Dans la déclaration de politique générale du premier ministre Amadou Oury Bah, le Programme Simandou 2040 est présenté comme le moteur d’une révolution économique sans précédent pour la Guinée, avec l’ambition de porter le Produit Intérieur Brut (PIB) à 152 milliards de dollars d’ici quinze ans, contre environ 35 milliards actuellement.
Cette stratégie d’envergure, qui table sur une croissance annuelle moyenne de 10,3 %, repose sur un portefeuille impressionnant de 122 mégaprojets et 39 réformes structurelles. L’objectif social est tout aussi colossal, puisque le programme vise la création de plus de cinq millions d’emplois, transformant ainsi durablement le paysage socio-professionnel du pays.
Pour concrétiser cette vision, un investissement global de 330 milliards de dollars est prévu, dont une première phase de 75 milliards sera déployée entre 2026 et 2030.
Le financement de ce plan herculéen s’appuie sur une ingénierie financière diversifiée : le budget national et les fonds souverains couvriront plus de la moitié des besoins, tandis que le secteur privé et les partenaires internationaux apporteront le complément stratégique. Cette mobilisation de ressources, dont 20 milliards de dollars sont déjà effectifs via les infrastructures minières intégrées du projet simandou, marque le coup d’envoi d’une mutation profonde de l’économie guinéenne.














