une pratique hautement destructrice. Il s’agit du phénomène du double emploi des quittances, à travers l’utilisation par les opérateurs économiques d’un même moyen de paiement pour faire entrer ou sortir plusieurs conteneurs de<br />
marchandises.</p>
<p>Le plus étrange, c’est que même après la restauration du système informatique, la fameuse procédure dérogation avait encore droit de cité, parallèlement au paiement en ligne via la plateforme du GUICEG.</p>
<p><strong>Des crédits d’enlèvements de marchandises, sans caution bancaire</strong></p>
<p>La seconde cause profonde du crash financier qui a englouti la faramineuse somme de plus de 700 milliards de francs guinéens, s’illustre par des manquements à la procédure d’octroi des crédits d’enlèvements des marchandises. A en croire les informations recueillies par Allure Mag auprès des Services de la Direction Générale des Douanes, cette pratique peu orthodoxe s’est traduite par une guerre des crédits moraux contre les cautions bancaires qui sont les seules légalement fondées en la matière. Cette gymnastique douanière a entrainé l’octroi des crédits d’enlèvement à des transitaires et autres déclarants, qui ne disposent pas d’une caution bancaire. Par la suite, ces opérateurs ne se sont pas acquittés des droits et taxes dus en contrepartie des marchandises enlevées à crédits.</p>
<p>A l’évidence, la nouvelle équipe de la Direction Générale des Douanes avait besoin d’un tel diagnostic profond lui permettant de trouver un remède de cheval à ces maux. Et travailler ainsi à bâtir une gouvernance plus vertueuse et une vision fondée sur la transparence dans la mobilisation et la sécurisation des recettes douanières en République de Guinée.</p>
<p><strong>Alluremag Numéro 001, Juin 2025</strong></p>
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		<title>Livret scolaire : quelle place encore pour ce précieux outil dans nos écoles ?</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 10:57:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le livret scolaire est un outil pédagogique qui retrace le parcours de chaque apprenant. Mais, à bien des égards, des questions s’imposent sur son utilisation dans les écoles privées et publiques guinéennes. Des questions qui se justifient par les récentes informations relayées dans la presse l’élève qui a ouvert le feu sur deux de ses [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le livret scolaire est un outil pédagogique qui retrace le parcours de chaque apprenant. Mais, à bien des égards, des questions s’imposent sur son utilisation dans les écoles privées et publiques guinéennes.</p>
<p>Des questions qui se justifient par les récentes informations relayées dans la presse l’élève qui a ouvert le feu sur deux de ses camarades en classe, avec un pistolet artisanal au Lycée Sainte-Marie de Nongo. Ces informations précisaient notamment que l’élève Bangaly Camara, aurait été renvoyé de son ancienne école, le Complexe scolaire Saint-Georges de Taouyah, pour dit-on, vente et consommation de chicha.</p>
<p><strong>Des questions légitimes sur le cas Bagaly…</strong></p>
<p>Alors questions : sa nouvelle école, le Lycée Sainte-Marie de Nongo était-elle au courant des motifs de son renvoi ? Son livret scolaire mentionnait-il ce renvoi ? Ce livret l’avait-il d’ailleurs accompagné jusqu’à cette école ? Si oui, avait-on pris soin de le garder à l’œil au sein dudit établissement. Autant de questions et d’autres peuvent être soulevées dans le souci de savoir si son livret scolaire était resté muet sur le passif de cet élève, pourtant décrit comme intelligent en classe, comme on le dit souvent.</p>
<p>Au Groupe scolaire Saint Georges où nous nous sommes rendus pour évaluer la véracité de cette charge contre Bangaly Camara, aucun responsable n’a voulu se prêter à nos questions.</p>
<p>Pourtant dans plusieurs écoles privées, des responsables disent respecter, scrupuleusement, cette exigence du système éducatif guinéen. Les autorités imposent en effet, l’utilisation du livret comme moyen de contrôle et de suivi de l’apprenant. C’est le cas au Groupe scolaire Jean Jack Rousseau de Matoto Khabitaya. Le proviseur tente de nous rassurer sur le respect de l’utilisation des livrets scolaires dans son école. .</p>
<p>« Tous les livrets scolaires sont soigneusement gardés dans l’armoire. Ils nous permettent de connaître la situation d’un élève, et même de garantir sa sécurité et celle des autres. Quand un élève doit transférer dans notre école, le livret scolaire est l’un des documents exigés pour l’accepter. Celui qui faillit à cette exigence, s’expose à des sanctions chez nous ici», assure le fondateur, Elhadj Mamadou Diallo.</p>
<p><strong>Dénicher les criminels et autres délinquants !</strong></p>
<p>Une version d’ailleurs corroborée par des élèves que nous avons interrogés dans la cour de l’école.</p>
<p>« Chacun de nous a un livret scolaire. Quand tu dois s’inscrire dans cette école, on exige le livret scolaire pour voir si tu n’as pas des antécédents. Le proviseur nous dit toujours qu’il ne veut pas des délinquants et des criminels dans son établissement. Il en est de même pour ceux qui veulent quitter l’école. On vous donne toujours votre livret que vous devez présenter ailleurs pour être accepté », soutient Alkaly Soumah élève en Terminale.</p>
<p><strong>Le livret comme outil de suivi…</strong></p>
<p>Le sujet intéresse également d’autres écoles visitées dans la capitale guinéenne. Dans les Groupes scolaires Néné Biro de Sangoyah, la Lumière de Matoto et Oumou Diaby, situé à Démoudoula dans la commune de Ratoma, les encadreurs jurent à notre micro, veiller scrupuleusement sur l’utilisation du livret scolaire. Un document qui, selon eux, constitue l’outil de contrôle et de suivi de l’apprenant jusqu’à la fin de son cursus.</p>
<p><strong>Un enseignant sonne la charge</strong></p>
<p>Par contre, dans d’autres établissements privés, le constat est tout autre. Ainsi, au Groupe scolaire, Les Légendes du savoir, situé à Yimbaya Tannerie, des enseignants interrogés ont, sous anonymat, déploré le non-respect de l’utilisation de cet outil pédagogique dans leur établissement.</p>
<p>« Ici, les responsables violent plusieurs règlements imposés par le ministère de l’Enseignement pré-universitaire. Souvent, un élève peut atterrir dans l’école sans livret, parce que les fondateurs sont hantés par la course à l’argent. Ils n’exigent par des documents précieux, de peur de perdre un élève qui veut transférer dans l’école. A cela s’ajoute aussi la corruption. Quand un élève a des antécédents, il suffit de débourser de l’argent pour être accepté », regrette cet enseignant.</p>
<p><strong>Le censeur s’en défend !</strong></p>
<p>Pourtant, cette accusation est démentie par Harouna Sall, le censeur de ladite école.</p>
<p>« Nous avons certes des difficultés dans la conservation de nos livrets par manque de place, mais nous veillons au respect de l’utilisation de ce document qui nous permet de contrôler nos élèves . Le Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), qui procède à l’inspection dans les écoles, veille à cela. Donc, quand un enseignant vous donne une telle information, ce sont des mensonges », se défend mordicus cet encadreur.</p>
<p>Il ressort toutefois, que malgré les nombreux défis à relever concernant la disponibilité de certains outils pédagogiques précieux dans les établissements scolaires, l’importance du livret scolaire n’est pas à démontrer. Devant impérativement accompagner les élèves tout au long de leur parcours scolaire. Par exemple, ce document est même utilisé, apprend-on, dans le cadre des activités extra-scolaires, comme les tournois inter-écoles de football. Où il sert à vérifier l’appartenance effective des joueurs à leurs établissements respectifs.</p>
<p>AOB</p>
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		<title>Ligue 1 et 2 de football: Que sait-on de l’argent généré par les cartons jaunes et rouges? (Notre enquête)</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 12:07:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Au cours de l&#8217;enquête sur les compétitions sans ambulances médicalisées de notre championnat national de football, une information donnée par un de nos intervenants, a bien attiré notre attention. Cette information fait état des sanctions pécuniaires qui se cachent derrière les cartons jaunes et rouges distribués par les arbitres de Ligue 1 et 2. Bon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de l&rsquo;enquête sur les compétitions sans ambulances médicalisées de notre championnat national de football, une information donnée par un de nos intervenants, a bien attiré notre attention. Cette information fait état des sanctions pécuniaires qui se cachent derrière les cartons jaunes et rouges distribués par les arbitres de Ligue 1 et 2.</p>
<p>Bon nombre d&rsquo;observateurs n&rsquo;avaient jamais soupçonné que derrière les cartons, il ne s&rsquo;agissait pas seulement d&rsquo;avertissements et de suspensions, mais qu&rsquo;il s&rsquo;agissait aussi de sanctions pécuniaires infligées aux clubs.</p>
<p><strong>Les clubs frappes au porte-monnaie!</strong></p>
<p>En effet, un responsable de club qui avait souhaité garder l&rsquo;anonymat, lors de l&rsquo;enquête sur les ambulances médicalisées, nous avait confié que l&rsquo;argent payé à la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP) par les clubs, découlant de ces cartons, devait permettre de doter cette ligue d’ambulances médicalisées. Une information précieuse qui a attiré notre curiosité. Mettant ainsi en jeu la Ligue guinéenne de Football professionnel, l&rsquo;instance faîtière des championnats de football de première et deuxième division.</p>
<p>« Nous ne percevons que 40.000.000 GNF par saison. Comment voulez-vous qu’on gère le problème d’ambulance avec un tel montant ? Par exemple, la Ligue nous retire beaucoup d’argent avec cette histoire de cartons jaunes ou rouges. Ils nous disent qu’ils prendront cet argent pour régler le problème d’ambulance. Un carton rouge est payé à 1.000.000 GNF”, nous confiait le dirigeant dans son bureau.</p>
<p><strong>Quand les subventions sont ponctionnées…</strong></p>
<p>Pour mieux comprendre comment cette règle fonctionne, nous avons tendu le micro à Mohamed Milla Camara, Responsable de la communication de Foot Élite.</p>
<p>“Lorsque quatre (4) joueurs de Foot Elite prennent un carton jaune au cours d’un match, les 4 cartons jaunes font 1 million.</p>
<p>C&rsquo;est le règlement au niveau de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel. Quatre cartons brandis pour un club de Ligue 1, le club doit payer 1 million. L&rsquo;argent est payé au niveau de la comptabilité de la ligue.</p>
<p>Un carton rouge écopé par une équipe ou un club de Ligue 1 ou de Ligue 2, le club est obligé de payer 1 million”, nous a expliqué le Responsable de la communication de Foot Élite.</p>
<p>“Le paiement se fait comme suit. Vous payez l&rsquo;argent à la comptabilité. Si le club ne paie pas l&rsquo;argent, ils font recours aux subventions, c&rsquo;est-à-dire au moment du paiement des différentes subventions, la Ligue retire la somme non payée par le club”, precise-t-il.</p>
<p>Le club se voit donc retirer l&rsquo;argent dans le montant de la subvention annuelle qu&rsquo;il doit percevoir. “Soit vous payez à la comptabilité ou lors de la distribution de la subvention. En tout cas, vous recevrez les notifications des montants impayés. Tous ces montants que vous n&rsquo;avez pas payés à la comptabilité en amont seront retirés dans la subvention globale. Ce qui fait que la Ligue gagne énormément sur le dos des clubs. C&rsquo;est comme ça la Ligue fonctionne au niveau des cartons jaunes et rouges », a en dégainé Mohamed Milla Camara.</p>
<p><strong>La LGFP s’en defend bec et ongles</strong></p>
<p>Pour creuser le sujet, nous avons approché Cellou Tata Diallo, Responsable de la communication de la Ligue, pour comprendre comment cela fonctionne au niveau de la Ligue, et comment elle gérait cet argent.</p>
<p>Ce célèbre journaliste sportif nous a fait comprendre que les montants issus de ces sanctions ne sont pas si faramineuses que certains le pensent ou voudraient le faire croire.</p>
<p>“Les clubs ne paient pratiquement pas ces sanctions pécuniaires liées aux cartons, pour ne pas dire qu&rsquo;ils ne paient jamais. Donc, la Ligue est obligée de défalquer sur les subventions qui sont données aux clubs. Un moratoire a même été fait par les clubs demandant à la Ligue d&rsquo;arrêter de défalquer sur les subventions. En effet, cet argent sert au fonctionnement de la Ligue. Ce ne sont pas des sommes astronomiques comme on peut le penser. La Ligue a des charges. Il faut faire fonctionner l&rsquo;administration de l&rsquo;instance. Cet argent sert par exemple à acheter de l&rsquo;encre, du matériel didactique&#8230; Voilà comment ça fonctionne”, nous a expliqué le Responsable de la communication de la LGFP.</p>
<p>Il est clair qu&rsquo;aux yeux des clubs, la Ligue se fait énormément d&rsquo;argent sur les sanctions pécuniaires liées aux cartons. Et que ces sommes devraient résoudre les problèmes à plusieurs niveaux.</p>
<p>Mohamed Béné Barry</p>
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		<title>Carnet de visite médicale : un document pédagogique porté disparu dans nos écoles!</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 09:54:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’enquête sur les infirmeries au sein des établissements scolaires, publiée dans nos colonnes la semaine dernière, nous a permis de mettre le doigt sur certaines insuffisances de la vie scolaire en Guinée. Des constats faits suite à nos échanges avec des acteurs de l’école. L&#8217;un d&#8217;entre eux a particulièrement attiré notre attention. Il s&#8217;agit du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’enquête sur les infirmeries au sein des établissements scolaires, publiée dans nos colonnes la semaine dernière, nous a permis de mettre le doigt sur certaines insuffisances de la vie scolaire en Guinée. Des constats faits suite à nos échanges avec des acteurs de l’école. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux a particulièrement attiré notre attention. Il s&rsquo;agit du carnet de visite médicale. Autrefois incontournable dans les écoles, ce document pédagogique, très peu connu de nos jours, pourrait pourtant être d&rsquo;une grande utilité dans l&rsquo;accompagnement et la prise en charge médicale des élèves.</p>
<p>M. Younoussa Camara, ancient cadre en service à la Direction de l&rsquo;éducation de la ville de Conakry, est celui qui nous avait parlé de ce document dans notre entretien sur les infirmeries scolaires qui n’existent d’ailleurs quasiment pas dans les écoles guinéennes.</p>
<p>Ce document pédagogique, selon M. Camara, devrait être obligatoire dans toutes les écoles, afin de se faire une idée sur la santé, le suivi et les antécédents médicaux des élèves.</p>
<p>Nous sommes retournés voir le cadre pour réceullir plus d&rsquo;informations sur ce fameux carnet de visite.</p>
<p>Il a bien accepté de nous rencontrer pour nous expliquer l&rsquo;importance d&rsquo;un tel document qui ferait office de bulletin de santé pour les élèves.</p>
<p>Pour M. Camara, ce document devrait être obligatoire pour tous les élèves, histoire de permettre aux responsables des établissements scolaires d&rsquo;avoir des avis très précis sur l&rsquo;état de santé de chaque enfant.</p>
<p><strong>Comment définir le carnet de visite?</strong></p>
<p>Le carnet de visite médicale d&rsquo;élève est un document officiel utilisé dans le cadre du suivi médical des élèves en milieu scolaire. Il permet d&rsquo;enregistrer les examens médicaux réalisés à l&rsquo;école ou dans un cadre médical lié à la scolarité.</p>
<p><strong>Responsabilité des Directions d&rsquo;écoles</strong></p>
<p>L&rsquo;école dans sa fonction régalienne de transmetteuse du savoir, de formatrice mais surtout de constructrice, doit aussi se prévaloir d’être garante de la santé de chaque individu. Voilà pourquoi M. Younoussa Camara pense que le sujet sur le carnet de visite devrait être non négociable.</p>
<p>“Le carnet de visite, c&rsquo;est un document sanitaire que chaque direction d&rsquo;école doit fournir, doit chercher, doit intégrer parmi les documents pédagogiques. C&rsquo;est-à-dire que si un enfant tombe malade à l&rsquo;école, au lieu d&rsquo;informer les parents, on lui remet le carnet de visite, et il va avec à l&rsquo;hôpital pour des soins. C&rsquo;est extrêmement important. Parce que le plus souvent, si les écoles travaillent ainsi, quand un enfant tombe malade, ça leur évite de déranger les parents en les faisant venir chercher l&rsquo;enfant à l&rsquo;école. Ça fait partie des responsabilités de la direction de l&rsquo;école”, explique M. Camara.</p>
<p>Par ailleurs, le carnet de visite permet aux cadres de la direction de veiller advantage sur l&rsquo;état de santé des enfants. Grâce donc à ce document, relève-t-il, les enfants ne sont pas en reste, en ce qui concerne leur suivi sanitaire.</p>
<p>“C&rsquo;est un carnet de suivi qui permet à l&rsquo;école de connaître l&rsquo;état de santé de l&rsquo;enfant. Quand l&rsquo;enfant tombe malade, muni de son carnet, on lui prescrit des produits à l’hôpital. Si l&rsquo;école n&rsquo;est pas en mesure de payer l’ordonnance, on fait appel aux parents”, ajoute ce connaisseur de la vie scolaire.</p>
<p>Toutefois, M. Camara regrette que beuacoup de chefs d&rsquo;établissement banalisent ce document. Ce n&rsquo;est pas une obligation, dit-il, mais cela fait partie de leurs prérogatives.</p>
<p><strong>Utile, mais porté disparu dans le milieu scolaire guinéen</strong></p>
<p>Si le carnet de visite existaient sans exception dans toutes les écoles (publiques et privées), M. Camara estime qu’il aurait efficacement servi de moyen de suivi et de maintien des enfants à l&rsquo;école.</p>
<p>“Dans les conditions normales, au niveau de toutes les directions, le carnet de visite médicale doit exister. Ça doit faire partie des documents pédagogiques. Ça prouve que la direction veille beaucoup sur l&rsquo;état de santé des enfants. Ainsi, si l&rsquo;enfant tombe malade, on ne peut pas le laisser partir à la maison. Il permet donc de maintenir l&rsquo;enfant à l’école. Parce qu&rsquo;il y a certains enfants, quand ils se plaignent d’un mal, on leur dit d&rsquo;aller automatiquement à la maison. Et c&rsquo;est pour ne plus revenir après. Alors qu&rsquo;une simple consultation médicale accompagnée de quelques produits lui permettent de mieux se sentir. Du coup, il revient à l’école pour suivre le reste des cours. Donc, il peut continuer, si la maladie n&rsquo;est pas tellement grave. Alors que s&rsquo;il s&rsquo;agit seulement de dire à l&rsquo;enfant d&rsquo;aller à la maison, les parents vont s&rsquo;occuper de toi, il ne revient plus », relève-t-il.</p>
<p>Le carnet de visite existait autrefois, mais malheureusement, la présence de ce document s&rsquo;est effritée avec le temps dans le système scolaire guinéen.</p>
<p>“Pour certains établissements, peut-être, ça existe. Il y a des chefs d&rsquo;établissement qui sont effectivement responsables. Il y a une question de conscience aussi. En tout cas, normalement, ça doit exister”, persiste et signe M. Younoussa Camara, ancien cadre à la Direction de l&rsquo;éducation de la ville de Conakry.</p>
<p><strong>Un lien entre l’école, les parents et l’hôpital</strong></p>
<p>Un médecin que nous avons rencontré, nous a édifié sur ce que devrait être le carnet de visite médicale scolaire et son contenu. Docteur Ibrahima Sory Diallo nous explique : “Ce carnet n&rsquo;est pas trop différent des autres carnets médicaux. Il devrait contenir les informations personnelles des élèves, les motifs des examens médicaux de l&rsquo;enfant, les notes du médecin traitant par exemple, mais aussi les recommandations et les antécédents médicaux de l&rsquo;enfant. Mais cela devrait se faire avec la collaboration des parents, bien entendu”, nous a confié ce professionnel de la santé, en service dans plusieurs structures sanitaires de Conakry.</p>
<p>Dr Ibrahima Sory Diallo assure que ce dossier médical pourrait être d&rsquo;une grande aide dans les rapports entre les parents, les responsables d&rsquo;écoles et les médecins dans le cadre du suivi des enfants.</p>
<p>Comme on le voit, la question du carnet de santé scolaire met à nu l’insuffisance de la prise en compte de la promotion de la santé dans le milieu éducatif guinéen.</p>
<p>Une situation qui devrait interpeller les décideurs afin d’améliorer le cadre de vie scolaire de millions d’enfants de notre pays.</p>
<p>Mohamed Béné Barry</p>
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		<title>Ligue 1 et 2 de football : des compétitions sans ambulances médicalisées</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 11:01:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[S&#8217;il y a bien un détail qui saute aux yeux lorsqu&#8217;on assiste à des matchs du championnat national guinéen de football, c&#8217;est bien l&#8217;absence notoire d&#8217;ambulances médicalisées dans les enceintes. Une triste réalité quand on sait les nombreux drames pouvant survenir lors d&#8217;une rencontre de football. Entre blessures graves, malaises cardiaques, évanouissements, débordements&#8230; les risques [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S&rsquo;il y a bien un détail qui saute aux yeux lorsqu&rsquo;on assiste à des matchs du championnat national guinéen de football, c&rsquo;est bien l&rsquo;absence notoire d&rsquo;ambulances médicalisées dans les enceintes. Une triste réalité quand on sait les nombreux drames pouvant survenir lors d&rsquo;une rencontre de football.</strong></p>
<p>Entre blessures graves, malaises cardiaques, évanouissements, débordements&#8230; les risques sont nombreux. Minimiser ainsi l&rsquo;importance d&rsquo;ambulances médicalisées, dispositif impératif dans la sauvegarde de l&rsquo;intégrité physique des acteurs, relèverait d’une dangereuse prise de risques. Les textes en vigueur qui régissent l&rsquo;organisation des matchs de football au niveau de la Ligue guinéenne de Football professionnel l&rsquo;exigent pourtant. Cela perdure-t-il par manque de rigueur des organisateurs ou faute de moyens ou encore par insuffisance du personnel médical ?</p>
<p>Pour trouver des réponses à ces questions, notre reporter s’est tourné vers la Ligue guinéenne de Football professionnel (LGFP), l&rsquo;instance en charge de l&rsquo;organisation des championnats de première et seconde divisions. Nous avons aussi échangé avec un responsable d’un club de Ligue 1 pour comprendre.</p>
<p><strong>Les clubs manquent de moyens</strong></p>
<p>Un responsable de club qui a souhaité garder l&rsquo;anonymat pointe du doigt une Ligue moins généreuse en matière de subvention.</p>
<p><em>« Nous ne percevons que 40.000.000 GNF par saison. Comment voulez-vous qu&rsquo;on gère le problème d&rsquo;ambulance avec un tel montant ? Par exemple, la Ligue nous retire par exemple beaucoup d&rsquo;argent avec cette histoire de cartons jaunes ou rouges. Ils nous disent qu&rsquo;ils prendront cet argent pour régler le problème d&rsquo;ambulance. Un carton rouge est payé à 1.000.000 GNF”,</em> soutient-il.</p>
<p>Le tissu économique dans lequel évoluent les clubs de l’élite guinéenne n’est pas suffisamment solide pour leur permettre de réunir l’ensemble de la logistique nécessaire à leurs différentes prestations. Faute de moyens et en l’absence d’une véritable organisation de la part de la LGFP, les différents acteurs se contentent de colmater, faisant avec les moyens du bord.</p>
<p><em>« Les clubs n&rsquo;ont pas assez de moyens. Avant, je vous signale que c&rsquo;étaient les clubs qui prenaient en charge la Croix-Rouge, etc. Les petites dépenses surtout. Depuis quelques années, c&rsquo;est la Ligue qui prend cet aspect en charge. Même les agents de la Croix-Rouge, qui vont au secours des joueurs qui sont blessés sur le terrain, leurs frais sont pris en charge par la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT) et la Ligue. Donc, on continuera sur la même lancée pour voir dans quelle mesure la Fédération prendra en charge la question des ambulances médicalisées pendant les marches de championnat »,</em> espère le dirigeant sportif. Qui insiste sur le fait que : ‘’économiquement, nos clubs sont faibles. Pour l&rsquo;instant, il n&rsquo;est pas question de leur faire supporter la charge d’une ambulance », tranche notre interlocuteur.</p>
<p><strong>La solution viendrait de la FEGUIFOOT</strong></p>
<p>Ce quasi-désert médical dans les stades guinéens est palpable. Lucien Beindou Guilao, Président de la LGFP, bien conscient de la pertinence du sujet, explique comment nous en sommes arrivés-là. Il assure que des mesures ont déjà été prises par les décideurs pour y remédier.</p>
<p><em>« Ce que je peux vous dire, c&rsquo;est que la FEGUIFOOT nous a déjà instruit de voir dans quelle mesure on pourrait mettre des ambulances dans les stades lors des matches. Parce que c&rsquo;est quand même un facteur très important et pour l&rsquo;athlète, comme vous l&rsquo;avez dit, et pour le public en cas de problème. Donc, cette instruction nous a été donnée. Cela veut dire que la question a été étudiée par la Fédération. On était sur le mode opératoire. La Fédération a quand même souhaité que l&rsquo;Association des médecins sportifs soit impliquée. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on est en train de faire »,</em> explique M. Guilao.</p>
<p>Le président de la LGFP se fait d’ailleurs plus précis sur l’acquisition de ces ambulances.<em> « Je peux vous dire qu&rsquo;à partir des matches retours, la première journée des matches retours, il y aura des ambulances sur les stades pour les matches de ligue. On le fera aussi pour la Ligue 2, parce que c&rsquo;est quand même des êtres humains qui jouent. On essaiera de le faire aussi pour la Coupe de la ligue »,</em> assure-t-il.</p>
<p><strong>Les hôpitaux publics mis à contribution ?</strong></p>
<p>Même si des ambulances étaient rendues disponibles pour les différentes rencontres de Ligue 1 et 2, il faudra résoudre l’équation des opérateurs que sont les médecins spécialisés dans le domaine du sport.</p>
<p><em>« L&rsquo;autre aspect, dans le mode opératoire, ce n&rsquo;est pas que nous allons acheter ou louer des ambulances. Il y a des ambulances un peu partout dans les hôpitaux aujourd&rsquo;hui. Si le match se joue à Kamsar, l&rsquo;hôpital de Kamsar met à disposition l&rsquo;ambulance. Si ça se joue à Kaloum, il y a un hôpital. Il y a les sapeurs-pompiers qui ont des ambulances. De ce côté, on peut trouver sept ambulances. Donc, il y a des hôpitaux à Kamsar, il y en à Kankan, à Conakry, il y a l&rsquo;hôpital sino-guinéen, Donka, Ignace Deen. Il y a les sapeurs-pompiers, qui ont des ambulances »,</em> insiste l’ancien international du football guinéen. Qui précise que ce manque d’ambulances dans les stades de football est lié à leur coût d’acquisition.</p>
<p>En attendant la concrétisation de cette promesse, les footballeurs professionnels locaux et leurs supporteurs sont livrés à eux-mêmes. En cas d’incidents sur le terrain ou dans les tribunes, le pire est à craindre. Faute d’équipements de réanimation et de moyens de transport adéquats et rapides vers une structure sanitaire.</p>
<p>Par ailleurs, se pose avec acuité les questions du nombre et la qualification des médecins sportifs en Guinée.</p>
<p>Les yeux sont rivés désormais sur les matchs retours pour voir les premières ambulances médicalisées dans les stades des Ligues 1 et 2.</p>
<p>Mohamed Béné Barry</p>
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		<title>Rareté du poisson : La mer et le marché vidés par des bateaux asiatiques et miniers (Enquête)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 21:54:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En ce mois de Ramadan, doublé du Carême chrétien, le poisson se fait de plus en plus rare dans les marchés. Une situation pénible pour les petites mains de la filière, mais surtout pour le panier de la ménagère. Les facteurs environnementaux ou économiques sont avancés comme principales causes de cette rareté du poisson. Quelques [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En ce mois de Ramadan, doublé du Carême chrétien, le poisson se fait de plus en plus rare dans les marchés. Une situation pénible pour les petites mains de la filière, mais surtout pour le panier de la ménagère. Les facteurs environnementaux ou économiques sont avancés comme principales causes de cette rareté du poisson. Quelques professionnels du milieu, très inquiets, ne savent plus à quel saint se vouer.</strong></p>
<p>Afin de mieux cerner les contours de cette crise, nous avons interrogé certains acteurs du milieu. Première étape de cette immersion, la commune de Dixinn, au port de pêche artisanale de Landreah, l&rsquo;un des plus importants de la ville de Conakry. Sur les lieux, des pêcheurs, assis sous une baraque, à l&rsquo;abri d&rsquo;un soleil caniculaire, s&rsquo;occupent comme ils le peuvent. Pas besoin d&rsquo;observer longtemps pour comprendre que les activités sont au ralenti.</p>
<p>Le temps semble figé à cet endroit où filets de pêche, pirogues endommagées et tas d&rsquo;ordures cohabitent.</p>
<p>Nous approchons l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, Kamodou Touré, qui ne s&rsquo;est pas fait prier pour expliquer la situation de son secteur d&rsquo;activité. Sur un ton défaitiste, son constat rime avec amertume. Au port de Landreah, c&rsquo;est la pénitence pendant ce mois saint.</p>
<p><em>« C&rsquo;est très difficile en ce moment, depuis le début du Ramadan, nous n&rsquo;avons pas de poisson de qualité. Le poisson qu&rsquo;on pêche est très petit. Seulement, ces deux derniers jours, nous avons observé une légère amélioration. Nos pirogues sont endommagées depuis le début du Ramadan. Ce sont ces pirogues que vous voyez là. La vérité, il n&rsquo;y a pas de poisson. S&rsquo;ils peuvent nous aider, qu&rsquo;ils le fassent. Depuis le début du Ramadan, c&rsquo;est compliqué. Tu paies 20 litres de carburant, tu reviens avec deux casiers de poisson qui coûtent chacun 70.000 GNF, je vous laisse imaginer la suite”,</em> se lamente le pêcheur.</p>
<p>D’ailleurs, le constat de Kamodou sur cette rareté ne remonte pas seulement au début du ramadan ou du carême. Depuis plusieurs mois déjà, la mer se montre moins généreuse.</p>
<p><em>“Le Ramadan n&rsquo;est pas une exception, le poisson se fait rare depuis plusieurs mois. On ne trouve que du bonga (poisson ethmalose) de temps en temps, les autres espèces sont introuvables depuis de nombreux mois. Un sac de bonga est vendu entre 70.000 GNF et 80.000GNF, le prix varie selon la taille du poisson. Mais en ces temps, ils sont tellement petits qu&rsquo;on ne peut les vendre qu&rsquo;à ce prix »,</em> explique-t-il.</p>
<p><strong>« Les autorités doivent davantage réguler ce secteur »</strong></p>
<p>En plein entretien avec Kamodou finir, nous sommes soudain interpellés par le chef du port, connu sous le sobriquet de “Abou Chinois”, qui en avait apparemment gros sur le cœur. <em>« Je suis dans le milieu de la pêche depuis des décennies. Quand vous venez ici, il faut nous donner la parole. En réalité, il n&rsquo;y a plus de poisson dans nos eaux, il faut un repos biologique de longue durée à nos eaux. Les autorités doivent réguler ce secteur. C&rsquo;est la pagaille totale. Sous d&rsquo;autres cieux, les décideurs ont pris leur responsabilité, on devrait s&rsquo;en inspirer en Guinée »</em>, conseille le sexagénaire.</p>
<p>Au marché Avaria, les étals de poisson, autrefois très diversifiés, sont quasi vides. M&rsquo;mahawa Yansané, vendeuse de poisson, nous a livré son amertume. <em>« La situation est très difficile. Les clients pensent que nous inventons les prix, alors que ce n&rsquo;est pas le cas. Là où nous prenons le poisson, les prix ont flambé et on donne le poisson par affinité. Cela fait que les rares clients que nous avons ne gagnent plus le poisson avec nous »,</em> déplore-t-elle.</p>
<p><em>« Si le gouvernement ne nous aide pas, je ne vois pas comment on aura du poisson dans nos assiettes. Les femmes souffrent »,</em> ajoute sa voisine Hadja Camara.</p>
<p><strong>Une mer surexploitée par les bateaux chinois et coréens</strong></p>
<p>Notre périple nous a aussi conduit à la rencontre de Fodé Idrissa Kallo, secrétaire chargé des affaires extérieures, de la communication et de l&rsquo;information de la Fédération nationale des pêcheurs artisans de Guinée. Sur la disponibilité du poisson, M. Kallo donne des détails précis. Pour lui, les espèces très prisées manquent sur les marchés, et cette situation amène les gens à penser qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de poisson.</p>
<p><em>« Oui, le poisson est disponible dans les différents marchés. Mais vous savez, l&rsquo;affaire du poisson est catégorisée. Le poisson le plus disponible, qui est la sardinelle, qu&rsquo;on appelle communément « Sèri » est disponible dans tous les marchés. Et vous savez, c&rsquo;est un poisson qui contient de l&rsquo;oméga. On est habitué aux poissons des berceaux que sont: le sinapa, le kessi-kessi, le bologui&#8230; que tout le monde veut dans son assiette. Donc quand ils manquent, les gens disent qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de poisson. On rejette les autres espèces, en disant que ce ne sont pas de bons poissons. Et pourtant, ce sont de bons poissons, et ce sont des poissons qui sont même recommandés pour notre santé”,</em> tente-t-il de nuancer.</p>
<p>Toutefois, M. Kallo admet que les Guinéens ont des raisons de se plaindre. <em>“Il faut comprendre aujourd&rsquo;hui que compte-tenu de beaucoup de facteurs, il y a un manque de ces poissons qui sont beaucoup demandés. Il faut comprendre que ces poissons sont des espèces de berceaux. Il y a des pélagiques, qui sont des poissons de surface. Ce sont des poissons qui vivent sur la surface de l&rsquo;eau. Les berceaux sont des poissons de fond. Pas tellement au fond, mais au milieu. Au milieu, ce sont des berceaux. Ce sont des poissons qui vivent là. Les céphalopodiers et les crustacés qui sont juste au fond de la mer, il y a une pression qu&rsquo;on exerce sur ces poissons. Depuis la fin de la coopération avec l&rsquo;Union européenne, la mer a été récupérée par les Coréens et les Chinois qui procèdent à une surexploitation des ressources. C&rsquo;est un gros problème »,</em> a-t-il révélé.</p>
<p><strong>La pêche artisanale dans les filets coréens</strong></p>
<p>Quant à la rareté des espèces, plusieurs facteurs l&rsquo;expliquent, selon Fodé Idrissa Kallo.</p>
<p><em>« L&rsquo;élaboration du Code de la pêche maritime a dû réglementer et définir certains types de pêche ou des zones de pêche. Donc, ces zones de pêche ont fait que ces navires-là ne peuvent plus opérer et ont fini par quitter. Ces navires coréens ont complètement quitté les eaux guinéennes. Vous ne voyez que des navires chinois qui sont là, et ces Coréens-là se sont convertis maintenant en société de pêche artisanale. Conscients que la pêche artisanale n&rsquo;est pas interdite sur les côtes, ils sont venus doter des pêcheurs artisans de filets, de moteurs hors-bords pour que ces pêcheurs-là travaillent pour eux. En contrepartie, ils achètent ce poisson pour l&rsquo;exporter vers l&rsquo;Asie. Ce phénomène continue jusqu&rsquo;à maintenant. Ça fait que la rareté du poisson se fait sentir »,</em> a-t-il fait constater.</p>
<p><strong>Les bateaux miniers également pointés…</strong></p>
<p>La crise trouve également ses causes dans la dégradation de l’environnement. <em>« Il y a le phénomène du changement climatique aussi. Ça joue sur les lieux de reproduction de certaines espèces. Si tel poisson devait se reproduire au mois de mars et avril, les miniers avec leurs barques polluent la partie, le poisson s&rsquo;éloigne de la zone, il ne peut plus se reproduire au moment où il devait le faire. Donc quand il ne se reproduit pas à ce moment-là, le cycle est retardé. Le retard fait qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas vraiment assez de poisson »,</em> explique-t-il.</p>
<p>S’agissant du repos biologique suggéré par certains pêcheurs, il est appliqué depuis des années, selon Fodé Idrissa Kallo. Chaque année en effet, le ministère de la Pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime, ordonne une suspension de toute activité de pêche industrielle et semi-industrielle dans les eaux maritimes guinéennes, durant deux mois, afin de favoriser la reproduction des poissons et la survie des espèces.</p>
<p><em>« Ces deux mois d&rsquo;interdiction de pêche ne concernent que les navires semi-industriels et industriels. Ils ne pêchent pas durant tous les deux mois. Le nombre de pirogues de pêche artisanale n&rsquo;a pas atteint les 10.000, nous sommes à 7.000. Donc, on ne peut pas dire que la pêche artisanale est en train d&rsquo;exercer de fortes pressions sur les ressources. C&rsquo;est pour cela que la pêche artisanale ne fait pas partie du repos biologique. Seuls les navires semi-industriels et industriels sont interdits »</em>, précise-t-il.</p>
<p>La variation des prix sur le marché est très peu comprise par les consommateurs, mais une raison explique ce phénomène.</p>
<p><strong>« Nulle part on ne peut maîtriser le prix du poisson »</strong></p>
<p><em>« Il faut comprendre que dans le monde entier, le prix qu&rsquo;on ne peut pas maîtriser, c&rsquo;est celui du poisson. On peut maîtriser tous les autres prix de denrées de consommation, pour le poisson, ce n&rsquo;est pas possible. Vous savez, quand l&rsquo;offre est supérieure à la demande, les prix varient. Vous pouvez trouver le prix du poisson par exemple aujourd&rsquo;hui à 10.000 GNF, le lendemain vous le trouvez à 7.000, à 5.000. Dans d&rsquo;autres pays, c&rsquo;est la vente aux enchères, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle la vente à la criée.</em></p>
<p><em>Dans d&rsquo;autres pays également, comme au Maroc, quand vous venez, les armateurs sont là et les vendeurs aussi sont là. On dit tel poisson est disponible. Si c&rsquo;est beaucoup pêché, le prix diminue », rapporte-t-il.</em></p>
<p><em>Malgré toutes ces explications, le constat reste implacable. « Il faut reconnaître que le poisson n&rsquo;est abondant dans nos eaux. Il y a beaucoup de phénomènes aujourd&rsquo;hui qui ne favorisent pas la reproduction des poissons »,</em> a -t-il concédé, en conclusion.</p>
<p>Autant dire qu’il faudra une forte implication des autorités pour trouver des solutions à la rareté du poisson dans les eaux guinéennes. Avec un littoral de plus de 360 kilomètres, la Guinée pourrait ne pas être à l&rsquo;abri de l&rsquo;importation de poissons et de fruits de mer.</p>
<p>Mohamed Béné Barry</p>
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