La tension commence à s’apaiser à la frontière guinéo-ivoirienne après les violents affrontements qui ont opposé, ce dimanche 19 avril 2026, les populations de Kalafilila (Guinée) et de Fangala (Côte d’Ivoire) autour d’une mare disputée. Le conflit a éclaté lorsque des pêcheurs guinéens, venus pour leur activité annuelle, ont été confrontés à des habitants ivoiriens revendiquant également le site, malgré un accord de suspension de pêche datant de 2023.
Les échanges ont tragiquement dégénéré à l’arrivée de renforts ivoiriens armés, faisant une dizaine de blessés par balles côté guinéen, actuellement pris en charge à l’hôpital régional de Kankan, contre quatre blessés signalés du côté ivoirien.
Grâce à une médiation rapide entre les autorités administratives des deux localités, un dénouement diplomatique a permis d’éviter une escalade majeure. Les quatre ressortissants guinéens, dont une femme, qui avaient été capturés et emmenés à Fangala lors des troubles, ont été libérés et remis aux autorités guinéennes à Noumoudjila. Le sous-préfet de Boula, le lieutenant Michel Loua, a confirmé cette libération tout en précisant que les blessés guinéens subissaient des interventions chirurgicales pour l’extraction de projectiles, soulignant la gravité de l’attaque subie par une communauté initialement non armée.
Ce énième incident met en lumière la fragilité des accords frontaliers et l’échec de la trêve signée il y a trois ans, que les autorités locales accusent la partie ivoirienne de ne pas avoir respectée.














