Le Premier ministre a annoncé mardi que le nombre de citoyens enrôlés dans le cadre du PN-RAVEC dépasse désormais les six millions. Une estimation provisoire, mais révélatrice de l’ampleur du travail accompli dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC): « À ce stade, nous disposons d’un fichier électoral potentiel bien supérieur à tous ceux élaborés par le passé, avec plus de six millions de Guinéens enrôlés », a déclaré Bah Oury lors d’une rencontre avec les partenaires techniques et financiers de la Guinée.
Le Premier ministre a souligné que cette performance est d’autant plus remarquable que le processus d’enrôlement n’a véritablement pris son envol qu’en avril 2024, avec la nomination du coordinateur du programme national RAVEC.
Face à la complexité des démarches initiales, qui prévoyaient d’extraire les données électorales directement du fichier d’état civil, les autorités ont opté pour une stratégie alternative jugée plus efficace, un enrôlement massif et direct des citoyens: « Si nous étions restés sur le plan initial, nous ne serions jamais parvenus à ce niveau. Il a fallu prendre une autre voie, plus pragmatique, qui aujourd’hui donne des résultats encourageants », a-t-il affirmé.
L’enrôlement prend fin ce 25 juin à l’étranger, avec l’ambition d’inclure la diaspora guinéenne dans le processus électoral. Bah Oury y voit un tournant historique : « Pour la première fois, nous visons un fichier véritablement national, qui inclut aussi les Guinéens vivant hors du territoire. Cela constitue une avancée majeure dans la construction d’une démocratie plus inclusive. »

Au-delà du fichier électoral, le Premier ministre a également évoqué la nécessité d’une mobilisation accrue des ressources internes face à la diminution de l’aide extérieure, ainsi que la poursuite des réformes liées à la décentralisation et à la déconcentration des services publics.
Avec ces avancées, les autorités entendent poser les bases d’un scrutin crédible et d’une gouvernance plus ancrée dans la réalité démographique du pays: « Nous sortons progressivement de la phase transitoire. Le socle institutionnel est en train de se renforcer. C’est un moment important pour la République », a conclu Bah Oury.
Décryptage Amadou Diallo














