Une étape décisive s’ouvre ce mercredi 1er avril devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), avec les réquisitions du ministère public et les plaidoiries dans le dossier impliquant l’ancien ministre des Télécommunications, Oyé Guilavogui.
Lors de l’audience du 25 mars dernier, la chambre de jugement avait ordonné la clôture des débats, marquant ainsi la fin des phases d’instruction à la barre. Poursuivi, l’ancien ministre, actuellement hors du territoire pour des raisons de santé, est accusé de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de corruption et de blanchiment de capitaux.
Dans le cadre de la manifestation de la vérité, la Cour a demandé l’identification des biens immobiliers ainsi que l’examen des relevés bancaires du prévenu. Cette mission avait été confiée aux conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia, à la Direction nationale des domaines et du cadastre, ainsi qu’à la Banque centrale de la République de Guinée.
Pour rappel, de lourdes accusations pèsent sur l’ancien ministre. Il lui est notamment reproché :
le détournement de 50 millions de dollars destinés à la relance de la SOTELGUI ;
10 milliards de francs guinéens liés à un projet de reboisement lorsqu’il dirigeait le ministère de l’Environnement ;
300 millions de dollars dans le cadre du projet Backbone ;
17 milliards de francs guinéens pour l’exercice budgétaire 2021 et 94 milliards de francs guinéens pour celui de 2020.
Ce mercredi, les regards seront donc tournés vers la CRIEF, où l’État guinéen et l’ancien ministre s’affrontent dans une affaire aux enjeux financiers et politiques majeurs.
Amadou Diallo














