Absent du territoire national depuis près de deux ans pour des raisons de santé, l’ancien ministre des Postes et Télécommunications, Oyé Guilavogui, n’a plus donné de nouvelles depuis son départ.
Malgré cette absence prolongée, son procès se poursuit devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Son dossier est à nouveau inscrit au rôle de l’audience de ce mercredi 25 mars 2026.
Lors de la précédente audience, tenue il y a deux semaines, la Cour a entendu la déposition d’Oumar Saïd Koulibaly, cité en qualité de témoin. Celui-ci a indiqué qu’il occupait le poste de directeur général de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) au moment où Oyé Guilavogui était ministre.
Le témoin a également expliqué qu’à sa nomination en 2017 à la tête de la Sotelgui, cette société était quasiment inexistante, ses actifs ayant été transférés à Guinée Telecom. Oumar Saïd Koulibaly a par ailleurs affirmé n’avoir jamais collaboré avec Oyé Guilavogui, précisant qu’il n’a été ni membre de son cabinet ni fonctionnaire du ministère des Postes et Télécommunications.
Au cours de l’audience, son avocat, Me Salif Béavogui, a tenté de prendre la parole. Le président de la Cour lui a toutefois rappelé qu’un avocat représente son client sans pouvoir s’exprimer à sa place.
À l’issue de cette audition, l’affaire avait été renvoyée au 25 mars 2026. L’audience de ce jour pourrait être marquée par la comparution d’Oyé Guilavogui, actuellement à l’étranger pour des raisons de santé. Elle pourrait également ouvrir la voie aux réquisitions du ministère public ainsi qu’aux plaidoiries de la défense.
Amadou Diallo














