Ce lundi 5 mai 2025, Kabinet Sylla, plus connu sous le surnom de Bill Gates, a comparu devant la chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’ancien intendant de la présidence est poursuivi pour une longue liste de chefs d’accusation, parmi lesquels : corruption dans le secteur privé, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, vol en bande organisée, blanchiment de capitaux, entre autres.
C’est à huis clos que la cour a examiné la demande de mise en liberté introduite par la défense. Cette confidentialité a été décidée vendredi dernier à la demande du procureur spécial, et validée par le juge en charge du dossier.
Au sortir d’une audience d’environ une heure, l’avocat de Kabinet Sylla, MaĂ®tre Almamy Samory TraorĂ©, est restĂ© particulièrement Ă©vasif face Ă la presse :
« Ce qui a été dit à huis clos ne doit pas être dit publiquement. »
Aucune indication supplémentaire n’a été donnée sur l’issue de la requête.
Ce silence mĂ©diatique, loin d’apaiser la curiositĂ© du public, ne fait qu’alimenter les spĂ©culations autour de cette affaire tentaculaire, qui symbolise Ă elle seule les grands procès anti-corruption de l’ère post-Alpha CondĂ©.
Pour l’heure, le sort de Kabinet Sylla reste suspendu à la décision de la chambre. La suite judiciaire pourrait s’annoncer tout aussi fermée ou explosive.
Nous y reviendrons
Amadou Diallo














