L’audience en appel de l’ancien Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, a franchi une étape cruciale ce jeudi 2 avril 2026 devant la CRIEF, marquée par la clôture des débats après l’examen de son audition à l’hôpital.
Lors de sa plaidoirie, la partie civile, représentée par Me Pépé Antoine Lamah, a fustigé une gestion opaque des deniers publics par l’ex premier ministre, s’appuyant sur un rapport de l’Inspection générale d’État qui a revelé, selon lui, des prélèvements massifs sur le budget de la MAMRI et des réaffectations de fonds vers l’ANIES sans base légale.
L’avocat de l’État a également pointé un enrichissement illicite manifeste, soulignant la disproportion flagrante entre les revenus officiels du prévenu et l’importance de ses avoirs bancaires en devises étrangères et en monnaie locale.
Face à ce qu’elle qualifie de preuves irréfutables de détournement, de blanchiment et de corruption, la partie civile a sollicité la confirmation intégrale du jugement de première instance rendu en février 2025, incluant les cinq ans de prison et la confiscation des biens. Elle est allée plus loin en réclamant une condamnation supplémentaire de 20 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts pour « appel abusif », dénonçant une manœuvre dilatoire de la défense.














