Le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation (MATD) a suspendu plusieurs partis politiques en Guinée, dont l’Union des Forces Républicaines (UFR), pour une durée de trois mois.
Cependant, malgré cette décision, l’UFR exhorte ses militants à participer au recensement électoral biométrique prévu du 15 avril au 30 mai prochain. Ce recensement est non seulement un acte citoyen, mais aussi un droit pour tous les Guinéens. C’est ce qu’a affirmé Mouctar Kalissa, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, au micro d’ allureinfo.net
« Tout citoyen doit se faire recenser. C’est une obligation pour toute personne qui veut voter pour le leader de son choix. Nous avons donné des instructions à nos militants et sympathisants de se faire recenser s’ils soutiennent M. Sidya Touré », at-il rapporté.
Ce recensement électoral biométrique, qui sera lancé dans quelques jours dans le pays, concernera également les Guinéens de l’étranger. L’opération suscite toutefois des doutes chez ce responsable du parti présidé par Sidya Touré, en exil en Côte d’Ivoire.
C’est pourquoi, Mouctar Kalissa estime qu’en ce qui concerne ce recensement, « nous attendons de voir la suite, mais j’en doute fortement. Je pense que ce sera encore un feu de paille, mon frère. Posons-nous la question : pourquoi les recensements précédents n’ont-ils pas abouti ? Est-ce que l’on a cherché à comprendre la cause de ces échecs ? Non, c’est un gaspillage inutile de l’argent du contribuable guinéen. Le retour à l’ordre constitutionnel est l’essentiel. Concentrons-nous maintenant sur le développement de notre pays et sortons de ces débats stériles », s’est-il voulu sceptique.
Amadou Diallo














