La Cour suprême a profondément modifié le paysage électoral à quelques jours des élections législatives prévues le 31 mai prochain. En réexaminant les recours introduits par plusieurs formations politiques initialement invalidées par la Direction générale des élections (DGE), la plus haute juridiction du pays a décidé de réintégrer des partis dans la course.
Cette décision concerne à la fois les candidatures au scrutin uninominal et celles à la proportionnelle, deux composantes essentielles du système électoral guinéen. Au niveau uninominal, des partis comme Avenir Guinée Nouvelle (AGN) et le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) retrouvent leurs candidatures dans plusieurs circonscriptions stratégiques, notamment à Lambanyi, Sonfonia, Ratoma, mais aussi au sein de la diaspora en Afrique et en Amérique.
À la proportionnelle, la Cour suprême a également tranché en faveur de plusieurs partis politiques jusque-là exclus. Y figurent, les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), l’Union pour le Développement des Intérêts Républicains (UDIR), l’Union pour la Nouvelle Guinée (UNG), la Nouvelle Guinée (NG), l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Notre Intérêt Commun (NIC) et le Rassemblement pour la République (RPR).
Sur le plan politique, cette décision rebat clairement les cartes du scrutin. En élargissant le nombre d’acteurs en lice, elle pourrait intensifier la compétition électorale, redistribuer les équilibres de force dans certaines circonscriptions.
Amadou Diallo
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