Après la présidentielle du 28 décembre dernier, la presse guinéenne s’active pour deux autres élections. Il s’agit des législatives et des communales.
Déjà, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), le 25 février, lors de l’atelier d’évaluation interinstitutionnelle consacré à ce double scrutin, a fait le diagnostic de la presse en Guinée: « Nous avons entrepris d’assainir les médias, parce qu’il s’est créé des médias de manière fantaisiste. Aujourd’hui, vous voyez un employé d’une radio, il est employé d’un site internet. Il se trouve qu’il est le directeur, il est le comptable, il est le rédacteur en chef, le secrétaire général de rédaction, il est tout, il est seul. Donc, nous avons entrepris une opération d’assainissement à ce niveau, et tous les commissaires étaient à l’intérieur du pays pour identifier les médias dans leur lieu d’implantation. »
Puis, il a déclaré: « Et donc, avant les élections législatives et communales, nous allons publier la liste des journalistes détenteurs de la carte et la liste des médias habilités à exercer. Cela est important pour nous, parce que l’élection communale se fait à l’intérieur des circonscriptions. Donc, si nous ne savons pas quels sont les médias qui sont habilités à couvrir la campagne, il y a des risques que les contenus nous échappent. »
Dans sa communication également, Boubacar Yacine Diallo a ajouté: « Et je voudrais donc saisir cette occasion pour féliciter la presse. Elle a accepté de faire la paix et elle a juré désormais de faire la paix. Elle a pris cet engagement. C’est le lieu aussi de remercier les associations de presse et de médias qui nous ont accompagnés dans cette dynamique d’assainissement de la presse.
C’est la première fois que nous avons vécu des élections dans la paix. Je pense que la presse a joué un grand rôle et je profite de l’occasion pour lui recommander d’en faire autant, et même plus, pour les élections législatives et les élections communales, qui sont plus compliquées que les élections présidentielles, que les référendums.
Parce que désormais, il y aura beaucoup d’acteurs dans une circonscription et le débat peut manquer de rigueur, manquer de responsabilité, et cela exposerait les citoyens à des risques. Nous veillerons à ce que la couverture médiatique se fasse telle qu’elle l’a été pendant la présidentielle, avec beaucoup plus de rigueur », a-t-il promis.
Decryptage: Amadou Diallo














