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	<title>Opinions &#8211; Allure Info</title>
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	<title>Opinions &#8211; Allure Info</title>
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		<title>Corrélation entre la baisse du taux directeur de 9,5 % de la BCRG et le Programme Simandou 2040 (Tribune)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/04/02/correlation-entre-la-baisse-du-taux-directeur-de-95-de-la-bcrg-et-le-programme-simandou-2040-tribune/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 15:13:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sous le leadership du Chef de l’État, Son Excellence M. Mamadi Doumbouya, le Programme Simandou 2040 a été mis en place à travers le Comité stratégique de Simandou afin d’accélérer le développement et de renforcer la souveraineté économique de la Guinée. Dans ce cadre, le 30 mars 2026, le Comité de politique monétaire de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le leadership du Chef de l’État, Son Excellence M. Mamadi Doumbouya, le Programme Simandou 2040 a été mis en place à travers le Comité stratégique de Simandou afin d’accélérer le développement et de renforcer la souveraineté économique de la Guinée.</p>
<p>Dans ce cadre, le 30 mars 2026, le Comité de politique monétaire de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a ajusté ses conditions monétaires afin de mieux stimuler l’activité économique et soutenir la croissance du pays. À cet effet, le taux directeur a été ramené à 9,5 %.</p>
<p>Cette baisse du taux directeur a un impact positif sur les projets miniers en République de Guinée, qui constituent, d’une part, des leviers importants (notamment le projet miner Simandou), pour le financement du Programme Simandou 2040.</p>
<p>Dans le cadre des projets miniers, cet impact peut être observé à trois niveaux.</p>
<p>Premièrement, au niveau de la modélisation économique, financière et fiscale des projets miniers. Entre 2021 et 2026, le taux directeur de la BCRG est passé de 12,5 % à 9,5 %. Cette baisse considérable du taux directeur implique une révision du taux d’actualisation utilisé dans les modèles financiers. Ce nouveau taux aura un impact sur les flux futurs de trésorerie, la valeur actuelle nette (VAN), le taux de rentabilité interne (TRI) ainsi que le délai de récupération de l’investissement, qui sont des indicateurs clés d’aide à la prise de décision permettant d’évaluer la rentabilité d’un projet minier.</p>
<p>Deuxièmement, en ce qui concerne le mode de financement des projets miniers. Celui-ci repose généralement sur un model économique composé d’environ 30 % de capitaux propres et 70 % d’emprunts. La baisse du taux directeur de la BCRG entraîne une diminution des taux d’intérêt des prêts bancaires, même si une grande partie de ces financements provient d’institutions financières internationales. En conséquence, les conditions d’investissement deviennent plus favorables et les projets miniers gagnent en rentabilité.</p>
<p>Troisièmement, à mesure que les projets miniers deviennent plus rentables, les revenus miniers de l’État augmentent. Cette dynamique contribue à faciliter le financement du Programme Simandou 2040.</p>
<p>En résumé, cette mesure constitue une avancée significative, en ce qu’elle soutient l’activité économique, stimule la croissance et contribue, à terme, au financement du Programme Simandou 2040 par l’accroissement des recettes de l’État.</p>
<p><strong>Ibrahima Kalil Keita </strong><br />
<strong>DG des Projets Miniers</strong></p>
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		<title>La Guinée peut-elle transformer ses ressources en innovation et en croissance durable ?</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/03/29/la-guinee-peut-elle-transformer-ses-ressources-en-innovation-et-en-croissance-durable/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 21:38:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par Dr. Boubacar Diallo La Déclaration de politique générale présentée le 25 mars 2026 par le Premier ministre Amadou Oury Bah marque un tournant décisif dans l’histoire économique de la Guinée. En annonçant un programme d’investissement de 330 milliards de dollars, structuré autour de 122 mégaprojets et visant une croissance moyenne de 10,3 %, le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Dr. Boubacar Diallo</p>
<p>La Déclaration de politique générale présentée le 25 mars 2026 par le Premier ministre Amadou Oury Bah marque un tournant décisif dans l’histoire économique de la Guinée. En annonçant un programme d’investissement de 330 milliards de dollars, structuré autour de 122 mégaprojets et visant une croissance moyenne de 10,3 %, le gouvernement pose les bases d’une transformation économique ambitieuse. Mais l’histoire économique nous enseigne une chose essentielle: l’investissement ne suffit pas. Ce qui fait la différence entre les pays qui réussissent et ceux qui stagnent, c’est leur capacité à transformer ces investissements en innovation, en productivité et en changement structurel.</p>
<p>Les modèles de croissance schumpétériens développés par Aghion et Howitt, récemment récompensés par le prix Nobel d’économie 2025 pour leurs travaux sur la destruction créatrice et la croissance tirée par l’innovation, offrent un cadre particulièrement pertinent pour analyser cette transformation. Ces modèles montrent que la croissance repose fondamentalement sur l’innovation, entendue non seulement comme invention, mais aussi comme imitation, adaptation et diffusion des technologies. Pour un pays comme le nôtre, cette distinction est fondamentale. L’innovation passera d’abord par l’apprentissage, par la capacité à importer des technologies, à les maîtriser et à les améliorer.</p>
<p>Mes travaux s’inscrivent dans cette tradition en mettant l’accent sur un élément souvent sous-estimé: le rôle du système bancaire. Même avec des ressources abondantes et une vision stratégique, la croissance reste limitée si le financement ne parvient pas aux secteurs productifs. Cela peut être résumé par une équation simple illustrant mes projets de recherche: g = F(T, H) − φ(B). La croissance dépend positivement de la technologie (T) et du capital humain (H), mais elle est freinée par les frictions bancaires (B). Ces frictions incluent le coût du crédit, les contraintes de liquidité, la mauvaise allocation du capital et l’accès limité au financement.</p>
<p>Cette analyse prend tout son sens dans le contexte actuel de tensions de liquidité. La rareté du cash observée dans notre pays ne doit pas être perçue comme un simple problème conjoncturel. Elle révèle des limites structurelles de tout le système financier du pays qui freinent l’investissement et l’innovation. Une économie peut disposer de projets ambitieux, mais sans un système financier efficace, ces projets restent partiellement réalisés ou inefficaces.</p>
<p>Mais au-delà des dynamiques internes, il est essentiel de considérer le contexte international. La guerre actuelle au Moyen-Orient a mis en évidence la fragilité et la dimension stratégique des chaînes de valeur industrielles. Les attaques visant des installations liées à l’aluminium à Bahreïn et aux Émirats arabes unis ont montré que les infrastructures de transformation sont aujourd’hui au cœur des enjeux économiques mondiaux. Ce ne sont plus seulement les ressources qui comptent, mais la capacité à les transformer. Ce contexte géopolitique renforce une conclusion essentielle. Les pays qui transforment leurs ressources deviennent des acteurs centraux de l’économie mondiale. Ils captent la valeur ajoutée, accumulent du savoir-faire et renforcent leur souveraineté économique. À l’inverse, les pays qui exportent des matières premières brutes restent dépendants et vulnérables.</p>
<p>La Guinée, premier exportateur mondial de bauxite et dotée d’importantes réserves de fer, a aujourd’hui les moyens de changer de position dans la chaine de valeur mondiale. Elle peut saisir cette opportunité pour devenir un acteur incontournable de la production d’aluminium, plutôt que de se contenter d’exporter uniquement de la bauxite. Continuer à exporter des ressources brutes ou investir dans leur transformation. La construction de raffineries et d’unités industrielles n’est pas seulement une option économique mais plutôt une nécessité stratégique. Comme le rappellent souvent les économistes, «never let a crisis go to waste», c’est-à-dire les périodes d’instabilité mondiale peuvent être aussi des moments d’accélération stratégique. Pour la Guinée, cela signifie transformer cette crise en levier, investir dans la transformation industrielle et s’inscrire durablement dans les segments à plus forte valeur ajoutée de l’économie mondiale. Ainsi, transformer localement signifie apprendre, former, innover et créer un tissu industriel.</p>
<p>Dans ce contexte, les ambitions du programme Simandou 2040, telles que formulées par le Premier ministre – ne pourront se concrétiser que si le système bancaire est en mesure d’accompagner cette transformation. Les investissements massifs dans les infrastructures, les mines et l’industrie doivent être relayés par un financement efficace de l’économie réelle.</p>
<p>Le transfert de technologie doit ainsi devenir un pilier central de la stratégie de développement. Les projets miniers doivent être conçus comme des plateformes d’apprentissage industriel. Il s’agit de favoriser le contenu local, de développer des compétences nationales et d’encourager l’apprentissage par la pratique.</p>
<p>La construction de raffineries et d’unités de transformation locale constitue à cet égard un levier stratégique majeur. Elle permet de capter davantage de valeur ajoutée, de créer des emplois qualifiés et de générer des externalités technologiques. Dans une perspective schumpétérienne, ces activités deviennent des moteurs de croissance en favorisant l’émergence de nouveaux secteurs et en renforçant les capacités productives de l’économie.</p>
<p>Cependant, ces transformations ne seront possibles qu’avec un investissement massif dans l’éducation. Former des ingénieurs, des techniciens et des entrepreneurs est indispensable pour absorber les technologies et les adapter au contexte local. Le capital humain est le véritable moteur de la croissance.</p>
<p>Le système bancaire doit accompagner cette transformation. Il doit être capable de financer les projets innovants, de soutenir les petites et moyennes entreprises PME et de faciliter l’accès au crédit. Cela implique de renforcer les banques domestiques, d’améliorer la gestion de la liquidité et d’orienter le crédit vers les secteurs productifs.</p>
<p>Dans une perspective schumpétérienne, ces activités jouent un rôle central. Raffiner, produire et transformer permettent de générer des externalités technologiques, de diffuser les compétences et de stimuler l’innovation. Autrement dit, l’industrialisation devient un moteur direct de croissance.</p>
<p>Par ailleurs, cette transformation repose sur un second pilier qui est l’éducation. Sans capital humain qualifié, le transfert de technologie restera limité. Former des ingénieurs, des techniciens et des entrepreneurs est indispensable. Le capital humain est le lien entre technologie et croissance. Le troisième pilier est le système bancaire. Il doit être capable de financer les entreprises locales, les projets industriels et les initiatives innovantes. Sans cela, la transformation restera incomplète.</p>
<p>Sur les trois prochaines années, la Guinée doit suivre une trajectoire claire. Premièrement, stabiliser la liquidité et renforcer le système bancaire. Deuxièmement, organiser le transfert de technologie autour des grands projets. Troisièmement, lancer des unités de transformation locale, notamment dans la bauxite et le fer. Quatrièmement, investir massivement dans l’éducation technique. Enfin, assurer une coordination forte des politiques macroéconomiques et publiques.</p>
<p>En tant que Guinéen et chercheur, je suis convaincu que notre pays dispose aujourd’hui d’une opportunité historique. Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et économiques, rester un simple exportateur de matières premières n’est plus viable. La transformation industrielle est la clé. La Guinée ne doit pas seulement exploiter ses ressources mais elle doit plutôt les transformer.</p>
<p>Bibliographie</p>
<p>Boubacar Diallo, Ph.D</p>
<p>Email : boubacars.diallo08@gmail.com</p>
<p>Le contenu de cette note reflète uniquement l’analyse et des opinions de l’auteur. Les opinions exprimées ne représentent pas nécessairement celles de ses employeurs passés ou présents, ni celles des institutions auxquelles il est ou a été affilié.</p>
<p>https://scholar.google.com/citations?user=zDHsSMUAAAAJ&#038;hl=en</p>
<p>https://www.researchgate.net/profile/Boubacar-Diallo-2</p>
<p>https://sites.google.com/site/boubacardialloeconomist/curriculum-vitae</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pXrM2ai46g"><p><a href="https://gouvernement.gov.gn/cnt-le-premier-ministre-amadou-oury-bah-presente-les-grands-axes-de-la-politique-generale-du-gouvernement/">CNT : le Premier Ministre Amadou Oury Bah présente les grands axes de la Politique Générale du Gouvernement</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« CNT : le Premier Ministre Amadou Oury Bah présente les grands axes de la Politique Générale du Gouvernement » &#8212; GOUV" src="https://gouvernement.gov.gn/cnt-le-premier-ministre-amadou-oury-bah-presente-les-grands-axes-de-la-politique-generale-du-gouvernement/embed/#?secret=cpwT7N2NpF#?secret=pXrM2ai46g" data-secret="pXrM2ai46g" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>Aghion, P. and Howitt, P. (1992). Growth through Creative Destruction. Econometrica, 60(2), 323-351.https://www.jstor.org/stable/2951599</p>
<p>https://www.nobelprize.org/uploads/2025/10/press-economicsciences2025-1.pdf</p>
<p>Diallo, B. and Koch, W. (2018). Bank concentration and Schumpeterian Growth: Theory and International Evidence. The Review of Economics and Statistics, 100(3), 489-501.https://direct.mit.edu/rest/article-abstract/100/3/489/58463/Bank-Concentration-and-Schumpeterian-Growth-Theory</p>
<p>Diallo, B. and Al-Titi, O. (2017). Local growth and access to credit. Journal of Macroeconomics, 54(B), 410-423.https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0164070416301094</p>
<p>https://www.reuters.com/world/middle-east/emirates-global-aluminium-reports-significant-damage-iranian-strikes-2026-03-28/</p>
<p>https://www.bbc.com/news/articles/cp86yrq5jy7o</p>
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		<title>Soutien à Macky Sall pour le Secrétariat général de l’ONU (Déclaration de Mouctar Diallo)</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:40:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans un contexte international caractérisé par une crise de confiance à l’égard du multilatéralisme et par l’intensification des tensions géopolitiques, le choix du prochain Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) revêt une importance décisive pour l’avenir de la gouvernance mondiale, la consolidation de la paix et la promotion du développement durable. À cet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un contexte international caractérisé par une crise de confiance à l’égard du multilatéralisme et par l’intensification des tensions géopolitiques, le choix du prochain Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) revêt une importance décisive pour l’avenir de la gouvernance mondiale, la consolidation de la paix et la promotion du développement durable.</p>
<p>À cet égard, la candidature de Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, s’impose avec une pertinence particulière.</p>
<p>L’œuvre de Macky Sall à la tête du Sénégal témoigne de sa capacité à préserver la stabilité institutionnelle dans un contexte de tensions, tout en promouvant le dialogue et la médiation pour prévenir et résoudre les crises. Elle s’est également traduite par la mise en œuvre d’une transformation économique ambitieuse à travers le Plan Sénégal Émergent (PSE), accompagnée d’avancées significatives en matière de développement durable.</p>
<p>En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA), il a joué un rôle actif et clairvoyant dans la gestion des situations sensibles sur le continent, ainsi que dans l’accompagnement des transitions politiques, en privilégiant le dialogue. Il a également porté la voix de l’Afrique au plus haut niveau international, notamment dans le contexte de la crise alimentaire mondiale, en menant des initiatives diplomatiques déterminantes qui ont permis de sécuriser l’approvisionnement du continent en céréales et d’atténuer les effets des tensions internationales sur les économies africaines.</p>
<p>Son engagement constant en faveur d’une gouvernance mondiale plus équitable et d’une réponse plus juste aux grands enjeux contemporains a renforcé sa stature de leader global. Il a joué un rôle de premier plan dans les discussions internationales menées à Paris dans le cadre du Pacte de Paris pour les peuples et la planète (4P), dont il fut l’Envoyé spécial, plaidant pour des réformes de la gouvernance financière mondiale. Reconnu mondialement pour son attachement au dialogue des cultures et des civilisations, ainsi que pour son action en faveur de la paix et de la sécurité, il a reçu plusieurs distinctions nationales, internationales et académiques qui attestent de son esprit d’ouverture et de fraternité humaine.</p>
<p>Sa capacité à fédérer, à concilier des intérêts divergents et à promouvoir une approche inclusive constitue un atout décisif pour renforcer l’efficacité et la légitimité de l’ONU. À l’heure où le monde doit non seulement gérer les crises et les prévenir, mais aussi restaurer la confiance entre les nations et redonner sens à l’action collective, son profil répond pleinement aux exigences du moment.</p>
<p>Sa candidature porte également une ambition plus large : celle d’un rééquilibrage de la gouvernance mondiale, d’une meilleure prise en compte des réalités du Sud et d’une participation accrue de l’Afrique à la conduite des affaires du monde &#8211; non pas en périphérie, mais au cœur des décisions et de leur mise en œuvre.</p>
<p>Soutenir cette candidature, c’est faire le choix résolu d’un leadership expérimenté, lucide, visionnaire et rassembleur, capable de promouvoir la paix et d’accompagner les transitions nécessaires vers un développement durable.</p>
<p>C’est pourquoi je soutiens cette candidature et j’en appelle aux Africains, ainsi qu’à tous les citoyens du monde attachés à un ordre international plus juste, équilibré, pacifique et durable, afin qu’ils lui expriment leur appui et encouragent les États membres des Nations Unies à lui accorder leur confiance, dans l’intérêt supérieur de l’humanité et des générations futures.</p>
<p>Dr Mamadou Mouctar Diallo</p>
<p>Directeur général du cabinet AfriThink Solutions</p>
<p>Ancien Ministre &#8211; Ancien Député de Guinée</p>
<p>Acteur engagé pour l’Afrique et le multilatéralisme</p>
<p>mouctardiallo75@gmail.com</p>
<p>Washington, le 24 mars 2026</p>
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		<title>La Guinée à la croisée des chemins : prévenir la menace djihadiste par la gouvernance et la cohésion (Tribune)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/03/23/la-guinee-a-la-croisee-des-chemins-prevenir-la-menace-djihadiste-par-la-gouvernance-et-la-cohesion-tribune/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 15:58:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cette analyse est le fruit de mes recherches approfondies sur les questions sécuritaires en Guinée, menées avec rigueur depuis de nombreuses années. Fort d’une expertise acquise par l’observation constante des dynamiques de terrain et l’étude des risques transfrontaliers, j’ai développé une veille stratégique pointue sur l’évolution de la menace djihadiste dans notre pays. Cette connaissance [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette analyse est le fruit de mes recherches approfondies sur les questions sécuritaires en Guinée, menées avec rigueur depuis de nombreuses années. Fort d’une expertise acquise par l’observation constante des dynamiques de terrain et l’étude des risques transfrontaliers, j’ai développé une veille stratégique pointue sur l’évolution de la menace djihadiste dans notre pays.</p>
<p>Cette connaissance intime des vulnérabilités nationales me permet aujourd’hui d’identifier des signaux que seule une analyse de longue durée peut révéler. C’est dans cette perspective que je poursuis mon engagement de vigie, en alertant sans relâche les autorités guinéennes sur les mutations de ce péril afin d’anticiper toute déstabilisation majeure. Grâce à une méthodologie rigoureuse de collecte de données et une analyse pointue des signaux faibles, je scrute sans relâche l’évolution de la menace djihadiste sur le territoire guinéen. Cette expertise technique, nourrie par une présence analytique constante, me permet aujourd’hui de dresser un diagnostic précis des vulnérabilités nationales. Dans cette optique, la présente analyse s’inscrit dans la continuité de mes efforts de veille, visant à interpeller une nouvelle fois les instances décisionnelles sur l’urgence des enjeux identifiés.</p>
<p>La pertinence de cette étude repose sur une méthodologie d’investigation multicritère, éprouvée au fil de ma carrière de chercheur. Mon approche combine des observations directes et des entretiens qualitatifs menés dans les zones de vulnérabilité, notamment aux frontières ; une observation des modes opératoires des groupes extrémistes dans la sous-région ; l’étude comparée des rapports de sécurité officiels, des flux de populations et des dynamiques socio-économiques locales. Ce croisement de données me permet de produire un diagnostic indépendant, exempt de biais, et de documenter avec précision la montée des risques.<br />
Les indicateurs recueillis au cours de mes années de recherche confirment que la menace djihadiste en Guinée exige désormais une réponse à la hauteur des enjeux identifiés.</p>
<p>En tant qu’expert, je n’ai cessé d’interpeller les décideurs et de multiplier les notes d’alerte auprès des autorités sous régionales, notamment de la CEDEAO, pour signaler l’imminence des dangers. Mon travail ne se limite pas à une observation passive, mais constitue un plaidoyer sécuritaire fondé sur des années de documentation et d’analyse de données probantes. Il est désormais impératif que ces avertissements répétés soient pris en compte avec le sérieux qu’impose la situation, afin que la protection de l’intégrité du territoire et de ses populations devienne une priorité absolue face à l’expansion de l’extrémisme violent dans la sous-région.</p>
<p>L’annonce par le parquet de Kankan du démantèlement d’une cellule du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) dans les préfectures de Siguiri, Kankan et Mandiana marque un tournant sécuritaire majeur pour la Guinée. Longtemps épargnée par la contagion terroriste qui frappe ses voisins du Sahel, la République de Guinée fait désormais face à une tentative d’implantation concrète sur son sol. Cette menace, située à la charnière de la Haute-Guinée et du Mali, résulte d’une stratégie d’expansion délibérée des groupes armés non étatiques, exploitant des vulnérabilités locales pour déstabiliser l’un des derniers verrous de stabilité en Afrique de l’Ouest.</p>
<p>L’infiltration de ces cellules dormantes s’explique d’abord par des facteurs géographiques et économiques critiques. La porosité de la frontière avec le Sud du Mali, où l’activité djihadiste s’est intensifiée ces derniers mois, permet une circulation fluide des combattants et du matériel.</p>
<p>Plus spécifiquement, la zone de Siguiri, riche en ressources aurifères, constitue un pôle d’attraction stratégique. Pour les groupes terroristes, le contrôle ou le racket des sites d’orpaillage clandestins offre une source de financement autonome et un vivier de recrutement parmi une jeunesse marginalisée, souvent en quête de protection ou de revenus. Ce processus d’ancrage est facilité par un sentiment d’abandon dans certaines localités reculées, où le déficit de services publics laisse le champ libre aux discours radicaux qui se présentent comme une forme de justice alternative.</p>
<p>Les risques liés à cette « importation » du terrorisme sont multiples et menacent les fondements mêmes de la nation. Sur le plan sécuritaire, la présence de cellules actives fait peser la menace d’attaques asymétriques contre les symboles de l’autorité de l’État, tels que les postes de douane ou de gendarmerie, ainsi que l’usage d’engins explosifs improvisés sur les axes routiers. Au-delà de l’aspect militaire, c’est la cohésion sociale qui est en péril car, l’insécurité chronique pourrait provoquer des déplacements massifs de populations vers les centres urbains et exacerber les tensions intercommunautaires. Enfin, l’instabilité dans les zones minières risque de freiner durablement les investissements étrangers, essentiels à l’économie nationale, en transformant des zones de production en zones de conflit.</p>
<p>La découverte de cette cellule dormante confirme que la menace terroriste en Guinée n’est plus une hypothèse, mais une réalité opérationnelle. Si la réponse militaire reste indispensable pour verrouiller les frontières, elle ne pourra suffire sans une stratégie de résilience plus large. La lutte contre l’extrémisme en Guinée passera nécessairement par le renforcement de la présence de l’État dans les zones périphériques, une gestion équitable des ressources minières et une collaboration étroite entre les forces de défense et les populations civiles. Bien que l’État guinéen ait intensifié sa réponse sécuritaire dans la région de la Haute-Guinée, son action se heurte à des réalités structurelles, géographiques et sociales qui constituent des freins majeurs à l’éradication de la menace.</p>
<p>Face à la menace croissante d’infiltration terroriste dans les zones de Kankan, Siguiri et Mandiana, l’État guinéen a déployé une stratégie de riposte multidimensionnelle. Cette approche repose sur une synergie étroite entre la puissance régalienne de l’institution militaire et la vigilance active des populations locales, créant ainsi un bouclier sécuritaire intégré.</p>
<p>L’action publique s’articule d’abord autour d’un cadre législatif et militaire robuste. La loi guinéenne sur la prévention et la répression du terrorisme confère désormais aux services de renseignement des moyens accrus, notamment en matière de surveillance électronique et de contrôle des flux financiers suspects dans les zones d’orpaillage. Sur le terrain, cela se traduit par le renforcement des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) le long de la frontière malienne et le déploiement d’unités spéciales capables d’intervenir rapidement dans les zones d’accès difficile. L’objectif est de saturer l’espace frontalier pour décourager les incursions et démanteler les réseaux logistiques avant qu’ils ne s’activent.</p>
<p>L’efficacité de la riposte guinéenne face à l’infiltration de cellules dormantes reste tributaire de plusieurs zones d’ombre. La première limite est d’ordre géographique et logistique. La frontière avec le Mali s’étend sur des centaines de kilomètres de brousse, de forêts et de cours d’eau. Malgré le renforcement des effectifs, il est matériellement impossible pour l’armée de verrouiller chaque point de passage. La mobilité des groupes armés, qui utilisent des pistes de brousse impraticables pour les véhicules militaires conventionnels, leur donne souvent un avantage tactique de « furtivité » que les moyens technologiques actuels de l’État ne parviennent pas encore à compenser totalement.</p>
<p>Cependant, la force militaire seule ne peut suffire dans une guerre asymétrique. C’est ici que doit s’articuler le lien avec la surveillance citoyenne, transformant chaque habitant en un capteur d’information. Ce mécanisme repose sur trois piliers :</p>
<p>-le renseignement humain de proximité, les chefs de villages, les imams et les responsables des sites miniers doivent être formés pour identifier et signaler tout comportement atypique, comme l’arrivée massive de « nouveaux visages » ou des prêches radicaux étrangers aux traditions locales ;<br />
-les communautés devront surveiller les signes précurseurs, tels que des achats inhabituels de carburant, de vivres ou de matériel de communication, qui pourraient alimenter des cellules cachées en brousse ;</p>
<p>-la loi devra imposer un contrat de confiance où le silence est considéré comme une complicité, incitant ainsi une collaboration directe avec les autorités via des lignes d’alerte dédiées.</p>
<p>Sur le plan socio-économique, l’État peine à offrir une alternative durable à l’influence des groupes radicaux dans les zones minières. À Siguiri et Mandiana, la régulation de l’orpaillage artisanal reste un défi immense. L’informalité de ce secteur crée des « zones de non-droit » où l’autorité de l’État est quasi inexistante. Tant que les populations locales percevront l’État uniquement sous son angle répressif (impôts, déguerpissements) et non sous son angle protecteur et pourvoyeur de services (écoles, santé, justice équitable), le terrain restera fertile pour les discours de rupture portés par les recruteurs djihadistes.</p>
<p>Une autre limite cruciale réside dans la fragilité de la confiance civilo-militaire. Pour que la surveillance citoyenne soit efficace, les populations doivent se sentir en sécurité lorsqu’elles collaborent. Or, les antécédents de violences ou d’exactions parfois reprochés aux forces de sécurité peuvent instaurer une « loi du silence » par peur de représailles, tant de la part des terroristes que de certains agents zélés. Cette méfiance entrave la remontée d’informations vitales. Enfin, la limite est diplomatique et régionale : la Guinée ne peut vaincre seule une menace qui est transfrontalière. Si la coopération avec le Mali ou les autres pays du voisinage subit des tensions politiques, les terroristes exploitent ces failles pour se replier d’un côté ou de l’autre de la frontière, échappant ainsi aux poursuites. L’action de l’État guinéen, bien que nécessaire, est incomplète si elle reste purement militaire. Les limites actuelles démontrent que la sécurité ne se décrète pas seulement par des lois ou des déploiements de troupes, elle se construit par le développement local et la restauration d’un contrat social solide entre l’administration et les citoyens des périphéries.</p>
<p>Pour garantir une stabilité durable, trois axes majeurs se dégagent : le sentiment d’abandon dans les zones rurales et périphériques constitue le terreau le plus fertile pour le recrutement et l’’accès à une justice équitable, à l’éducation et aux services de base est le premier rempart contre l’idéologie radicale ; la cohésion nationale doit être préservée en évitant l’instrumentalisation des clivages ethniques ou politiques, qui pourraient être exploités par des groupes extérieurs pour déstabiliser le pays de l’intérieur ; face à une menace qui ne connaît pas de frontières, la coopération avec le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire est cruciale, tant sur le plan du renseignement que de la coordination des patrouilles.</p>
<p>L’analyse de la menace djihadiste en Guinée révèle que le pays n’est plus un simple spectateur de l’instabilité sahélienne, mais un acteur désormais exposé à une contagion multidimensionnelle. Si la Guinée a longtemps bénéficié d’un « bouclier » relatif grâce à sa géographie et sa culture de tolérance, la porosité des frontières et l’expansion des groupes armés radicaux vers les pays du littoral imposent aujourd’hui une vigilance de chaque instant.</p>
<p>La réponse à ce défi ne peut être exclusivement sécuritaire. Bien que le renforcement des capacités militaires et la surveillance des zones frontalières soient impératifs, l’éradication du risque djihadiste repose avant tout sur une approche globale. La véritable vulnérabilité n’est pas seulement territoriale, elle est institutionnelle et sociale. En somme, la lutte contre l’importation du terrorisme en Guinée ne se joue pas seulement au front, mais au cœur même des foyers et des communautés. Le lien entre les mesures étatiques et la surveillance citoyenne crée une « défense en profondeur » : l’État fournit le bouclier juridique et opérationnel, tandis que le citoyen assure la vigilance quotidienne. Cette cohésion nationale est le seul rempart capable de rendre le territoire guinéen imperméable aux idéologies et aux actions déstabilisatrices des groupes armés. La Guinée se trouve donc à un tournant décisif, sa capacité à anticiper la menace dépendra de l’équilibre qu’elle saura instaurer entre une fermeté sécuritaire nécessaire et une gouvernance inclusive. En s’attaquant aux causes profondes de la marginalisation, la Guinée peut non seulement se protéger, mais aussi redevenir un pôle de stabilité essentiel pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.</p>
<p>La précision des indicateurs recueillis confirme que la menace djihadiste en Guinée n’est plus une éventualité lointaine, mais une réalité qui exige une action coordonnée. L’esquisse d’expertise produite ici ne constitue pas une simple observation passive, mais un plaidoyer sécuritaire fondé sur des preuves tangibles. Il est désormais impératif que ces alertes répétées se traduisent par des mesures concrètes et une volonté politique ferme, afin que la sécurité des populations demeure la priorité absolue face à l’expansion de l’extrémisme violent dans la sous-région.</p>
<p>Mon travail ne se limite pas à une observation passive, mais constitue un plaidoyer sécuritaire fondé sur des années de documentation et d’analyse de données probantes. Il est désormais impératif que ces avertissements répétés soient pris en compte avec le sérieux qu’impose la situation, afin que la protection de l’intégrité du territoire et de ses populations devienne une priorité absolue face à l’expansion de l’extrémisme violent dans la sous-région.</p>
<p><strong>Aliou BARRY</strong><br />
<strong>Directeur du Centre d’Analyse et d’Études stratégiques (CAES)</strong></p>
<p><strong>Chercheur associé à l’Institut de Prospective et de Sécurité en Europe (IPSE)</strong></p>
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		<title>CAN 2025 : entre juridisme sélectif et discrédit, le football africain sacrifié sur l&#8217;autel du tapis vert</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/03/18/can-2025-entre-juridisme-selectif-et-discredit-le-football-africain-sacrifie-sur-lautel-du-tapis-vert/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:26:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le verdict est tombé comme un couperet, mais il laisse un goût de cendre dans la bouche des amoureux du sport roi. En déclarant le Sénégal forfait pour la finale de la CAN 2025 et en octroyant une victoire administrative de 3-0 au Maroc, le Jury d’Appel de la CAF vient de poser un acte [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le verdict est tombé comme un couperet, mais il laisse un goût de cendre dans la bouche des amoureux du sport roi. En déclarant le Sénégal forfait pour la finale de la CAN 2025 et en octroyant une victoire administrative de 3-0 au Maroc, le Jury d’Appel de la CAF vient de poser un acte dont la portée dépasse le simple cadre d&rsquo;un match.</p>
<p data-path-to-node="3">En pleine apothéose de la compétition, voir un titre continental se décider dans le silence feutré d&rsquo;une commission plutôt que dans la ferveur d&rsquo;un stade est un aveu d&rsquo;échec cuisant pour notre football. Cette décision vient briser l&rsquo;équité sportive, principe cardinal de la FIFA et de la CAF, en substituant le droit au jeu, et la procédure à la performance.</p>
<p data-path-to-node="4">L&rsquo;application chirurgicale des articles 82 et 84 du règlement de la CAN dans ce dossier soulève des interrogations légitimes sur la cohérence de la jurisprudence de la CAF. Si la rigueur textuelle est une vertu, elle devient suspecte lorsqu&rsquo;elle n&rsquo;est brandie qu&rsquo;en certaines circonstances. En l&rsquo;espèce, le retrait d&rsquo;une équipe ou son forfait en pleine phase finale est une mesure nucléaire qui aurait dû être le dernier recours, après épuisement de toutes les médiations possibles, afin de préserver l&rsquo;image de marque de la compétition phare du continent. Au lieu de cela, la CAF a choisi la voie de la rupture brutale, jetant un discrédit durable sur la crédibilité de ses propres compétitions.</p>
<p data-path-to-node="4">En effet, l&rsquo;article 82 du règlement de la CAF, centré sur le chapitre des retraits, dispose que <em>« s</em><em>i, pour n’importe quelle raison, une équipe se retire de la compétition ou ne se présente pas à un match, </em><em>ou refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation </em><em>de l’arbitre, elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours. Il en est de même pour les équipes préalablement disqualifiées par décision de la CAF ». </em>Rien de plus claire.</p>
<p data-path-to-node="4">Sauf qu&rsquo;en appliquant textuellement cette disposition, le jury d&rsquo;appel de la confédération africaine de football ne prend pas en compte le caractère de l&rsquo;autorité exclusive de l&rsquo;arbitre sur le déroulement de la rencontre. Les lois du jeu précisent en effet que l’arbitre dispose d’une <strong>autorité exclusive</strong> en pareille circonstance pour <strong>ordonner la reprise du jeu, suspendre la rencontre, constater un abandon de match.</strong></p>
<p data-path-to-node="4">Il est incontestable que l&rsquo;équipe sénégalaise est revenue sur la pelouse après une dizaine de minutes. L&rsquo;arbitre disposant de l&rsquo;autorité exclusive sur le déroulement de la rencontre, a ordonné <strong>la reprise du jeu</strong>. Le pénalty litigieux a été tiré, le temps perdu a été rajouté en temps additionnel et les deux équipes ont épuisé le temps règlementaire prévue par le CAF. Techniquement, il est donc impossible de constater une victoire sur tapis vert, à moins de remettre explicitement en cause <strong>l&rsquo;autorité exclusive de l&rsquo;arbitre</strong>.</p>
<p data-path-to-node="5">Ce qui choque l&rsquo;observateur averti, c&rsquo;est ce sentiment flagrant de « deux poids deux mesures ». Comment ne pas mettre en corrélation cette sévérité implacable avec la mansuétude, voire l&rsquo;inertie, observée lors du litige opposant récemment la Guinée à la Tanzanie ? Dans ce dossier pourtant marqué par des irrégularités administratives manifestes, la CAF avait fait preuve d&rsquo;un mutisme assourdissant et d&rsquo;une souplesse procédurale déconcertante. Cette géométrie variable dans l&rsquo;interprétation des textes suggère qu&rsquo;il existerait des fédérations « intouchables » et d&rsquo;autres « sacrifiables », une perception désastreuse pour l&rsquo;unité du football africain.</p>
<p data-path-to-node="6">Le contraste est saisissant : d&rsquo;un côté, une Guinée déboutée malgré des preuves tangibles au nom d&rsquo;une forme de « stabilité » des résultats, et de l&rsquo;autre, un Sénégal, vainqueur sur le terrain, déchu au profit du pays hôte par une lecture littérale et impitoyable du règlement. Si la CAF tenait tant à l&rsquo;application stricte de son règlement, elle aurait tout simplement du disqualifier la Tanzanie et remettre le Syli national dans la compétition, victime d&rsquo;une faute administrative pourtant prévue et sanctionnée par le même règlement.</p>
<p data-path-to-node="6">Cette asymétrie décisionnelle nourrit les soupçons d&rsquo;influence politique au sein de l&rsquo;appareil judiciaire de la CAF. En agissant ainsi, l&rsquo;instance continentale ne punit pas seulement une équipe, elle fragilise l&rsquo;autorité de ses propres règlements qui semblent désormais être des outils de circonstance plutôt que des boucliers pour l&rsquo;équité.</p>
<p data-path-to-node="6">Pire, la confédération africaine de football nourrit désormais les suspicions sur son agenda de détruire le football africain au profit d&rsquo;un calendrier inavoué. En pleine tourmente après sa décision de ne plus organiser le CHAN, véritable vivier où se découvraient des talents purs, la CAF en rajoute à un tableau qui entache le football continental qui, en réalité, est une fenêtre d&rsquo;espoir, de respiration et de célébration pour des peuples qui vivent au quotidien dans des climats sociopolitiques permanemment tendus. Le football est en effet un espace de reconstruction mentale, de résilience et d&rsquo;espoir.</p>
<p data-path-to-node="7">En conclusion, ce sacre du Maroc par forfait est une victoire à la Pyrrhus qui ne grandit personne. Ni le vainqueur, dont le titre sera éternellement frappé du sceau de la polémique, ni l&rsquo;organisateur, qui voit sa fête gâchée par le droit, et encore moins la CAF, qui s&rsquo;enfonce dans une crise de confiance majeure. En attendant l&rsquo;arbitrage du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le football africain sort de cette CAN 2025 avec une plaie béante. Le message envoyé est clair : sur notre continent, le destin d&rsquo;un champion dépend moins de son talent sur la pelouse que de l&rsquo;habileté de ses juristes ou du poids de son influence dans les couloirs du Caire.</p>
<p data-path-to-node="7"><strong>Emmanuel Millimono</strong></p>
<p><strong>Journaliste</strong></p>
<p data-path-to-node="7"><strong>Fan de football</strong></p>
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		<title>Notation souveraine B+, la Guinée poursuit sa marche ascendante (Par Abdoulaye GUIRASSY, économiste-politologue)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/03/18/notation-souveraine-b-la-guinee-poursuit-sa-marche-ascendante-par-abdoulaye-guirassy-economiste-politologue-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:39:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La notation souveraine d’un pays est une évaluation de sa capacité à rembourser sa dette publique, attribuée par des agences de notation comme Moody’s, Standard &#38; Poor’s et Fitch Ratings qui se partagent l’essentiel du marché mondial. Cette note, généralement représentée par des lettres suivantes : AAA pour un risque très faible ; BBB pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La notation souveraine d’un pays est une évaluation de sa capacité à rembourser sa dette publique, attribuée par des agences de notation comme Moody’s, Standard &amp; Poor’s et Fitch Ratings qui se partagent l’essentiel du marché mondial. Cette note, généralement représentée par des lettres suivantes :</p>
<p>AAA pour un risque très faible ;<br />
BBB pour une solvabilité moyenne ;<br />
D pour défaut de paiement).<br />
L’évaluation est basée sur des indicateurs économiques, budgétaires et politiques. Une note élevée signale un faible risque pour les investisseurs, tandis qu’une note basse indique un risque plus élevé et peut entraîner des taux d’intérêt plus élevés pour les emprunts du pays. Chaque agence possède son système de notation, avec des échelons intermédiaires, les notes peuvent être ainsi accompagnées d’un « + » ou « – » ou encore d’un « 1 » ou « 2 ».</p>
<p>En d’autres termes, le rôle des agences de notation est de mesurer le risque de non-remboursement des dettes que présente l’emprunteur. Pour cela, elles construisent des scénarios financiers prévisionnels et évaluent la probabilité que chacun de ces scénarios se réalise à partir de l’examen de la structure future des coûts et des revenus de l’emprunteur. L’analyse du risque est ainsi déléguée à moindre coût à quelques acteurs spécialisés dans cette activité.</p>
<p>Depuis quelques années, le cadre macroéconomique de la Guinée a connu une embellie substantielle et remarquable dont le point d’orgue est le lancement du méga projet minier Simandou. Ces performances économiques viennent d’être reconnues par la très crédible agence de notation américaine Standard &amp; Poor’s qui a attribué à notre pays, une notation inaugurale « B+ avec perspective stable », gage d’une solvabilité moyenne pour notre pays alors qu’une masse critique des pays d’Afrique subsaharien affichent une note allant de « C » (risque important d’insolvabilité), à « D » (situation de cessation de paiement).</p>
<p>Cette notation qui ne souffre d’aucune forme de complaisance, est le reflet de la solidité des fondamentaux de notre économie et des perspectives de croissance fortes favorisées par le projet intégré mine et infrastructure Simandou, elle dénote en outre un signal positif de la conjoncture économique nationale aux enjeux économiques incommensurables. Les dividendes à tirer de cette appréciation positive peuvent être multifactoriels et multiformes.</p>
<p><strong>Les avantages de la note B+ pour la Guinée</strong></p>
<p>Avec cette notation de solvabilité moyenne, la Guinée verra ses coûts d’emprunt largement amenuisés au sein des marchés financiers internationaux ainsi qu’au niveau des autres bailleurs bi et multilatéraux avec bien entendu des marges plus réduites. Une meilleure notation de crédit révèle aux yeux des créanciers et autres investisseurs, une situation où le risque de défaut de paiement est à niveau plus faible. Toute chose qui fera baisser substantiellement la prime de rendement (écart par rapport au taux sans risque).</p>
<p>Avec ces atouts, il sera dorénavant loisible pour notre pays, la République de Guinée d’emprunter sur les marchés financiers internationaux avec des taux d’intérêt relativement bas, réduisant de facto le fardeau du service de la dette.</p>
<p><strong>Confiance des investisseurs</strong><br />
La notation B+ permettra à la Guinée d’améliorer son accès aux marchés internationaux à travers le capital de confiance que la présente note engendre au niveau des investisseurs dans la mesure où, certains investisseurs institutionnels ont des mandats limitant leur exposition aux crédits les moins bien notés (forte aversion aux risques). Une meilleure note pourrait par voie de conséquence élargir la base des investisseurs potentiels, ce qui constituerait un appel d’air aux investisseurs étrangers (fonds souverains, fonds communs, fonds d’obligations souveraines), facteur générateur de plus d’investissements dans la dette ou dans les projets de développement de la Guinée.</p>
<p>Signal positif, crédibilité garantie, ancrage des politiques publiques et Effets d’entraînement pour le secteur privé<br />
Une amélioration ou une notation solide est une validation externe des réformes politiques, de la discipline budgétaire ainsi que la gouvernance. Le gouvernement de la Guinée pourrait renforcer les réformes (ex : gestion de la dette, transparence budgétaire, lutte contre la corruption) en utilisant la notation comme un « sceau de confiance ».</p>
<p>Lorsque le risque souverain diminue, les entreprises nationales en bénéficient à travers la baisse des primes de risque pays, coûts d’emprunt moindres, meilleures lignes de crédit auprès des prêteurs étrangers. Les banques et entreprises guinéennes pourraient avoir un meilleur accès au crédit international ou à des financements moins coûteux. Certaines études montrent clairement qu’une amélioration de la note souveraine réduit le risque des entreprises.</p>
<p>Développement du secteur financier / approfondissement des marchés de capitaux<br />
Un émetteur souverain crédible aide à établir des courbes de rendement de référence, attire les souscripteurs et favorise le développement des marchés financiers domestiques.</p>
<p>Avec cette note, la Guinée pourrait renforcer son marché obligataire intérieur, avec plus de liquidité et des instruments financiers plus sophistiqués.</p>
<p>Effets macroéconomiques / soutien à la croissance<br />
La notation B+, est un levier permettant à notre pays de bénéficier des charges d’intérêts plus faibles, ce qui libère l’espace budgétaire pour plus d’investissement dans les infrastructures et dans les programmes sociaux, ce climat de confiance accru est également susceptible d’attirer les Investissements Directs Etrangers (IDE) et des investissements de portefeuille. À terme, cette notation de qualité pourrait donc contribuer (indirectement) à la croissance et à la stabilité économiques de notre pays.</p>
<p>Une étude récente a montré que lorsqu’un pays en développement obtient pour la première fois une notation souveraine comme c’est le cas de la Guinée, cela a un effet positif significatif sur le développement de son système financier domestique (profondeur bancaire, intermédiation financière accrue), en contrôlant mieux la sélection adverse ou les biais de sélection.<br />
Cela pourrait s’avérer comme un effet catalyseur du développement des marchés de capitaux domestiques. En outre, une amélioration de la note souveraine réduit le risque des entreprises nationales, probablement grâce à la stabilité macroéconomique et une baisse des primes de risque pays.</p>
<p>A l’échelle macroéconomique, la note B+ avec ses différents leviers (réduction du service de la dette, l’afflux de portefeuille et l’IDE supplémentaires) favoriserait un bénéfice macro-économique direct et indirect de l’ordre de 100 à 250 millions USD par an selon nos recherches, bien entendu avec l’hypothèse que le PIB de notre pays serait autour de 20 milliards de dollars.</p>
<p>Pour approfondir la réflexion et à titre d’illustration, notons qu’avec une notation souveraine B- le taux d’intérêt généralement appliqué serait de 11% en termes de rendement moyen, en revanche, avec cette notation inaugurale B+ que Standard and Poor a attribué à notre pays, le rendement moyen pourrait être réévalué autour 9% au lieu de 11%, soit une différence empirique d’environ 200 points de base. Toute chose qui favoriserait des économies d’intérêt notables.</p>
<p>Pour faciliter la compréhension des avantages inhérents à cette notation, posons un cas pratique, si par exemple la Guinée était amenée à refinancer 1,75 milliard USD à 9 % au lieu de 11 % grâce à la notation B+, l’économie annuelle réalisée pourrait être de : 2 % × 1,75 milliard = 35 millions USD par an, soit environ 350 millions USD sur 10 ans (hors actualisation). Ce qui constituerait une plus-value énorme pour notre économie avec un afflux potentiels de capitaux.</p>
<p>D’ailleurs les recherches du Fonds Monétaires Internationales (FMI) montrent clairement qu’une amélioration d’un cran de la notation souveraine dans la catégorie spéculative (B+) comme c’est le cas actuel de notre pays, est susceptible d’entraîner :</p>
<p>des flux de portefeuille étrangers supplémentaires allant de à 0,2 à 0,5 % du PIB,<br />
et une hausse des Investissements Directs Etrangers (IDE) de 0,1 à 0,3 % du PIB.<br />
Dans le même ordre d’idées, si nous partons du postulat selon lequel le PIB actuel de la Guinée se situerait autour de 20 milliards USD, cette notation souveraine pourrait alors drainer vers notre pays un afflux des Investissements Directs Etrangers (IDE) de l’ordre de 60 à 160 millions USD à court terme, selon nos estimations fondées sur un benchmarking des économies similaires.</p>
<p>Outre ces avantages quantitatifs, cette note a également des avantages qualitatifs au nombre desquels nous pouvons citer :</p>
<p>Crédibilité et perception accrues entrainant la baisse des primes de risque ;<br />
Accès privilégié aux financements multilatéraux et hybrides ;<br />
Conditions plus favorables pour les Partenariats Publics Privés (PPP) et les prêts concessionnels ;<br />
Plus grande flexibilité des politiques budgétaires et monétaires, grâce à des réserves et flux de capitaux renforcés.<br />
A la lumière de ce qui précède, il apparait évident que notre pays poursuit sa marche ascendante vers l’émergence, cette notation souveraine B+ est un tremplin important qui ouvrira à la Guinée les portes de la finance internationale, améliorera la perception du risque-pays et servira de catalyseur pour une gestion économique plus rigoureuse.</p>
<p>La mise en œuvre du projet séculaire simandou que le CNRD a réussi avec brio, doit être un levier essentiel que nous devons collectivement actionner pour promouvoir une diversification réussie de notre économie. A ce titre, la création future d’un fonds souverain pour assurer la gestion transparente des revenus issus du méga projet est une vision stratégique salvatrice.</p>
<p><strong>Abdoulaye Guirassy, économiste-politologue</strong></p>
<p><strong>Directeur des Etudes Economiques à l’AGAC</strong></p>
<p><strong>Chargé de cours d’économie monétaire et membre correspondant de l’Académie des Sciences de Guinée (ASG)</strong></p>
<p><strong>guirassy_abdoulaye@yahoo.fr</strong></p>
<p><strong>610 05 55 55</strong></p>
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		<title>Crise de liquidité en Guinée: causes et solutions (Par Dr Boubacar Diallo)</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 14:04:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à des tensions de liquidité qui se traduisent par des difficultés d’accès à l’argent liquide dans certaines banques et distributeurs. Plusieurs reportages de presse ont signalé des files d’attente dans certaines agences bancaires, mais la réalité de cette situation est également confirmée par des témoignages de familles, de commerçants [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="s5"><span class="s4">Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à des tensions de liquidité qui se traduisent par des difficultés d’accès à l’argent liquide dans certaines banques et distributeurs. Plusieurs reportages de presse</span><span class="s4"> ont signalé des files d’attente dans certaines agences bancaires, mais la réalité de cette situation est également confirmée par des témoignages de familles, de commerçants et de travailleurs qui indiquent rencontrer des difficultés pour retirer </span><span class="s4">et </span><span class="s4">recevoir leur argent </span><span class="s4">ou </span><span class="s4">effectuer certains paiements.</span></p>
<p class="s5"><span class="s4">Ainsi, la crise de liquidité ne se limite pas à une question technique ou bancaire. Elle touche directement la vie quotidienne des ménages, les activités des entreprises et la confiance dans le système financier.</span></p>
<p class="s5"><span class="s4">Pour comprendre cette situation, on peut utiliser une analogie simple avec le corps humain. Dans un corps, le sang circule dans les artères pour transporter l’oxygène vers les organes. Si cette circulation se bloque ou ralentit, certains organes ne reçoivent plus suffisamment d’oxygène et commencent à dysfonctionner. </span><span class="s7">Dans une économie, la liquidité joue le même rôle que le sang : elle circule entre la banque centrale, les banques commerciales, les entreprises et les ménages. Lorsque cette circulation devient difficile, toute l’activité économique peut être perturbée.</span> <span class="s4">Pour les ménages, une crise de liquidité réduit l’accès à l’argent liquide, complique la consommation courante et affaiblit la confiance dans les banques. Pour les entreprises, surtout petites et moyennes (PME) et le commerce, elle ralentit les paiements, perturbe les chaines d’approvisionnement et augmente les coûts de transaction. Pour les banques, elle peut accentuer les risques de réputation et provoquer une préférence renforcée du public pour le cash. Enfin, pour l’état, elle rend plus difficile l’exécution budgétaire et la transmission de la politique monétaire. À long terme, une crise de liquidité peut ralentir la croissance économique. Lorsque les crédits diminuent et que les paiements deviennent plus difficiles, les investissements peuvent être retardés. Une crise de liquidité peut également créer un problème de confiance dans le système bancaire. Dans certains cas extrêmes, elle peut </span><span class="s4">évoluer vers une crise bancaire si plusieurs banques rencontrent simultanément des difficultés.</span></p>
<p class="s5"><span class="s7">Plusieurs facteurs peuvent expliquer les tensions actuelles.</span><span class="s4"> Premièrement, une forte demande d’argent liquide par la population peut réduire rapidement les billets disponibles dans les banques. Lorsque les citoyens retirent massivement leur argent par précaution, les banques doivent mobiliser davantage de liquidité. Deuxièmement, la relation entre l’État et les banques joue un rôle important. Dans de nombreux pays, les banques financent les dépenses publiques en achetant des bons du Trésor ou des obligations d’État. Lorsque les banques utilisent une grande partie de leur liquidité pour acheter ces titres publics, l’argent circule moins dans l’économie réelle et il reste moins de ressources pour financer les entreprises et répondre aux retraits des clients. Par ailleurs, le FMI avait déjà </span><span class="s4">relevé</span><span class="s4"> que les banques </span><span class="s4">guinéennes</span><span class="s4"> avaient </span><span class="s4">utilisé</span><span class="s4"> une partie de leur </span><span class="s4">liquidité</span><span class="s4"> pour financer davantage l’</span><span class="s4">état</span><span class="s4">, ce qui peut </span><span class="s4">évincer</span><span class="s4"> le </span><span class="s4">crédit</span><span class="s4"> au secteur </span><span class="s4">privé</span><span class="s4"> et rigidifier la </span><span class="s4">liquidité</span><span class="s4"> disponible dans l’</span><span class="s4">économie.</span><span class="s4"> Troisièmement, les retards de paiement de l’État peuvent ralentir la circulation de l’argent. Si des entreprises ou des fournisseurs ne reçoivent pas leurs paiements à temps, ils peuvent avoir des difficultés à payer leurs employés ou leurs partenaires commerciaux. Enfin, la structure de l’économie et la dépendance à certains secteurs peuvent également rendre la liquidité plus instable.</span></p>
<p class="s5"><span class="s4">Le Trésor public est responsable de la gestion financière de l’État : </span><span class="s4">il </span><span class="s4">collecte des impôts, </span><span class="s4">et effectue le </span><span class="s4">paiement des dépenses publiques et gestion de la dette. Lorsque le Trésor émet des bons du Trésor ou des obligations d’État, il emprunte de l’argent auprès des banques et des investisseurs pour financer les dépenses publiques. Si ces emprunts sont trop importants ou mal planifiés, ils peuvent absorber une grande partie de la liquidité du système bancaire. L’argent reste alors immobilisé dans ces titres publics et circule moins dans l’économie.</span> <span class="s4">Une bonne gestion de la trésorerie publique est donc essentielle pour maintenir une circulation fluide de la liquidité.</span><span class="s4"><br />
</span></p>
<p class="s5"><span class="s4">La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) est responsable de la politique monétaire et de la stabilité du système financier. Lorsque les banques rencontrent des tensions de liquidité, la banque centrale peut injecter de l’argent dans le système bancaire afin de stabiliser la situation. Elle dispose de plusieurs instruments pour cela : refinancement des banques, opérations de marché, modification des réserves obligatoires ou distribution de billets. La banque centrale agit également comme prêteur en dernier ressort afin de maintenir la confiance dans le système bancaire.</span></p>
<p class="s5"><span class="s4">Le marché interbancaire est l’endroit où les banques se prêtent de l’argent entre elles à court terme. Certaines banques peuvent avoir un excès de liquidité tandis que d’autres peuvent en manquer temporairement. Le marché interbancaire permet donc de redistribuer la liquidité entre les banques. Si ce marché fonctionne bien, les banques peuvent facilement emprunter entre elles pour répondre aux besoins de leurs clients. Mais si la confiance diminue ou si la liquidité </span><span class="s4">globale devient insuffisante, ce marché peut se bloquer et amplifier la crise.</span><span class="s4"><br />
</span></p>
<p class="s8"><strong><span class="s7">Plusieurs solutions peuvent être envisagées.</span></strong></p>
<div class="s9">1. <span class="s7">Éviter les rumeurs et restaurer la confiance (priorité)</span></div>
<p class="s8"><span class="s4">La littérature académique sur les crises bancaires montre que les rumeurs et la psychologie des déposants jouent un rôle central dans les crises de liquidité. Même des banques fondamentalement solides peuvent subir des retraits massifs si les déposants pensent que d’autres vont retirer leur argent avant eux. Le modèle classique de </span><span class="s4">Diamond</span><span class="s4"> et </span><span class="s4">Dybvig</span><span class="s4"> (1983)</span><span class="s4"> explique que ce type de « </span><span class="s4">bank</span> <span class="s4">run</span><span class="s4"> » peut se produire lorsque les déposants perdent confiance et cherchent à retirer leurs dépôts en même temps. Dans ce cas, la crise peut devenir auto</span><span class="s10">‑</span><span class="s4">réalisatrice. Des recherches plus récentes, notamment celles de Robert </span><span class="s4">Shiller</span><span class="s4"> sur les « narratives économiques »</span><span class="s4">, montrent que les histoires et les rumeurs qui circulent dans la société peuvent amplifier les crises financières. Lorsque la peur se propage rapidement, les retraits massifs augmentent et aggravent les tensions de liquidité. </span><span class="s7">Dans ce contexte, la communication des autorités économiques devient essentielle. La Banque centrale, le Trésor et le gouvernement doivent communiquer de manière transparente et régulière pour rassurer les ménages et les entreprises. Des informations claires sur la solidité du système bancaire, les mesures prises et l’état de la liquidité peuvent réduire les comportements de panique et rétablir la confiance.</span></p>
<div class="s9"><strong>2. <span class="s7">Injection de liquidité par la banque centrale</span></strong></div>
<p class="s5"><span class="s4">La banque centrale peut injecter de la liquidité dans le système bancaire afin de stabiliser la situation et permettre aux banques de répondre aux retraits des clients.</span></p>
<div class="s9"><strong>3. <span class="s7">Amélioration de la gestion de la trésorerie publique</span></strong></div>
<p class="s5"><span class="s4">Le gouvernement peut améliorer la planification des émissions de dette publique et mieux gérer la trésorerie de l’État afin d’éviter d’absorber trop de liquidité dans le système bancaire.</span></p>
<div class="s9"><strong>4. <span class="s7">Développement des paiements électroniques</span></strong></div>
<p class="s5"><span class="s4">Le développement du mobile money et des paiements électroniques peut réduire la dépendance excessive à l’argent liquide et améliorer la circulation de la monnaie dans l’économie.</span></p>
<div class="s9">5. <span class="s7">Réformes structurelles</span></div>
<p class="s5"><span class="s4">Des réformes visant à renforcer la mobilisation des recettes fiscales, améliorer la transparence budgétaire et développer le marché interbancaire peuvent contribuer à stabiliser durablement la liquidité.</span></p>
<p class="s5"><strong><span class="s4">Dr. Boubacar Diallo</span></strong></p>
<p class="s5"><span class="s4">Economiste</span></p>
<p class="s5"><span class="s4">Email : </span><a href="mailto:boubacars.diallo08@gmail.com"><span class="s6">boubacars.diallo08@gmail.com</span></a></p>
<p><a href="https://scholar.google.com/citations?user=zDHsSMUAAAAJ&amp;hl=en"><span class="s6">https://scholar.google.com/citations?user=zDHsSMUAAAAJ&amp;hl=en</span></a></p>
<p><a href="https://www.researchgate.net/profile/Boubacar-Diallo-2"><span class="s6">https://www.researchgate.net/profile/Boubacar-Diallo-2</span></a></p>
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		<title>Renaissance politique de la Guinée : Vers un redessinement naturel et assumé de l&#8217;échiquier national (Par Condé Mory)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/03/09/renaissance-politique-de-la-guinee-vers-un-redessinement-naturel-et-assume-de-lechiquier-national-par-conde-mory/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 11:13:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Fil d'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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					<description><![CDATA[« Les nations qui durent sont celles qui savent se réinventer sans se renier. La Guinée est à ce carrefour. Non pas celui du doute, mais celui du choix délibéré de l&#8217;État de droit. Non par obligation, mais par conviction. Choisir la transparence non par contrainte, mais par dignité. C&#8217;est ce tournant que le pays [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Les nations qui durent sont celles qui savent se réinventer sans se renier. La Guinée est à ce carrefour. Non pas celui du doute, mais celui du choix délibéré de l&rsquo;État de droit. Non par obligation, mais par conviction. Choisir la transparence non par contrainte, mais par dignité. C&rsquo;est ce tournant que le pays est en train de prendre, et c&rsquo;est ce que cette tribune entend documenter. »</em></p>
<ol>
<li><strong>Une ère de refondation démocratique</strong></li>
</ol>
<p>L&rsquo;histoire de chaque nation connaît des cycles où l&rsquo;ancien modèle atteint ses limites et où l&rsquo;esprit collectif réclame un souffle nouveau. La Guinée vit actuellement l&rsquo;un de ces moments charnières. Le processus de transition ouvert en 2021 a été, pour beaucoup, une rupture douloureuse avec un ordre établi. Mais toute rupture n&rsquo;est pas une régression : elle peut aussi être la condition d&rsquo;une reconstruction plus solide, à condition d&rsquo;être conduite avec méthode, sens de l&rsquo;État et volonté sincère de servir l&rsquo;intérêt général.</p>
<p>C&rsquo;est dans cette perspective qu&rsquo;il faut lire l&rsquo;engagement du président Mamadi Doumbouya en faveur d&rsquo;une transformation en profondeur, non pas seulement administrative ou économique, mais aussi politique et morale. Ce mouvement correspond à la maturation d&rsquo;une conscience collective qui aspire à un État plus juste, plus responsable, véritablement au service du peuple.</p>
<p>Ce renouveau s&rsquo;inscrit dans une logique de refondation institutionnelle longuement attendue. Pendant des décennies, l&rsquo;espace politique guinéen avait été dominé par des structures héritées, des figures figées et des logiques partisanes fermées. L&rsquo;État s&rsquo;était fait le gardien rigide d&rsquo;une légalité formelle, sans parvenir à instaurer une véritable redevabilité politique. En d&rsquo;autres termes, la loi était respectée dans son texte, mais souvent contournée dans son esprit. L&rsquo;administration surveillait, contrôlait, mais ne garantissait pas l&rsquo;équité ni la participation citoyenne effective.</p>
<ol>
<li><strong>De la légalité formelle vers la légitimité démocratique</strong></li>
</ol>
<p>Dans cet environnement, les institutions fonctionnaient certes, mais souvent au service de la conservation plutôt que du progrès. Le pluralisme politique existait sur le papier, mais la vivacité du débat public en était réduite, confinée dans un cadre où la conformité comptait plus que la conviction. La loi réglait la politique, mais elle ne la dynamisait pas.</p>
<p>La dynamique engagée depuis le début de la refondation en 2021 a cherché à briser cette inertie. En affirmant une gouvernance fondée sur la légalité et ouverte à la légitimité démocratique, les autorités de transition ont entrepris de rendre à la norme sa fonction essentielle : celle de servir le peuple. La loi n&rsquo;est plus perçue comme un instrument de contrôle, mais comme un cadre commun de justice et de transparence. Cette philosophie, fondée sur l&rsquo;équilibre, place les textes de la République au centre du jeu, tout en laissant la société agir, respirer et évoluer dans son expression.</p>
<p>Cette transformation repose sur deux piliers indissociables : la neutralité institutionnelle de l&rsquo;État et la responsabilisation des acteurs publics. La posture de garant constitutionnel, distincte de tout agenda partisan, crée un précédent dont la portée dépasse les personnes. Pour que la démocratie s&rsquo;enracine, il faut que le cadre soit fiable avant même que les acteurs soient parfaits.</p>
<p><strong>III. Une neutralité active au service de la démocratie</strong></p>
<p>Cette neutralité institutionnelle n&rsquo;est pas un désengagement ; elle est un choix réfléchi, une marque de confiance dans la capacité du peuple à orienter lui-même son destin. En maintenant une distance saine entre le pouvoir exécutif et le champ politique, en refusant de manipuler les jeux d&rsquo;alliances ou les équilibres internes, l&rsquo;exécutif de transition réhabilite la séparation des pouvoirs et redynamise l&rsquo;idée même de souveraineté populaire.</p>
<p>La force d&rsquo;une transition ne se mesure pas à l&#8217;emprise du pouvoir sur la politique, mais à sa capacité à s&rsquo;en retirer au bon moment. En posant des règles claires et en s&rsquo;y tenant, l&rsquo;État a créé les conditions d&rsquo;un pluralisme qui ne lui doit rien et c&rsquo;est précisément ce qui lui confère sa valeur.</p>
<p>Le processus électoral engagé dans le cadre de la transition a constitué un tournant révélateur. Une pluralité réelle commence à s&rsquo;affirmer : une nouvelle classe politique, issue de la société civile, des collectivités locales, et des Guinéens vivant à l&rsquo;étranger, s&rsquo;est progressivement impliquée dans différentes formations politiques avec une énergie renouvelée. Ces acteurs, libérés des tutelles anciennes, portent une parole plus enracinée dans les réalités quotidiennes du citoyen guinéen. Ils incarnent le lien direct entre la politique et le peuple ; ce lien qui fonde la démocratie vécue, et non plus seulement proclamée.</p>
<p>Ce phénomène n&rsquo;est pas un hasard. Il est la conséquence directe d&rsquo;une pratique gouvernementale fondée sur la cohérence institutionnelle. Les indicateurs de pluralisation du champ politique observés ces dernières années témoignent d&rsquo;une dynamique dont les effets commencent à être mesurables — même si le chemin vers une démocratie pleinement consolidée reste long et exigeant.</p>
<ol>
<li><strong>La redevabilité, nouvelle boussole de l&rsquo;action publique</strong></li>
</ol>
<p>Le redessinement de l&rsquo;espace politique guinéen s&rsquo;accompagne d&rsquo;une redéfinition des responsabilités publiques. Désormais, la légitimité ne s&rsquo;acquiert plus uniquement par la signature d&rsquo;un parti ou la proximité avec l&rsquo;appareil d&rsquo;État, mais par la capacité à rendre compte, à agir utilement et à répondre aux attentes du peuple. La redevabilité devient la mesure du mérite politique.</p>
<p>Dans cette nouvelle dynamique, disparaissent naturellement les acteurs figés, incapables d&rsquo;adaptation, éloignés des préoccupations réelles. À leur place s&rsquo;impose une génération d&rsquo;hommes et de femmes politiques capables d&rsquo;écoute, de transparence et de résultats. Ce processus épure la scène publique, non par contrainte, mais par sélection fondée sur la compétence et la conscience citoyenne.</p>
<ol>
<li><strong>La Guinée vers la maturité institutionnelle</strong></li>
</ol>
<p>La mutation en cours dépasse les individus ; elle marque l&rsquo;accession progressive de la Guinée à une maturité politique nouvelle. Le champ politique, régi par des institutions en cours de consolidation et un État soucieux de son rôle d&rsquo;arbitre, tend vers un équilibre durable. Si le passé a connu le règne du contrôle, le présent voit s&rsquo;affirmer la logique de la confiance. Si l&rsquo;administration d&rsquo;hier craignait la liberté, celle d&rsquo;aujourd&rsquo;hui l&rsquo;accompagne, consciente qu&rsquo;un État fort est un État qui encadre sans étouffer.</p>
<p>Ce moment de redéfinition politique est aussi celui d&rsquo;une renaissance morale. Il oblige chaque acteur à revisiter la notion de service public, non pas comme un privilège, mais comme une responsabilité sacrée envers les Guinéens. La politique cesse d&rsquo;être une carrière pour redevenir un engagement, une mission collective au service du développement national.</p>
<ol>
<li><strong>Vers une nouvelle conscience nationale</strong></li>
</ol>
<p>La « nouvelle Guinée pour les Guinéens » n&rsquo;est pas un slogan, mais une promesse tangible qui se construit chaque jour dans les comportements publics. Cette promesse repose sur une double exigence : celle d&rsquo;un État impartial et celle d&rsquo;une citoyenneté active. L&rsquo;un garantit la stabilité des institutions ; l&rsquo;autre légitime l&rsquo;effort collectif. C&rsquo;est dans cette rencontre entre neutralité et participation que se forge la Guinée politique de demain.</p>
<p>Ce redessinement profond, s&rsquo;il suscite parfois des résistances compréhensibles, demeure inéluctable. La société guinéenne a atteint un seuil de maturité qui rend difficile tout retour aux pratiques anciennes. La nouvelle génération, instruite, connectée, consciente de ses droits et de ses devoirs, réclame des institutions fortes et des responsables exemplaires. C&rsquo;est cette énergie populaire qui soutient et crédibilise le processus engagé, en lui conférant une légitimité sociale irremplaçable.</p>
<p><strong>VII. La naissance d&rsquo;un nouvel ordre civique</strong></p>
<p>La Guinée avance, et elle avance dans une direction que le continent observe. L&rsquo;approche retenue, celle de consolider la gouvernance publique tout en créant les conditions d&rsquo;un espace politique ouvert et pluraliste, démontre qu&rsquo;il est possible de réformer sans oppresser, de diriger sans s&rsquo;imposer, de bâtir une démocratie solide sans rompre avec la stabilité.</p>
<p>Cette approche ne se juge pas sur une saison politique. Elle se construit sur la durée, par l&rsquo;accumulation de décisions cohérentes, d&rsquo;institutions renforcées et de comportements publics dignes de confiance. Les résultats ne seront pleinement visibles que lorsque les règles auront démontré leur permanence au-delà des alternances.</p>
<p>À long terme, cette dynamique posera les fondements d&rsquo;un ordre civique renouvelé, où la politique redeviendra un service et la citoyenneté, une responsabilité partagée. Le mérite remplacera l&rsquo;héritage ; la compétence supplantera la loyauté clanique. Ainsi se dessine la Guinée nouvelle, une Guinée lucide, équitable et confiante, portée par ses valeurs et pilotée par l&rsquo;esprit du renouveau.</p>
<p><em>« La Guinée nouvelle ne se décrètera pas — elle se construira, pierre après pierre, dans chaque institution respectée, chaque voix entendue, chaque citoyen traité avec l&rsquo;égale dignité que lui garantit la République. Ce travail a commencé. Il appartient à tous de le poursuivre. »</em></p>
<p><strong>Citoyen Condé Mory</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Législatives 2026 : des obstacles juridiques à anticiper… (Par Gilbert Tohon Camara)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/02/27/legislatives-2026-des-obstacles-juridiques-a-anticiper-par-gilbert-tohon-camara/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 12:39:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Fil d'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’approche des élections législatives prévues le 24 mai 2026, plusieurs difficultés juridiques et pratiques pourraient se poser aux futurs candidats. Ces difficultés concernent aussi bien les candidats présentés par les partis politiques que ceux qui souhaitent se présenter comme indépendants. 1-Les candidats présentés par les partis politiques : des exigences administratives strictes. Les candidats [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’approche des élections législatives prévues le 24 mai 2026, plusieurs difficultés juridiques et pratiques pourraient se poser aux futurs candidats.</p>
<p>Ces difficultés concernent aussi bien les candidats présentés par les partis politiques que ceux qui souhaitent se présenter comme indépendants.<br />
1-Les candidats présentés par les partis politiques : des exigences administratives strictes.<br />
Les candidats investis par des partis politiques doivent d’abord satisfaire aux obligations imposées à leurs partis par la loi portant régime des partis politiques.<br />
Parmi ces obligations figurent notamment :<br />
– la production de quitus fiscaux des membres du bureau exécutif à jour ;<br />
– la justification de l’existence d’un siège officiel dans la circonscription, par un contrat de bail ou un titre de propriété ;<br />
– et la preuve de la réalité des activités du parti à ce siège.</p>
<p>Ces conditions visent à s’assurer que les partis politiques existent réellement et respectent leurs obligations légales.</p>
<p>Toutefois, il faut rappeler que, s’agissant de l’application de la nouvelle loi notamment celle portant régime des partis politiques, le ministère de tutelle avait accordé un délai de six (6) mois, courant jusqu’au 25 mai 2026, pour permettre aux partis de se mettre en conformité.</p>
<p>Or, un problème se pose clairement : les élections sont prévues le 24 mai 2026, soit un jour avant la fin de ce délai.</p>
<p>Dès lors, une question essentielle se pose :<br />
– Quel sera le sort des partis politiques qui n’auront pas encore régularisé leur situation au moment des élections, alors même que le délai légal ne sera pas encore expiré ?<br />
– En d’autres termes, le ministère pourra-t-il légalement sanctionner ces partis avant la fin du délai qu’il a lui-même accordé ?</p>
<p>Cette situation crée une incertitude juridique qui pourrait avoir un impact direct sur la participation de certains partis.<br />
2-Les candidats indépendants : l’obstacle du parrainage<br />
Les citoyens qui souhaitent se présenter sans l’appui d’un parti politique sont soumis à une autre exigence, prévue par l’article 247 du Code électoral, qui dispose :</p>
<p>« Toute candidature indépendante à l’élection des députés doit être parrainée par au moins cinq pour cent (5 %) des conseillers régionaux et conseillers communaux de la circonscription électorale concernée. ».<br />
Cette règle signifie que les candidats indépendants doivent obtenir le soutien d’un nombre minimum d’élus locaux.</p>
<p>Cependant, une difficulté majeure existe dans la pratique :<br />
dans toutes les circonscriptions, les conseillers régionaux et communaux sont inexistants.</p>
<p>Dans ces conditions, une question fondamentale se pose :<br />
Comment garantir à chaque citoyen son droit constitutionnel de se porter candidat, si les élus censés parrainer ces candidatures n’existent pas ou ne sont pas en place ?<br />
3- Un enjeu majeur : garantir l’égalité d’accès à la candidature<br />
Ces différentes situations soulèvent un enjeu central pour le processus électoral :<br />
[assurer que tous les citoyens, qu’ils soient membres de partis politiques ou candidats indépendants, puissent exercer leur droit de candidature dans des conditions justes et légales.].</p>
<p>La manière dont ces difficultés seront résolues aura un impact direct sur :<br />
– la participation politique,<br />
– la crédibilité du processus électoral,<br />
– et la confiance des citoyens dans les institutions.</p>
<p>Affaire à suivre…</p>
<p>Maître Gilbert Tohon Camara</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Statut des anciens Chefs de l’État : une avancée historique au service de la stabilité républicaine et de l’alternance démocratique</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/02/11/statut-des-anciens-chefs-de-letat-une-avancee-historique-au-service-de-la-stabilite-republicaine-et-de-lalternance-democratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:48:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Fil d'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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					<description><![CDATA[Réuni en séance plénière, le Conseil National de la Transition, sous la présidence de l’honorable Dr Dansa KOUROUMA, a procédé à l’examen et à la délibération de la proposition de loi organique portant statut des anciens Présidents de la République, des anciens Chefs de l’État et de leurs conjoints, marquant ainsi une étape décisive dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Réuni en séance plénière, le Conseil National de la Transition, sous la présidence de l’honorable Dr Dansa KOUROUMA, a procédé à l’examen et à la délibération de la proposition de loi organique portant statut des anciens Présidents de la République, des anciens Chefs de l’État et de leurs conjoints, marquant ainsi une étape décisive dans la consolidation de l’architecture institutionnelle guinéenne.</p>
<p>Structurée en sept titres, cette réforme de haute portée politique et juridique établit un cadre clair, équilibré et conforme aux principes constitutionnels, afin d’encadrer les droits, avantages et obligations liés à l’après-mandat. Loin de constituer un privilège, ce dispositif s’inscrit dans une exigence républicaine universellement reconnue, visant à préserver la dignité de la fonction suprême, à garantir la continuité de l’État et à prémunir la vie publique contre toute instabilité postérieure à l’exercice du pouvoir.</p>
<p>Cette initiative traduit la grandeur d’esprit et la vision d’homme d’État du Président Mamadi DOUMBOUYA, dont l’engagement constant en faveur du renforcement des institutions et de la modernisation de la gouvernance témoigne d’une volonté ferme de bâtir une République fondée sur le droit, la prévisibilité des règles et la stabilité. En instaurant des garanties matérielles, financières et sécuritaires pour les anciens dirigeants, la loi crée un climat de confiance propice à une transmission apaisée du pouvoir. Elle consacre ainsi une approche responsable de la gestion de l’alternance démocratique, considérée non comme une rupture, mais comme un processus normal et serein de la vie institutionnelle.</p>
<p>Par cette loi organique, la Guinée affirme son ambition de rejoindre le cercle des démocraties consolidées, où la protection du statut des anciens chefs d’État constitue un facteur essentiel de cohésion nationale. En favorisant la stabilité institutionnelle, en rassurant les dirigeants appelés à quitter leurs fonctions et en consacrant la primauté des institutions sur les rapports de force, le texte jette les bases d’une culture politique plus mature et durable. Il s’agit d’un jalon historique pour la République, porteur d’un message clair : l’alternance démocratique est non seulement possible, mais organisée, sécurisée et pleinement assumée au service de l’intérêt supérieur de la Nation.</p>
<p>La Guinée avance sous la vision éclairée du Président Bâtisseur !!!</p>
<p>Mohamed Clean Barry, journaliste</p>
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