La négociation entre Syndicats de l’éducation et gouvernement s’est poursuivie ce mardi 16 décembre au ministère de la fonction publique et du travail.
Au terme des échanges, Michel Pépé Balamou de l’Intersyndicale de l’éducation FSPE-SNE a rappelé les trois (3 ) points essentiels de la rencontre. Il précise que cette rencontre était axée sur trois points essentiels :
1- La revalorisation des primes des indemnités de logement et de transport ;
2- La revalorisation ou la mise en place des primes de fonction pour les hauts cadres et les responsables de structures deconcentrées du secteur de l’éducation et de la formation ;
3- L’engagement à la Fonction publique, des enseignants contractuels non retenus.
Le syndicaliste a également fustigé un « manque de volonté politique » de la part du gouvernement. « Nous avons constaté la mauvaise du gouvernement. Il y a un manque de volonté politique du gouvernement de vouloir répondre aux aspirations légitimes des enseignants et enseignantes de Guinée. Nous, partie syndicale de l’éducation, avons fait acte de bonne foi en suspendant le mot d’ordre de grève. Nous avons préféré privilégier le dialogue en cette période électorale jugée sensible afin de pouvoir discuter », a-t-il indiqué. Prenant à témoins l’opinion nationale et internationale.
Parlant des congés exceptionnels, M. Balamou s’est dit être déçu de cette décision des autorités. Pour lui, « ces congés anticipés démontrent la mauvaise foi du gouvernement. Puisque pour eux, pendant ces congés les syndicalistes n’ont pas de moyens de pression ou d’action pour pouvoir revendiquer quoi que ce soit ».
A ses détracteurs, Michel Pépé Balamou rappelle que le mot d’ordre de grève n’est pas levé. « La grève n’est que suspendue », a-t-il prévenu.
Toutefois, il a souligné qu’une rencontre est prévue avec la base, le lundi 22 décembre prochain pour faire un compte rendu détaillé et ensemble décider de la conduite à suivre.
L’intersyndicale de l’éducation FSPE-SNE n’exclut pas de passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire déclencher une grève à partir du mois de Janvier prochain si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
Marliatou Sall














