Ce jeudi 3 avril 2025, des femmes lieux de familles vivantes à proximité de la décharge de Dar-Es-Salam, ont une nouvelle fois battu le pavé pour attirer l’attention des autorités sur leur situation. Comme le 14 mars 2024, soit un après la première manifestation, elles sont munies de nombreuses pancartes barrées de slogans en soussou.
« Toury Akhadan, Akhadan, Akhadan (la fumée, que ça s’arrête !). Dar-Es-Salam souffre réellement. Nos enfants et nos maris sont malades. Tout le monde à des problèmes pulmonaires », ont-t-elles scandé
Face à l’incapacité de l’Etat de déplacer cette décharge, Mme Mamaissata Sylla, l’une des manifestantes, propose : « Nous voulons que l’État nous aide. Chaque jour, il doit envoyer des citernes d’eau pour éteindre la fumée, s’il n’est pas capable de déplacer cette décharge d’ici. On ne peut plus respirer ici, tout le monde est malade. Même notre premier imam, l’Imam Sylla, est actuellement à l’hôpital. », regrette-t-elle.
Une autre manifestante enhérite : « Nous sommes ici aujourd’hui à cause de la fumée émanant du dépotoir de Dar-Es-Salam. Depuis le Ramadan, nous voulions manifester, mais nous avons jugé nécessaire d’attendre la fin du mois béni. Nous avons eu du mal à jeûner cette année, nous exigeons l’aide de l’État. Nous souffrons et sommes malades. Quand nous allons à l’hôpital, les médecins disent que nous fumons, mais non, c’est cette fumée qui est la cause de nos problèmes. » conclut Kadiatou Camara, visiblement en colère.
Au moment où nous mettons cet article en ligne, aucune présence des forces de l’ordre n’a été remarquée et la protestation des femmes de Dar-Es-Salam, contre la décharge située dans la haute banlieue de Conakry, continue. À 12h20, les manifestantes maintenaient encore leur mouvement de protestation. Nous y reviendrons !
Amadou Diallo