À quelques jours de la rentrée scolaire prévue pour le 15 septembre 2025, l’annonce du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) suscite des réactions partagées. Parents d’élèves, syndicats de l’éducation et certains acteurs de la société civile critiquent cette décision, estimant qu’elle bouleverse les habitudes.
Interrogé à ce sujet, Mohamed Ansa Diawara, porte-parole dudit ministère, a apporté des éclaircissements : « Nous ouvrons en septembre pour garantir les neuf mois de cours dans leur intégralité. Cela permet de mieux gérer d’éventuelles perturbations sans compromettre le programme scolaire. Actuellement, nous assurons seulement 850 heures de cours sur l’année. »
Il a comparé ce volume horaire à celui d’autres pays de la sous-région: « Au Maroc, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et ailleurs, les élèves suivent 1 080 heures de cours. Pour rattraper ce retard, nous devons commencer en septembre, terminer les cours en mai, et consacrer le mois de juin uniquement aux examens. »
Mohamed Ansa Diawara a aussi dénoncé les longues vacances comme un frein à la qualité de l’enseignement: « Quand on commence en octobre, les élèves se retrouvent en vacances pendant presque quatre mois : de mai à septembre. C’est un gaspillage énorme. »
Enfin, il a rappelé que cette mesure vise aussi à harmoniser le calendrier avec les pays voisins: « Nos élèves rencontrent souvent des difficultés lorsqu’ils partent à l’étranger, car les autres systèmes éducatifs ouvrent dès septembre. Toutes les structures éducatives, centrales et déconcentrées, ont été informées depuis l’an dernier pour s’y préparer. »
Amadou Diallo














