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	<title>Opinions &#8211; Allure Info</title>
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		<title>Reconstruction de la route Kankan –Kissidougou : la CRIEF interpelée au sujet du contrat d’Ebomaf </title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 13:03:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ce qu’il conviendrait d’appeler désormais l’affaire EBOMAF, ressemble à s’y méprendre à un cold case financier qu’il va falloir remettre au goût du jour. En vue de démêler le vrai du faux.   C’est pourquoi il nous est venue l’intuition de rafraîchir la mémoire de la CRIEF, version Charles Wright, qui ne manque pas de panache, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="auto">Ce qu’il conviendrait d’appeler désormais l’affaire EBOMAF, ressemble à s’y méprendre à un cold case financier qu’il va falloir remettre au goût du jour. En vue de démêler le vrai du faux. </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">C’est pourquoi il nous est venue l’intuition de rafraîchir la mémoire de la CRIEF, version Charles Wright, qui ne manque pas de panache, dans son combat pour la reddition des comptes. Ce faisant, la question préjudicielle qui nous vient à l’esprit, en évoquant cette affaire est la suivante : comment EBOMAF s’est-elle fait la malle avec 185 millions d’euros, sans aucune contrepartie, dans le cadre d’un contrat public-privé de bitumage de la route nationale Kankan-Kissidougou en 2014, sous le magistère d’Alpha Condé ? Tel dans un polar d’Arsène Lupin.  </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Trois majors du BTP comme alternative pour sauver le projet</span></b><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Face au désarroi suscité par le départ précipité d’EBOMAF du site, sans aucune explication convaincante, les nouvelles autorités, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ont pris sur elle de remettre l’ouvrage sur le métier. En consentant de nouveau, un nouveau financement pour la construction de cette voie stratégique.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">C’est dans cet élan que les travaux de reconstruction de cette route reliant la ville de Kankan à la préfecture de Kissidougou ont été finalement confiés à trois majors du BTP guinéen, à savoir Guiter SA, BEGEC et GUICOPRESS, après la rebuffade d’EBOMAF, l’entreprise de l’homme d’affaire burkinabè, Mahamadou Bonkoungou.  </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">D’ailleurs, une mission du ministère des infrastructures conduite par le Directeur national des routes préfectorales était sur le chantier, la semaine, pour constater de visu l’état d’avancement des travaux.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Certes beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que le patron d’EBOMAF a tourné le dos à la Guinée, non sans avoir perçu la rondelette somme de 185 millions d’euros, en guise d’acompte sur les 305 millions d’euros prévus dans le contrat pour le projet de bitumage des 195 kilomètres de route.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Mais vu le grand émoi suscité au sein de l’opinion par les révélations autour de ce dossier brûlant, survenues au lendemain de la prise de pouvoir par le CNRD, cela mérite qu’on s’y attarde. Histoire de fureter des nouvelles relatives à la destination prise par les 185 millions d’euros du contribuable guinéen.  </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">La CRIEF l’ultime planche de salut</span></b><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Mieux vaut tard que jamais, nous apprend l’adage. Il ne serait donc pas excessif de vouloir demander des « comptes » au PDG d’EBOMAF, à travers la CRIEF, afin d’éclaircir les zones d’ombre qui persistent dans cette affaire de gros sous. Surtout que l’occasion fait le larron. Autant profiter de la ferme volonté affichée par le Chef de l’État, le Président Mamadi Doumbouya, de faire rendre gorge à tout cadre indélicat qui se hasarderait à pomper le fric du contribuable. Avec comme levier une CRIEF dopée à l’adrénaline, dont le procureur spécial ne manque nullement de panache.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Loin de nous tout procès d’intention, sans vouloir jouer non plus les procureurs, il est tout de même loisible pour nous de nous interroger sur la manière dont ce tronçon a été laissé en jachère après le décaissement d’un tel montant qui donne le tournis.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Sans oublier la violente charge livrée par Mahamadou Bonkoungou contre l’ex-président Alpha Condé, au lendemain de l’éviction de ce dernier du pouvoir.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Le PDG d’EBOMAF qui était face à un parterre de journalistes triés sur le volet, a saisi l’opportunité pour le dindon de la farce dans ce dossier. Alors qu’il est soupçonné d’avoir entourloupé l’État guinéen, Bonkoungou en homme d’affaire averti, et rompu dans les épreuves de force, a plutôt brandi une ardoise de 20 millions d’euros que Conakry lui restait devoir. Dans le cadre de prestations portant sur l’affrètement d’un jet de sa compagnie de transport aérienne dénommée Liza transport.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Dans ce contexte, les 185 millions d’euros à lui versés, passeraient par perte et profit, au grand dam du contribuable guinéen.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Dans son inventaire à charge, l’homme d’affaire burkinabè a surtout mis l’accent sur le non-versement par le gouvernement d’Alpha Condé des « 500 millions d’euros » comme garantie devant servir à convaincre les bailleurs de fonds dans la mobilisation des fonds de financement des travaux. Qu’il accuse de n’avoir pas ainsi honoré son engagement à son égard dans leur fameux contrat. En ne lui remettant que 65 millions d’euros.  </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Jusque-là aucune autre version n’est venue confirmer ou infirmer ce discours à sens unique.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Raison pour laquelle certains observateurs pensent que le moment est venu d’éclairer la lanterne des Guinéens sur cette affaire. Afin de savoir qui de Bonkoungou et de l’Etat guinéen resterait devoir à l’autre.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto"> </span><b><span data-contrast="auto">Ousmane Sylla </span></b><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
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		<title>Recrutement, intégration et rétention des enseignants : rôles des parties prenantes de la base au sommet</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/10/24/recrutement-integration-et-retention-des-enseignants-roles-des-parties-prenantes-de-la-base-au-sommet/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 07:37:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Depuis 2024, le Gouvernement guinéen, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, a engagé un processus de recrutement d’enseignants pour l’ensemble des sous-secteurs de l’éducation et de la formation (éducation nationale, enseignement technique et formation professionnelle, enseignement supérieur et recherche scientifique). A l’horizon 2027, c’est environ 23 000 enseignants qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2024, le Gouvernement guinéen, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, a engagé un processus de recrutement d’enseignants pour l’ensemble des sous-secteurs de l’éducation et de la formation (éducation nationale, enseignement technique et formation professionnelle, enseignement supérieur et recherche scientifique). A l’horizon 2027, c’est environ 23 000 enseignants qui seront mis à la disposition de ce secteur si crucial pour le développement du pays, surtout, à un moment où la Guinée a davantage besoin de cadres compétents et compétitifs pour la mise en œuvre du programme SIMANDOU 2040.</p>
<p>Cette démarche qui consiste à recruter plus d’enseignants pour combler le déficit, notamment en zone rurale, est à la fois salutaire et salvatrice pour le système éducatif car une école sans enseignant est appelée à disparaître. Mais, recruter de nouveaux enseignants est une chose, œuvrer pour leur intégration effective et leur rétention en est une autre. Tel a toujours été le problème majeur du secteur de l’éducation et de la formation en Guinée. Beaucoup d’agents n’y viennent pas par conviction et par profession. Ils sont juste à la recherche de numéros matricules leur conférant le statut de fonctionnaire de l’Etat afin de transiter vers d’autres départements ministériels à la quête de meilleures conditions de vie ; parfois, de l’argent facile (enrichissement illicite). Ceux qui restent, cherchent à tout prix une mutation vers Conakry et le Grand Conakry, voire, tout au plus, dans la région de Kindia.</p>
<p>La question est donc de savoir : comment réussir l’intégration effective et la rétention des nouveaux enseignants ?</p>
<p>En effet, pour faciliter l’intégration effective et la rétention des enseignants dans le système d’une part et en milieu rural d’autre part, je propose quatre principales solutions à savoir :</p>
<p>1. Redorer l’image du métier d’enseignant en améliorant autant que possible les conditions de vie des enseignants afin qu’ils recouvrent leur notoriété d’antan ;</p>
<p>2. Elaborer un plan de carrière du corps professoral pour une meilleure objectivité dans la promotion des agents et pour favoriser le développement professionnel des enseignants dans le temps ;</p>
<p>3. Améliorer les conditions de travail des enseignants à travers le financement des activités d’innovation, les voyages d’étude, les cours de renforcement ou des suivis personnalisés ainsi que la réduction des effectifs d’élèves (ratio élèves/classe raisonnable) ;</p>
<p>4. Reconnaître et célébrer les meilleurs pour combler l’un des besoins supérieurs de tout être humain : la reconnaissance.</p>
<p>Pour y arriver, chaque acteur de la communauté éducative doit pleinement jouer son rôle :</p>
<p>-les chefs d’établissements scolaires : accueil des nouveaux enseignants (événement), mise à disposition des matériels pédagogiques, répertoriage des besoins de formation, encadrement rapproché continu, protection contre toutes formes de violences, implication dans la vie de l’école (activités culturelles, sportives, administratives et pédagogiques de l’établissement) ;</p>
<p>-les enseignants chevronnés : coaching, assistance dans la préparation des cours (conseils pédagogiques, groupes techniques, cercles de qualité) ;</p>
<p>-les élèves : faire preuve de bonne conduite envers leurs enseignants et de sérieux dans les études ;</p>
<p>-les communautés bénéficiaires : loger, nourrir (aménagement de champs, dons de vivres,&#8230;), intégrer socialement les enseignants (liens du mariage par exemple, assistance sociale,&#8230;) ;</p>
<p>-les APEAE/CDE/ONG/Syndicats de l’éducation : Prise en compte des aspects pédagogiques dans les plans de développement de l’école (PDE) et autres projets éducatifs (cas des intervenants externes), appui à la valorisation du métier d’enseignant ;</p>
<p>-les services déconcentrés et décentralisés de l’Etat (Gouvernorats, Préfectures, Sous-préfectures, Mairies, IREA-ETFP, DPEA-ETFP : Mobilisation de ressources locales, suivi régulier, formation, appui à la valorisation du métier d’enseignant ;</p>
<p>-l’Inspection Générale de l’Education (IGE) : inspection, coaching et sanction (positive ou négative) ;</p>
<p>-le Gouvernement : mobilisation de ressources financières conséquentes en faveur de l’éducation, allocation d’au moins 20% du BND au secteur conformément aux engagements internationaux, construction de logements sociaux en faveur, particulièrement, de cette corporation, allocation de vivres,&#8230; ;</p>
<p>-les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) : prise en compte de la question enseignante dans les projets et programmes éducatifs ;</p>
<p>-les chercheurs : s&rsquo;intéresser aux pratiques de classe, aux profils des enseignants et à leurs conditions de vie.</p>
<p>Cette liste de parties prenantes est loin d’être exhaustive. Nous voulons, à travers cette analyse, attirer l’attention de la communauté éducative sur le rôle si crucial et incontournable de chaque acteur pour une meilleure intégration et une rétention durable des nouveaux enseignants. Ces derniers restent et demeurent le maillon le plus important de tout système éducatif. Plus ils sont à l’aise, plus ils mènent de meilleures conditions de vie et de travail, plus ils seront motivés et, plus les enseignements et apprentissages seront de qualité.</p>
<p>De louables efforts ont été déjà fournis par l’Etat, notamment en termes de couverture sociale avec la prise en charge sanitaire à hauteur de 80% et la valorisation des primes.</p>
<p>Que chacun joue donc son rôle pour une «éducation équitable, inclusive et de qualité» en République de Guinée.</p>
<p>Aboubacar Mandela CAMARA<br />
Sociologue, Expert-Consultant en gouvernance des systèmes éducatifs<br />
Formateur en leadership scolaire, Spécialiste des questions de genre dans l’éducation et Auteur</p>
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		<title>Dette intérieure : quand l’emprunt transforme (Tribune)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 14:09:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les statistiques publiées par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) témoignent du poids important du Budget national de développement (BND) dans le financement des marchés publics, même si sa part est passée de 92 % en 2023 à 58 % en 2025. Elles révèlent également la place prépondérante des marchés de travaux, dont la [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Les statistiques publiées par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) témoignent du poids important du Budget national de développement (BND) dans le financement des marchés publics, même si sa part est passée de 92 % en 2023 à 58 % en 2025. Elles révèlent également la place prépondérante des marchés de travaux, dont la part dans la valeur totale des marchés est passée de 67 % à 73 % sur la même période.</strong></p>
<p>Au regard de ces chiffres, deux questions s’imposent : comment s’assurer que des ressources aussi importantes produisent, à travers les projets qu’elles financent, les résultats attendus et contribuent à améliorer nos conditions de vie ? Comment faire en sorte que les modes de financement retenus génèrent eux-mêmes des effets multiplicateurs sur notre économie ? Les réponses sont peut-être plus liées qu’il n’y paraît. Elles invitent à examiner non seulement la qualité des projets, mais aussi leur financement, leur exécution et leurs retombées économiques.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-41145" src="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261023_105946_All-PDF-Reader.webp" alt="" width="663" height="345" srcset="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261023_105946_All-PDF-Reader.webp 663w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261023_105946_All-PDF-Reader-300x156.webp 300w" sizes="(max-width: 663px) 100vw, 663px" /></p>
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</div>
<p><strong>La commande publique et la gestion de projets : binôme inséparable</strong></p>
<p>J’estime que la commande publique est un levier de transformation économique de par sa faculté à irriguer le secteur privé en financement et en technologie. Mais cette contribution ne se mesure pas uniquement au nombre de marchés attribués ou aux montants décaissés.</p>
<p>Elle dépend d’abord du choix des projets. En Guinée, où les besoins sont considérables, un projet doit passer le test de son impact économique et social tout en laissant la porte ouverte à des projets politiques. Sa sélection doit aussi tenir compte de la complémentarité avec d’autres investissements ainsi que des capacités d’exécution. La route nationale no1 (RN1) reliant Conakry à N’Zérékoré, par exemple, ne vaut pas tant par ses kilomètres que par les zones de production qu’elle dessert et les marchés qu’elle relie. Les études préalables, la préparation technique et l’anticipation des coûts d’exploitation sont donc essentielles.</p>
<p>Mais la contribution économique d’un projet commence avant sa mise en service. Sa réalisation mobilise entreprises contractantes, travailleurs et fournisseurs. Selon les conditions d’attribution et d’exécution des marchés, elle peut renforcer les capacités des entreprises nationales et soutenir l’activité économique.</p>
<p>Il faut ainsi distinguer les retombées immédiates de la dépense, notamment sur l’emploi et les entreprises, de ses effets plus durables sur la productivité, les coûts de production et l’investissement privé. L’efficacité de la dépense publique dépend de sa capacité à produire ces deux types de résultats.</p>
<p><strong>La dette intérieure et les banques : une autre dimension de cette efficacité</strong></p>
<p>Cette réflexion prend une importance particulière alors que la Guinée diversifie ses instruments de financement. En septembre 2026, l’État a lancé une nouvelle émission obligataire intérieure de 2 500 milliards de francs guinéens, sur cinq ans, au taux annuel de 11 %. Cette démarche s’inscrit dans une tendance observée ailleurs en Afrique. En 2025, le Sénégal a notamment lancé un emprunt obligataire de 300 milliards de FCFA (environ 516 millions de dollars US) sur le marché financier régional de l’UEMOA pour soutenir ses priorités d’investissement. Le Nigéria a recouru à plusieurs reprises à des sukuk souverains nationaux pour financer des infrastructures, à commencer par une émission de 100 milliards de nairas (environ 300 millions de dollars US) destinée à 25 projets routiers en 2017.</p>
<p>Ces initiatives témoignent de la place croissante des marchés financiers domestiques et régionaux dans le financement des États africains, dans un contexte de recherche de réduction du risque de change, de la dépendance aux investisseurs internationaux, mais aussi de développement des marchés de capitaux domestiques, de leur nécessaire intégration et du renforcement de la souveraineté financière de l’Afrique.</p>
<p>Elles soulèvent néanmoins une question commune : comment faire en sorte que la mobilisation de l’épargne contribue à la fois au financement des investissements publics, au développement des marchés financiers et à celui du secteur privé ?</p>
<p>Le recours à l’épargne nationale peut soutenir l’investissement et contribuer au développement du marché financier intérieur. Mais le financement a lui aussi des effets économiques. Son coût, sa durée et ses modalités doivent être adaptés aux projets financés. Il soulève également la question du rôle des banques. Selon le Fonds monétaire international, leur exposition au secteur public guinéen est passée d’environ 15 % de leurs actifs en 2014 à près de 30 % fin 2023. Cette évolution mérite attention car une concentration croissante des ressources bancaires sur l’État peut réduire les possibilités de financement des entreprises. Toutefois, cette tendance pourrait être nuancée par le développement, certes encore embryonnaire, de sociétés de capital-risque et d’investissement qui viendraient diversifier les sources de financement de notre économie.</p>
<p>À cet effet d’éviction peut s’ajouter une double exposition : une même banque peut détenir des titres publics et financer une entreprise dont le remboursement dépend des paiements de l’État. Un retard de règlement fragilise alors la trésorerie du fournisseur, puis potentiellement le bilan bancaire. L’entreprise subit une double pression : un besoin accru de fonds de roulement et un crédit plus rare si l’État absorbe déjà une part croissante des ressources bancaires. L’enjeu dépasse donc le montant emprunté : la qualité de la dépense et les délais de paiement peuvent amplifier ou atténuer cette pression. Gestion de la dette, des investissements publics, commande publique et supervision bancaire doivent donc être pensés ensemble. Une chaîne économique bien conduite renforce les entreprises, soutient le crédit et élargit l’assiette fiscale.</p>
<p>Le véritable test de la dette intérieure est de savoir si elle entretient et renforce la confiance, la liquidité et l’activité économique, créant les conditions de son remboursement.</p>
<p>Malado Kaba est économiste et administratrice de plusieurs entreprises. Ancienne ministre de l’Économie et des Finances de Guinée, elle est la fondatrice de Falémé Conseil, un cabinet spécialisé dans le contenu local et l’analyse de données qui accompagne entreprises et institutions dans leur croissance en Afrique.</p>
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		<title>Kabiné Komara exprime sa compassion après le décès de l&#8217;ancien Premier ministre Sidya Touré et révèle ses liens avec lui</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/09/27/kabine-komara-exprime-sa-compassion-apres-le-deces-de-lancien-premier-ministre-sidya-toure-et-revele-ses-liens-avec-lui/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 11:35:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L&#8217;annonce du décès de notre ancien Premier ministre SidyaTouré a déclenché une avalanche d&#8217;expressions de compassion et de témoignages poignants sur la carrière et le rôle politique de ce grand serviteur de l&#8217;État. Le fait que le Gouvernement ait publié un communiqué officiel vient donner une résonance plus juste à l&#8217;émotion de toute la Nation. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="s3"><span class="s4">L&rsquo;annonce du décès de notre ancien Premier ministre </span><span class="s4">Sidya</span><span class="s4">Touré a déclenché une avalanche d&rsquo;expressions de compassion et de témoignages poignants sur la carrière et le rôle politique de ce grand serviteur de l&rsquo;État.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">Le fait que le Gouvernement ait publié un communiqué officiel vient donner une résonance plus juste à l&rsquo;émotion de toute la Nation.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">Pour ma part, mes relations avec M. </span><span class="s4">Sidya</span><span class="s4"> remontent à l&rsquo;année 1990, au moment où il était Directeur de cabinet à la Primature ivoirienne. Je revenais d&rsquo;un séminaire organisé à Yamoussoukro, auquel j&rsquo;avais été convié par le cabinet du Premier ministre Alassane Ouattara, lorsqu&rsquo;il m&rsquo;invita chez lui. Il s&rsquo;engagea à me soutenir, avec son ami </span><span class="s4">Yomba</span> <span class="s4">Kandé</span><span class="s4">, pour que je sois nommé Administrateur suppléant de la Banque africaine de développement (BAD), alors dirigée par M. </span><span class="s4">Babacar</span><span class="s4"> Ndiaye. Ce qui fut fait.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">J&rsquo;ai donc toujours gardé un devoir de gratitude envers lui. Mieux, j&rsquo;ai continué à me servir de cette gratitude chaque fois que cela était nécessaire.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">Ainsi, lorsque je fus nommé Premier ministre par le Capitaine Moussa </span><span class="s4">Dadis</span><span class="s4">, je m&rsquo;appuyais sur sa grande expertise pour l&rsquo;élaboration du programme d&rsquo;urgence du pays en matière d&rsquo;électricité.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">Plus récemment, je me permettais, avec une fraternelle franchise, de le solliciter à Abidjan, où il s&rsquo;était établi, pour qu&rsquo;il prête une oreille attentive aux démarches du Premier ministre Bernard </span><span class="s4">Goumou</span><span class="s4"> dans sa délicate mission de réunir les différents acteurs politiques autour d&rsquo;un dialogue fécond, susceptible de permettre une sortie consensuelle de la période de transition entamée depuis septembre 2021.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">Comme le reconnaissent tous les témoignages rendus sur le riche parcours du Premier ministre </span><span class="s4">Sidya</span><span class="s4"> Touré, il fut un homme d&rsquo;une grande compétence, qui avait espéré accéder à la magistrature suprême du pays pour y imprimer une marque à la hauteur de ses convictions.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">En ce jour du 25 septembre 2026, il vient de tirer sa révérence, nous devançant tous vers là où nous finirons, tôt ou tard.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">En cette triste occasion, je présente mes condoléances les plus émues à sa famille, aux militants de son parti, l&rsquo;UFR, à tous ceux qui l&rsquo;ont côtoyé en Côte d&rsquo;Ivoire et en Guinée, ainsi qu&rsquo;au peuple guinéen tout entier.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">J&rsquo;implore le Tout-Puissant et Miséricordieux Créateur de réserver à son âme une place de choix dans Son Paradis céleste. Amen.</span></p>
<p class="s3"><span class="s4"> </span></p>
<p class="s3"><span class="s4">Kabiné</span> <span class="s4">Komara</span></p>
<p class="s3"><span class="s4">Ancien Premier ministre de Guinée</span></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Atteintes à l&#8217;institution présidentielle, la loi guinéenne rappelle les limites de la liberté d&#8217;expression (Tribune)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/09/26/atteintes-a-linstitution-presidentielle-la-loi-guineenne-rappelle-les-limites-de-la-liberte-dexpression-tribune/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 17:40:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En Guinée, la liberté d&#8217;expression est un droit fondamental garanti par la Constitution, notamment en son article 19. Toutefois, ce droit s&#8217;exerce dans un cadre légal précis, qui impose à chacun le respect de l&#8217;honneur, de la dignité et des institutions de la République. À ce titre, la loi guinéenne est formelle : les injures, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En Guinée, la liberté d&rsquo;expression est un droit fondamental garanti par la Constitution, notamment en son article 19. Toutefois, ce droit s&rsquo;exerce dans un cadre légal précis, qui impose à chacun le respect de l&rsquo;honneur, de la dignité et des institutions de la République. À ce titre, la loi guinéenne est formelle : les injures, mensonges, diffamations et calomnies visant le Président de la République constituent des infractions pénales et exposent leurs auteurs à des sanctions sévères.</p>
<p>Le Président de la République, en tant que première institution de l&rsquo;État et symbole de l&rsquo;unité nationale, bénéficie d&rsquo;une protection juridique spécifique. La Constitution, complétée par le Code pénal (loi n°2016/059/AN) et les lois en vigueur, prévoit des dispositions particulières contre toute offense, injure ou calomnie dirigée à son encontre, notamment aux articles 658 à 663 et 693, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;article 659 qui vise spécifiquement les discours, écrits ou images portant atteinte à sa dignité. Ces textes visent à préserver la stabilité institutionnelle, l&rsquo;autorité de l&rsquo;État et le respect dû aux fonctions républicaines.</p>
<p>Selon le Code pénal guinéen, et plus précisément ses articles 363 à 366, la diffamation se définit comme toute allégation ou imputation d&rsquo;un fait portant atteinte à l&rsquo;honneur ou à la considération d&rsquo;une personne ou d&rsquo;une institution. L&rsquo;injure, quant à elle, repose sur des propos outrageants ou méprisants ne contenant pas l&rsquo;imputation d&rsquo;un fait précis. Dans les deux cas, la loi prévoit des peines d&rsquo;amende et d&#8217;emprisonnement, lesquelles peuvent être aggravées lorsque les faits visent une autorité publique ou une institution de la République.</p>
<p>Plus grave encore, la calomnie, c&rsquo;est-à-dire la dénonciation volontairement mensongère d&rsquo;un fait faux dans l&rsquo;intention de nuire, constitue un délit pénal à part entière. La justice guinéenne considère cette infraction comme une atteinte sérieuse à l&rsquo;ordre public et à la crédibilité des institutions, justifiant des sanctions exemplaires.</p>
<p>À l&rsquo;heure où les réseaux sociaux et les tribunes publiques amplifient la portée des propos, les autorités rappellent que critiquer une politique publique ou exprimer une opinion relève du débat démocratique, mais que propager des mensonges, des insultes ou des accusations infondées franchit la ligne rouge tracée par la loi.</p>
<p>Cet avertissement s&rsquo;adresse à tous : nul n&rsquo;est au-dessus de la loi, et la liberté d&rsquo;expression ne saurait servir de prétexte à la diffamation ou à l&rsquo;atteinte à la dignité du Chef de l&rsquo;État. En République, le respect des institutions n&rsquo;est pas une option, mais une exigence légale et citoyenne.</p>
<p>Mohamed KONATE</p>
<p>SEA &#8211; ANLC &#8211; PBG/ Présidence de la République de Guinée</p>
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		<title>Le spectacle de la honte à New York, ou l&#8217;incompréhensible dérive d&#8217;une poignée de compatriotes (Tribune)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/09/24/le-spectacle-de-la-honte-a-new-york-ou-lincomprehensible-derive-dune-poignee-de-compatriotes-tribune/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 22:05:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Fil d'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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					<description><![CDATA[Pendant que le Président de la République, Général Mamadi Doumbouya, portait avec dignité la voix de la Guinée à la tribune de la 81ème Assemblée générale des Nations Unies, un autre spectacle se jouait à quelques encablures de là, devant l&#8217;hôtel abritant la délégation guinéenne. Un attroupement de compatriotes, visiblement galvanisés et surexcités, a choisi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant que le Président de la République, Général Mamadi Doumbouya, portait avec dignité la voix de la Guinée à la tribune de la 81ème Assemblée générale des Nations Unies, un autre spectacle se jouait à quelques encablures de là, devant l&rsquo;hôtel abritant la délégation guinéenne. Un attroupement de compatriotes, visiblement galvanisés et surexcités, a choisi ce moment précis, celui où notre pays s&rsquo;exprimait devant le concert des nations pour se livrer à des scènes d&rsquo;hostilité que rien, dans notre tradition politique la plus élémentaire, ne saurait justifier.</p>
<p>Disons-le sans détour : que des Guinéens, où qu&rsquo;ils se trouvent, expriment leur désaccord avec la gouvernance de leur pays relève d&rsquo;un droit imprescriptible. Aucune œuvre humaine n&rsquo;est parfaite, et celle du Général Doumbouya n&rsquo;échappe pas à cette règle. Les critiques sur la gestion du pouvoir, sur les libertés publiques, sur le sort réservé à certains opposants, méritent d&rsquo;être entendues, débattues, et le cas échéant corrigées. Une démocratie mûre ne craint pas la contradiction ; elle s&rsquo;en nourrit.</p>
<p>Qu&rsquo;on me comprenne bien : je ne nie ni la réalité des disparitions dénoncées, ni les motifs profonds qui ont poussé une partie de la diaspora à se mobiliser à New York, ni même son droit imprescriptible à le faire. Ce n&rsquo;est donc pas le fond de leur indignation, ni la légitimité d&rsquo;un contentieux réel avec le pouvoir de Conakry, que je conteste ici. Ce que je dénonce, c&rsquo;est le contexte choisi pour l&rsquo;exprimer, au moment précis où le Chef de l&rsquo;État devait se rendre à la tribune de l&rsquo;ONU, la méthode employée qui a viré à l&rsquo;entrave physique et à la provocation, ainsi que certains propos d&rsquo;une hostilité inquiétante que l&rsquo;on peut entendre dans les vidéos qui circulent depuis, et qui n&rsquo;ont plus rien à voir avec une revendication politique.</p>
<p>Mais il y a une différence de nature, et non simplement de degré, entre contester une politique et s&rsquo;en prendre à la personne du Chef de l&rsquo;État. Il y a un abîme entre brandir une pancarte pacifique devant le siège des Nations Unies pour dire son désaccord, et chercher délibérément à empêcher le Président de la République et avec lui toute une délégation officielle, symbole de la souveraineté nationale de quitter son hôtel pour honorer un rendez-vous diplomatique attendu par le monde entier. Le premier geste est un acte citoyen. Le second frôle l&rsquo;inqualifiable, et confine à une forme d&rsquo;agression contre l&rsquo;institution présidentielle elle-même, quel qu&rsquo;en soit le titulaire.</p>
<p>Car c&rsquo;est bien là que le bât blesse. Ce n&rsquo;était pas, dans son expression la plus visible, une critique de politiques publiques que scandaient ces compatriotes énervés. C&rsquo;était une hostilité tournée contre l&rsquo;homme, contre sa personne, dans un déchaînement qui n&rsquo;honore ni ceux qui s&rsquo;y sont livrés, ni la cause qu&rsquo;ils prétendent défendre. On ne construit rien de solide sur la haine d&rsquo;un individu. On ne sert aucune démocratie en cherchant à humilier, sur une terre étrangère et devant les caméras du monde entier, celui qui, l&rsquo;espace d&rsquo;un discours, incarnait la Guinée tout entière.</p>
<p>Il n&rsquo;est un secret pour personne que cette agitation survient dans un contexte particulier, marqué par l&#8217;empêchement du principal opposant guinéen de rallier New York, et par un appel à mobilisation lancé par des formations proches de l&rsquo;opposition en exil. Que ces compatriotes soient meurtris, en colère, ou en désaccord profond avec les choix opérés par les autorités de Conakry, on peut le comprendre. Mais la colère, aussi légitime soit-elle dans son principe, ne dispense pas du discernement. Elle ne doit jamais se transformer en un règlement de comptes personnel qui, au final, ne nuit qu&rsquo;à l&rsquo;image du pays tout entier, le nôtre, celui que ces mêmes manifestants prétendent aimer.</p>
<p>Qu&rsquo;on y songe un instant : quelle image renvoyons-nous au monde lorsque des Guinéens, réunis sur le sol américain, se donnent en spectacle contre leur propre Chef d&rsquo;État au moment même où celui-ci défend, devant l&rsquo;Assemblée générale, le récit d&rsquo;une Guinée qui avance, qui bâtit, qui organise ses scrutins sans incident et finance elle-même ses infrastructures ? Ce contraste est cruel, et il ne profite à personne, ni à la Guinée, ni même, à terme, à la cause de ceux qui manifestaient.</p>
<p>Des images, abondamment relayées sur les réseaux sociaux, montreraient des manifestants pourchassant un véhicule et projetant des bouteilles, tandis que la police new-yorkaise tentait de contenir la foule devant le Waldorf-Astoria, l&rsquo;établissement où séjournait la délégation guinéenne. Si ces scènes méritent d&rsquo;être vérifiées et confirmées par des sources indépendantes avant toute affirmation définitive, leur simple évocation suffit à mesurer le degré de dérive auquel peut conduire une colère mal canalisée. Un attroupement hostile devant un établissement hôtelier de cette envergure, dans l&rsquo;une des artères les plus surveillées de Manhattan, n&rsquo;est pas un acte anodin : il expose ses auteurs à des poursuites judiciaires américaines, ternit durablement l&rsquo;image de la communauté guinéenne tout entière aux yeux de leurs hôtes, et risque de rejaillir, par ricochet, sur la réputation d&rsquo;un pays qui n&rsquo;a nul besoin qu&rsquo;on ajoute à ses défis une image de désordre importé depuis l&rsquo;étranger. Ce n&rsquo;est pas ainsi que l&rsquo;on sert la Guinée, même celle que l&rsquo;on voudrait voir gouvernée autrement.</p>
<p>Qu&rsquo;on procède, en toute honnêteté intellectuelle, à un exercice de comparaison : la Guinée d&rsquo;il y a dix ou quinze ans, et la Guinée de ces cinq dernières années. Qu&rsquo;on mesure objectivement le chemin parcouru sur le plan des infrastructures, de la stabilité macroéconomique, de la conduite d&rsquo;un cycle électoral complet sans financement extérieur. Ce bilan, contestable dans certains de ses aspects comme toute action publique, n&rsquo;autorise en rien le mépris affiché à l&rsquo;endroit de l&rsquo;institution présidentielle. Il invite au contraire à un débat exigeant, respectueux, digne, pas à des scènes d&rsquo;hystérie collective devant un hôtel new-yorkais.</p>
<p>La République ne se protège pas seulement par des lois ; elle se protège aussi par la retenue, la dignité et le sens de la mesure de ceux qui la composent, où qu&rsquo;ils vivent. Le Président de la République, quel que soit le jugement que l&rsquo;on porte sur son bilan, demeure une institution. La combattre par les urnes, par le débat, par la plume ou par la tribune pacifique est un droit sacré. La combattre par l&rsquo;invective, par l&rsquo;intimidation physique, par une hostilité qui frôle l&rsquo;appel à l&rsquo;insurrection, n&rsquo;est pas de l&rsquo;opposition : c&rsquo;est un dévoiement dangereux qui n&rsquo;honore ni notre démocratie naissante, ni notre nation.</p>
<p>Puisse cette mésaventure servir de leçon. La Guinée a besoin de contradicteurs exigeants, pas d&rsquo;apatrides de circonstance prêts à sacrifier l&rsquo;image du pays sur l&rsquo;autel d&rsquo;une rancune personnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Joachim Baba Millimouno</p>
<p>Politologue, Consultant en Gouvernance, Politiques Publiques et Communication institutionnelle</p>
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		<title>Salubrité publique : l&#8217;indépendance commence devant notre porte</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/09/21/salubrite-publique-lindependance-commence-devant-notre-porte/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 16:15:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;approche du 2 octobre, on parle volontiers de souveraineté, de fierté nationale, de drapeau. Mais une nation indépendante se mesure aussi à la manière dont ses citoyens habitent leur cadre de vie. Que valent les discours sur la dignité si l&#8217;on marche, chaque matin, sur des montagnes d&#8217;ordures ? Le drame de la décharge [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l&rsquo;approche du 2 octobre, on parle volontiers de souveraineté, de fierté nationale, de drapeau. Mais une nation indépendante se mesure aussi à la manière dont ses citoyens habitent leur cadre de vie. Que valent les discours sur la dignité si l&rsquo;on marche, chaque matin, sur des montagnes d&rsquo;ordures ?</p>
<p>Le drame de la décharge de Dar-es-Salam, il y a quelques semaines, nous a rappelé une vérité brutale : l&rsquo;accumulation des déchets n&rsquo;est pas un simple problème d&rsquo;esthétique. C&rsquo;est un danger de mort. Tricycles surchargés garés sur les trottoirs, tas d&rsquo;immondices au pied des poteaux et des commerces, caniveaux obstrués par des bouteilles plastiques : ces images ne sont pas celles d&rsquo;une fatalité. Elles sont le résultat de milliers de gestes quotidiens que nous avons tous cessé de questionner.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-39978" src="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.35-1.jpeg" alt="" width="1280" height="795" srcset="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.35-1.jpeg 1280w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.35-1-300x186.jpeg 300w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.35-1-1024x636.jpeg 1024w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.35-1-768x477.jpeg 768w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.35-1-750x466.jpeg 750w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.35-1-1140x708.jpeg 1140w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p>Je ne dresserai pas ici un procès de plus contre les autorités. Elles ont leur part, et je la rappellerai. Mais la science politique enseigne une chose simple : aucune politique publique ne survit à l&rsquo;indifférence des citoyens. Le meilleur camion de ramassage ne sert à rien si le caniveau sert de poubelle. La meilleure loi reste lettre morte si chacun se dit : « ce n&rsquo;est pas mon affaire ».</p>
<p>Qui jette le sachet plastique dans le caniveau ? Nous. Qui le retrouve, quelques semaines plus tard, dans les eaux de ruissellement qui inondent nos quartiers ? Nous. Qui, par ses constructions anarchiques sur les voies d&rsquo;écoulement, aggrave les inondations ? Encore nous.</p>
<p>La citoyenneté commence là : reconnaître que le désordre collectif est la somme de nos négligences individuelles.</p>
<p>Ces drames ne sont pas une fatalité : ils sont la conséquence directe de comportements que nous tolérons et d&rsquo;un système de gestion des déchets encore fragile. Or, toute cause identifiée appelle un remède précis. Pour y parvenir, je suggère que l&rsquo;Assemblée nationale vote une loi portant criminalisation du jet d&rsquo;ordures dans les caniveaux et les espaces non autorisés, que chaque citoyen s&rsquo;abonne à une PME de collecte, que les autorités subventionnent directement ces entreprises, et que soient construites des unités de transformation des déchets. Car c&rsquo;est en agissant à la fois sur les comportements, sur le service de collecte et sur le traitement final que nous romprons durablement le cycle de l&rsquo;insalubrité.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-39977" src="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36.jpeg" alt="" width="1280" height="845" srcset="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36.jpeg 1280w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-300x198.jpeg 300w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1024x676.jpeg 1024w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-768x507.jpeg 768w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-750x495.jpeg 750w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1140x753.jpeg 1140w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p><strong>1. Une loi dissuasive. </strong><br />
Jeter des déchets dans les caniveaux et les espaces non autorisés ne peut plus être toléré comme un simple manque de civisme. C&rsquo;est pourquoi il faut un cadre légal clair, avec des sanctions graduées, connues de tous et réellement appliquées. Une loi dissuasive n&rsquo;est pas une punition : c&rsquo;est une protection pour la vie de chacun.</p>
<p><strong>2. L&rsquo;abonnement à une PME de collecte. </strong><br />
Parce que le dépôt sauvage naît là où le service fait défaut, chaque ménage, chaque commerce, chaque établissement doit adhérer à un service de pré-collecte. Ces petites entreprises, souvent portées par des jeunes, font le travail que d&rsquo;autres évitent. Les payer, c&rsquo;est reconnaître un métier et refuser l&rsquo;entassement dans la rue. Le service a un coût, mais l&rsquo;insalubrité en a un bien plus lourd : maladies, inondations, vies perdues.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-39976" src="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1.jpeg" alt="" width="1280" height="853" srcset="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1.jpeg 1280w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1-300x200.jpeg 300w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1-1024x682.jpeg 1024w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1-768x512.jpeg 768w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1-750x500.jpeg 750w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-1-1140x760.jpeg 1140w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p><strong>3. Un soutien direct aux PME du secteur. </strong><br />
Afin que ces acteurs ne s&rsquo;épuisent plus, j&rsquo;invite les autorités à subventionner directement les entreprises de collecte, de ramassage et de tri. Sans équipements, sans carburant, sans accès à des sites de dépôt accessibles, elles ne peuvent tenir la cadence, et les tas se forment. Investir dans la chaîne de collecte, c&rsquo;est investir dans la santé publique et dans l&#8217;emploi des jeunes.</p>
<p><strong>4. Transformer les déchets plutôt que les entasser. </strong><br />
Puisque ce que l&rsquo;on ne traite pas finit toujours par s&rsquo;accumuler, le nouveau site de Baritodé, en cours d&rsquo;aménagement pour accueillir les déchets de Dar-es-Salam et d&rsquo;autres sites de Conakry, offre une opportunité historique. Qu&rsquo;il ne devienne pas une décharge de plus, déplacée à quelques kilomètres. Qu&rsquo;il accueille des unités de tri, de recyclage, de valorisation organique et énergétique. Bien gérés, les déchets créent des emplois, du compost, de la matière première. Mal gérés, ils tuent.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-39975" src="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-2.jpeg" alt="" width="853" height="1280" srcset="https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-2.jpeg 853w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-2-200x300.jpeg 200w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-2-682x1024.jpeg 682w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-2-768x1152.jpeg 768w, https://allureinfo.net/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-21-at-14.01.36-2-750x1125.jpeg 750w" sizes="(max-width: 853px) 100vw, 853px" /></p>
<p>Chacun peut commencer aujourd&rsquo;hui : séparer ses déchets, ne plus rien jeter dans les caniveaux, s&rsquo;abonner à un service de collecte, alerter le quartier et la mairie sur les dépôts sauvages, refuser de construire là où l&rsquo;eau doit passer. La sécurité de tous commence par des gestes responsables.<br />
Les pères de l&rsquo;indépendance ont choisi la dignité. À nous de la faire vivre dans nos rues, nos quartiers, nos marchés. Une Guinée propre n&rsquo;est pas un luxe : c&rsquo;est la condition d&rsquo;une Guinée qui protège ses enfants et respecte ses citoyens. L&rsquo;État doit faire sa part, et il la fait avec la vision de refondation portée par le Chef de l&rsquo;État. Mais cette vision ne se réalisera que si chacun de nous devient, à son niveau, un acteur de la salubrité publique.</p>
<p>Cette semaine de l&rsquo;indépendance, prenons un engagement simple : que plus aucun Guinéen ne perde la vie à cause de nos ordures.</p>
<p><strong>Joachim Baba Millimouno, politologue</strong></p>
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		<title>Programme Simandou 2040 : la Guinée doit-elle dépenser maintenant l’argent issu du projet minier Simandou ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 08:40:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avec l’entrée de la Guinée dans une nouvelle phase de son histoire minière et économique, une question devient centrale : que faire des revenus générés par le projet minier Simandou ? Cette question dépasse la simple gestion budgétaire. Elle soulève un enjeu majeur de politique économique : comment transformer une ressource minière épuisable en une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec l’entrée de la Guinée dans une nouvelle phase de son histoire minière et économique, une question devient centrale : que faire des revenus générés par le projet minier Simandou ?</p>
<p>Cette question dépasse la simple gestion budgétaire. Elle soulève un enjeu majeur de politique économique : comment transformer une ressource minière épuisable en une richesse nationale durable ?</p>
<p>C’est précisément l’un des enjeux du Programme Simandou 2040, qui porte la vision et le programme de société du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya. Comme l’a récemment expliqué M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité Stratégique de Simandou, l’objectif ne doit pas être de considérer les revenus de Simandou comme de simples ressources à dépenser. Ils doivent servir à construire l’avenir économique de notre pays.</p>
<p>En effet, il ne faut surtout pas confondre revenus miniers et ressources destinées à la consommation immédiate. Lorsqu’un pays commence à percevoir des recettes importantes provenant de l’exploitation d’une ressource naturelle, la tentation peut être forte de les considérer comme une capacité nouvelle de dépenses. Pourtant, sur le plan économique, une partie de ces revenus possède une caractéristique particulière : elle résulte de la transformation d’un actif naturel non renouvelable.</p>
<p>Le minerai de fer extrait aujourd’hui ne sera plus disponible demain. La question économique consiste donc à déterminer dans quelle mesure la diminution de ce patrimoine naturel peut être compensée par la constitution d’un autre patrimoine : financier, industriel, énergétique, agricole, infrastructurel ou humain.</p>
<p>C’est dans cette perspective que le Fonds souverain guinéen prend toute sa dimension stratégique. Il est avant tout un instrument d’investissement, de préservation et de valorisation du patrimoine national.</p>
<p>Autrement dit, au lieu de considérer chaque dollar provenant de Simandou comme un dollar disponible pour être immédiatement consommé, une partie de ces revenus peut être transformée en capital susceptible de générer de nouvelles richesses et des revenus futurs.</p>
<p>Cette logique de sécurisation se retrouve déjà dans la Loi de finances 2026. Les autorités ont annoncé que les revenus issus de l’exploitation du minerai de fer de Simandou seraient sécurisés à travers un Budget d’Affectation Spéciale destiné au financement des projets liés à Simandou ainsi qu’à l’alimentation du Fonds souverain.</p>
<p>La Guinée dispose ainsi d’une opportunité rare : utiliser l’exploitation de ses ressources minières pour accélérer la construction d’une économie productive, diversifiée et durable.</p>
<p>Dès lors, une autre question mérite toute notre attention :</p>
<p>« Que deviendra chaque franc provenant de Simandou ? »</p>
<p>1. S’il disparaît dans la consommation immédiate, son effet s’arrête avec la dépense.</p>
<p>2. S’il contribue à construire une infrastructure productive, à financer une entreprise, à développer l’agriculture et l’industrie, à former une génération de compétences ou à acquérir un actif rentable à travers un Fonds souverain, il peut continuer à produire de la valeur pendant plusieurs décennies pour des générations futures.</p>
<p>Voilà l’un des enjeux économiques majeurs du Programme Simandou 2040 : organiser la conversion progressive d’une richesse naturelle épuisable en un patrimoine productif, financier et humain durable.</p>
<p>Le minerai appartient au temps présent.<br />
Le patrimoine construit grâce au minerai peut, lui, traverser les générations.</p>
<p>C’est pourquoi nous saluons la vision portée par le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Mamadi Doumbouya, en faveur d’une transformation structurelle et d’un développement socioéconomique durable de la Guinée.</p>
<p>Nous saluons également le travail du Comité Stratégique de Simandou, sous la présidence de M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République, pour la mise en œuvre de cette ambition nationale.</p>
<p>L’enjeu historique de Simandou ne sera donc pas seulement de savoir combien de tonnes de minerai la Guinée aura exportées, ni combien de revenus elle aura générés. Il sera surtout de mesurer ce que ces revenus auront permis de construire pour l’après-mine.</p>
<p>Car la véritable réussite de Simandou sera de faire en sorte qu’une ressource épuisable laisse derrière elle une richesse qui, elle, ne s’épuise pas : des infrastructures, des entreprises, des compétences, des investissements productifs et un patrimoine financier au service des générations présentes et futures.</p>
<p>C’est ainsi que Simandou pourra passer du statut de projet minier à celui de véritable levier de transformation économique de la Guinée.</p>
<p>Ibrahima Kalil Keita<br />
Directeur Général des Projets Miniers</p>
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		<title>De la diplomatie de l&#8217;agonie à la diplomatie de repositionnement : comment la 5ème République a repensé l’image internationale de la République de Guinée (Tribune)</title>
		<link>https://allureinfo.net/2026/09/16/de-la-diplomatie-de-lagonie-a-la-diplomatie-de-repositionnement-comment-la-5eme-republique-a-repense-limage-internationale-de-la-republique-de-guinee-tribune/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Allure info]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 20:17:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Fil d'actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Longtemps classée dans la catégorie des Etats de grande influence dans le système diplomatique africain des années 60, la République de Guinée a, au lendemain de bouleversement de l’ordre international au début des années 2000 chuté dans la classe des Etats à influence moyenne avant de se retrouver dans le groupe des Etats à influence [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps classée dans la catégorie des Etats de grande influence dans le système diplomatique africain des années 60, la République de Guinée a, au lendemain de bouleversement de l’ordre international au début des années 2000 chuté dans la classe des Etats à influence moyenne avant de se retrouver dans le groupe des Etats à influence négligeable.</p>
<p>De cette situation d’impuissance, la République de Guinée a opté pour l’absentéisme diplomatique dans le cadre de son action extérieure. Cela se manifestait à la fois par son absence des instances de décision qu’à son incapacité de payer ses cotisations. Le pays renvoyait durant de longue période l’image d’un Etat paria avec pour conséquence l’hésitation voire le refus des investisseurs à s’intéresser davantage au pays en dépit de ses potentialités géologiques.</p>
<p>Toutefois, longtemps prise entre les écueils de l’absentéisme et du présentéisme diplomatique, la République de Guinée à depuis le 5 septembre 2021 procédé à la redéfinition de sa politique étrangère en remettant au centre de ses préoccupations ce que j’appelle audacieusement « Guineans and Guinea first ».</p>
<p>Suspendue des organisations, l’Etat guinéen conscient des enjeux de l’heure, a su mettre en place une diplomatie mixte en combinant la séduction au respect de la souveraineté et en mettant un arsenal économique impressionnant qui aboutit à la diplomatie économique. Cette connexion trilogique a entraîné l’établissement d’un environnement favorable aux bailleurs et aux partenaires techniques et financiers. C’est dans cette dynamique, que la diplomatie guinéenne a réussi à déjouer l’isolement auquel le pays était exposé, renforcer l’attractivité du pays occasionnant ainsi la diversification des partenariats. Outre les investisseurs venus de tout bord dans le cadre du « Méga projet Simandou 2040 », la République de Guinée a enregistré le record inédit en termes d’accréditation d’Ambassadeurs en période de transition dont le nombre se situe à date à 74 ambassadeurs étrangers.</p>
<p>Aujourd’hui, pendant que le pays a réussi le passage de la diplomatie de transition à celle de repositionnement, l’expertise guinéenne est appréciée. La République a fait son « retour » dans les instances et sa voix porte désormais sur l’échiquier mondial dans un contexte international marquée par la montée en puissance du phénomène de la diplomatie économique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dr Amadou CAMARA</p>
<p>Chargé de Cours en Pratiques Diplomatiques et Consulaires à l’UGLC-S/Conakry</p>
<p>Responsable du Département Chine-Afrique du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Dakar (CEDS)8</p>
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		<title>Hommage à Elhadj Mohamed Sylla : une vie au service de la Justice et de l’État guinéen (Tribune)</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 10:27:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Né le 1er janvier 1955 à Kindia, El Hadj Mohamed Sylla était un magistrat guinéen dont la carrière a débuté en 1981. Une carrière qu’il aura consacrée pendant plus de quatre décennies au service de la Justice et de l’État. Diplômé en droit, de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, soucieux de perfectionner ses connaissances, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Né le 1er janvier 1955 à Kindia, El Hadj Mohamed Sylla était un magistrat guinéen dont la carrière a débuté en 1981. Une carrière qu’il aura consacrée pendant plus de quatre décennies au service de la Justice et de l’État.</p>
<p>Diplômé en droit, de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, soucieux de perfectionner ses connaissances, il poursuivra également sa formation en France, notamment à l’École nationale de la magistrature de Bordeaux. Il fit un passage au Tribunal de grande instance de Vannes et à la Cour d’appel de Rennes.<br />
Par amour pour sa patrie, il décida de rejoindre sa Guinée natale.</p>
<p>En effet, sa longue carrière au service de la Justice guinéenne débute en 1981, au tribunal régional de Conakry. Il servira ensuite dans plusieurs juridictions du pays, notamment à Labé, Tougué, Mamou et Dalaba.</p>
<p>Il restera dans la mémoire institutionnelle comme le 1er Agent judiciaire de l’État, fonction à laquelle il fut nommé en 1993 et dans laquelle il fut confirmé à plusieurs reprises. Il fut également Conseiller à la Présidence de la République, Inspecteur judiciaire, Directeur national des affaires criminelles et des grâces, avant de terminer sa carrière comme Conseiller à la Cour suprême.</p>
<p>Au-delà du haut magistrat et du serviteur de l’État, El Hadj Mohamed Sylla était un homme de famille, de foi, de conseil et de générosité, attentif aux siens et disponible pour ceux qui avaient besoin de lui.</p>
<p>Il s’est éteint à Conakry le 7 septembre 2026, laissant derrière lui une famille profondément éprouvée et le souvenir d’un homme qui aura consacré sa vie à son pays, à la Justice et aux siens.</p>
<p>Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde et l’accueille dans Son vaste Paradis, Al-Firdaws. Que la terre de Guinée qu’il a tant servie lui soit légère. Amine.</p>
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