Sous l’égide de la ministre de l’Économie, Mariama Ciré Sylla, le gouvernement guinéen a lancé ce mercredi 7 mai 2026 à Conakry la revue annuelle des projets financés par les bailleurs de fonds. Cette rencontre, qui réunit cadres de l’administration et institutions financières internationales, vise à diagnostiquer les obstacles entravant l’exécution des programmes de développement.
L’objectif est clair : améliorer radicalement la capacité d’absorption des financements extérieurs et accélérer la mise en œuvre des infrastructures essentielles pour le pays.
Le portefeuille actuel, porté par des partenaires majeurs comme la Banque mondiale et la Banque islamique de développement, s’élève à près de 5 milliards de dollars, mais souffre encore d’un taux de décaissement moyen de 47,15 %. Face à ce constat, les autorités ont instauré de nouveaux critères d’évaluation axés sur l’impact social réel et des contrats de performance rigoureux. Le représentant de la Banque mondiale a d’ailleurs rappelé l’urgence d’agir, soulignant que chaque retard de financement prive directement les populations de services de base comme l’accès à l’eau potable.
S’inscrivant dans la dynamique du programme Simandou 2040, cette revue marque également un tournant technologique avec le déploiement d’un nouvel outil numérique de suivi-évaluation en temps réel. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a insisté sur la nécessité de moderniser la gestion publique pour répondre aux ambitions de transformation économique de la Guinée. Les travaux devraient aboutir à des mesures correctives immédiates et à la signature de nouveaux engagements de résultats pour l’exercice 2026, plaçant la redevabilité au centre de la gouvernance.














