La tragédie de la drogue frappe à nouveau la communauté de Boulbinet. Un jeune homme a perdu la vie au débarcadère de la pêche artisanale. Ce samedi, une nouvelle victime, Lamine Soumah, s’est éteinte après une consommation excessive de stupéfiants, marquant une fois de plus la lutte désespérée de la jeunesse contre ce fléau.
Ce dimanche, les amis de Lamine ont découvert son corps échoué sur la plage, enveloppé dans du sable, exacerbant la tristesse et l’impuissance qui règnent parmi ceux qui l’entourent. Âgé d’une trentaine d’années et fils d’un artiste comédien, Lamine était connu pour sa dépendance à la drogue, un mal qui a déjà coûté la vie à de nombreux jeunes du pays.
Témoignant de l’impact dévastateur de cette situation, ses amis affirment qu’ils sont désormais habitués à voir leurs camarades périr de manière banale à cause de la consommation de la drogue. La police technique et scientifique ainsi que la protection civile ont été rapidement mobilisées pour établir les premiers constats et transférer le corps à la morgue.
Le frère de Lamine qui a été informé de la tragédie, s’est rendu sur place pour identifier le corps. Il a révélé que son jeune frère n’était pas rentré à la maison depuis plusieurs mois et qu’il avait été arrêté à plusieurs reprises pour des infractions liées à la consommation de la drogue. “C’est inacceptable, et cela doit cesser,” a-t-il déclaré, exprimant son chagrin et sa colère face à ces morts en cascade suite à la consommation de ces stupéfiants.
Ce nouvel incident soulève encore une fois, la question du problème grandissant de la consommation de la drogue parmi la jeunesse guinéenne. Les autorités, en particulier celles de la police technique et scientifique, lancent un appel pressant à la jeunesse : “Abandonnez la drogue, quittez les débarcadères et revenez vers vos familles.”
Cette tragédie rappelle la nécessité d’une action collective pour faire face à ce fléau. La communauté, les autorités et les proches doivent travailler ensemble pour sensibiliser la jeunesse et proposer des alternatives viables. La lutte contre la drogue ne peut être menée qu’avec la participation active de tous.
À Boulbinet, comme dans d’autres quartiers de la ville, l’espoir d’un changement et d’une prise de conscience est plus que jamais vital pour prévenir d’autres tragédies. Lamine Soumah et tant d’autres ne doivent pas être oubliés, mais plutôt servir de leçon afin de bâtir un avenir meilleur pour les générations à venir.
Ibrahima Sory kandja Bangoura
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