La cérémonie inaugurale des Journées de la Planification et de la Coopération Internationale (JPCI) s’est tenue, ce mercredi 25 juin, dans un réceptif hôtelier de Conakry. En présence de plusieurs hautes autorités du pays parmi lesquelles le Président du Conseil National de la Transition (CNT), le Premier Ministre, des membres du Gouvernement, des représentants du CNRD, des institutions républicaines ainsi que des diplomates en poste à Conakry. Cette rencontre marque une étape importante dans la réflexion collective sur les priorités de développement du pays.
Prenant la parole, le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, a ouvert les travaux en insistant sur l’esprit qui guide ces journées :
« Ces journées sont placées sous le sceau de l’espoir, de la rigueur et de l’engagement collectif. Nous parlerons de la planification, non pas comme un exercice technique enfermé dans les rapports, mais comme un acte de foi dans l’avenir. Une planification rigoureuse, inclusive, ancrée dans les réalités de nos territoires et éclairée par les données ».

Il a également précisé que la coopération devait être envisagée autrement :
« Nous parlerons de coopération, non pas comme une simple assistance, mais comme un partenariat stratégique équitable, gagnant-gagnant. »
Avant de lancer cet appel à la réflexion collective :
« Nous nous interrogerons ensemble, chers amis, sur comment faire de la planification un outil de transformation concrète, comment structurer des projets à fort impact social, comment mobiliser plus efficacement les financements extérieurs et comment intégrer l’innovation, l’efficacité des jeunes et le secteur privé dans une dynamique collective».
De son côté, le Premier Ministre Amadou Oury Bah a rappelé la nécessité d’une approche responsable et équilibrée dans la mise en œuvre des projets de développement :
« Nous voulons que les choses aillent de manière harmonieuse. Mesdames et messieurs, ce sont des interrogations extrêmement importantes. Nous avons besoin de vos réflexions, nous avons besoin de vos expériences, nous avons besoin de votre sens d’anticipation pour nous permettre, en situation de responsabilité actuellement, de ne pas se laisser griser par des ambitions démesurées, mais toujours de tenir compte de la nécessité de marcher sur nos deux jambes, d’avoir une vision positive permettant d’assurer un développement inclusif pour l’intérêt du pays. »
Il a également évoqué les attentes du Chef de l’État :
« Je ne fais que vous transmettre les aspirations du Général Mamadi Doumbouya par rapport au programme Simandou. Et tous les volets sont pris en compte. Nous devons travailler dans cette direction pour que la Guinée donne l’exemple», a-t-il insisté.

Au nom des partenaires techniques et financiers, la coordinatrice résidente du Système des Nations Unies, Kristel Younes, a souligné l’importance d’une mobilisation collective dans un contexte mondial de plus en plus incertain :
« C’est maintenant qu’il nous faut faire bloc, agir ensemble, prioriser ce qui compte, mettre les moyens où cela change des vies. Ces journées qui nous réunissent ne sont pas seulement une rencontre d’experts, elles sont une déclaration d’intention. Elles disent que la Guinée veut penser son avenir, le planifier, le financer, le bâtir en coopération ».

Elle a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner le pays :
« Et pour cela, vous pouvez totalement compter sur le système des Nations Unies et ses partenaires. Nous sommes là, aux côtés du gouvernement, des communautés, du secteur privé, de la société civile, avec une seule mission : accompagner la Guinée dans une transformation durable, inclusive et souveraine. Car oui, le développement est une responsabilité partagée. Et ensemble, nous pouvons bâtir une Guinée où personne, absolument personne, n’est laissé pour compte. »
La cérémonie s’est poursuivie avec deux panels de haut niveau. Le premier portait sur « Le rôle de la planification stratégique dans le développement économique et social », tandis que le second était axé sur « La coopération internationale : mobilisation des ressources dans le nouveau contexte mondial ».
Ces échanges ont été animés par des personnalités de renom, à l’image de Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement, Lionel Zinsou, économiste et ancien Premier ministre Béninois, de Dr Hiba Ahmed, ex-directrice du Fonds de solidarité islamique, ou encore de SE. Hubert Vedrine, ancien Ministre de l’Europe et des affaires étrangères de France.
Les travaux se poursuivent ce jeudi 26 juin avec d’autres panels et ateliers thématiques.
Des visites de terrain sont prévues au projet de Waqf (BID), la cité administrative de Koloma et le site du futur siège de l’Assemblée Nationale.
Mohamed Béné Barry














