Le Premier ministre guinéen, Bah Oury a assuré ce vendredi, au micro de RFI, que l’élection présidentielle se tiendra avant la fin de l’année 2025, juste après le référendum sur la nouvelle Constitution, prévu pour septembre prochain.
Au cours de cet entretien téléphonique, il a évoqué la campagne de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution, ainsi que le calendrier électoral, répondant notamment aux critiques formulées par certains partis d’opposition.
Ces derniers estiment que la campagne actuelle autour du texte fondamental prend des allures de propagande en faveur du « OUI ». Bah Oury rejette cette accusation: « Il faut qu’ils revisitent leur discours s’ils veulent refléter l’opinion d’une partie de la société. Parce que leurs propos sont totalement déphasés et ne correspondent pas à la dynamique engagée », a-t-il déclaré.
Pour lui, l’enjeu est de permettre aux citoyens de s’approprier le projet constitutionnel: « Nous cherchons à ce que les Guinéens y adhèrent, parce que c’est l’élément fondamental qui permettra de faire en sorte que cela dure », a-t-il ajouté.
Sur la suite du processus, Bah Oury a précisé que la présidentielle suivra le référendum constitutionnel: « L’objectif, comme l’a dit le Général Mamadi Doumbouya, c’est que l’année 2025 soit une année électorale. Le référendum n’est pas une élection, donc ceci explique cela ».
Interrogé sur la possibilité de tenir le scrutin présidentiel avant la fin de l’année, sa réponse a été brève, mais claire :« Incha’Allah».
Reste à savoir si la volonté politique affichée sera suivie d’un calendrier précis.
Décryptage: Amadou Diallo














