La future Cour spéciale de justice ne visera pas les anciens chefs d’État guinéens, a tenu à clarifier Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement et ministre des Transports, ce mercredi sur le plateau de France 24.
La création de cette juridiction, prévue par la nouvelle constitution actuellement en débat, divise l’opinion publique. Certains y voient une avancée majeure dans la lutte contre la corruption et l’impunité, d’autres, une impunité accordée dans sa plénitude aux Présidents qui n’hésiteront pas à abuser de leur autorité puisqu’ils ne rendront pas compte de leur gestion au terme de leurs mandats.
Interrogé sur les motivations de cette initiative, le ministre a souligné que la Cour spéciale n’est pas une nouveauté juridique: « Elle a toujours figuré dans nos lois. C’est important qu’il y ait une juridiction qui soit à même de juger ceux qui dirigent le pays pour qu’on ne reste pas dans un vide institutionnel comme cela a pu être le cas à un moment donné », a-t-il expliqué.
Face aux inquiétudes portant sur une possible rétroactivité des poursuites, Ousmane Gaoual Diallo a tenu à rassurer: « Si c’était adopté comme tel, c’est à partir de nous que cela peut être appliqué. Et nous le souhaitons ainsi pupuisque c’est notre objectif. Encore une fois, les anciens Présidents ne seront pas questionnés par cette Cour spéciale qui sera mise en place et si la constitution était adoptée, cela concernera notre gouvernement et notre Président pour l’avenir. »
La mise en place effective de cette Cour spéciale de justice demeure donc conditionnée à l’adoption de la nouvelle constitution. Ses compétences seraient strictement limitées aux dirigeants actuels et à venir.
Décryptage: Amadou Diallo














