Le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, s’est poursuivi ce jeudi 8 mai devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’audience de ce jour a été marquée par un tournant important.
Sur requête du procureur spécial Alphonse Charles Wright, la cour a ordonné une série de mesures d’instruction visant à faire la lumière sur le patrimoine et les activités financières de l’ex-ministre. L’administration parlementaire dispose désormais d’un délai courant jusqu’au 18 mai pour transmettre les archives relatives à sa situation financière durant ses années de députation.
L’enquête s’élargit également au domaine patrimonial et logistique, avec des réquisitions adressées aux services des immatriculations pour l’inventaire de ses véhicules, ainsi qu’aux responsables du cadastre et de la conservation foncière de Conakry. Ces démarches visent à identifier précisément les biens détenus par l’ancien ministre, tout en scrutant d’éventuelles stratégies de dissimulation de patrimoine, notamment à travers des tiers.
Parallèlement à ces vérifications documentaires, la justice a convoqué plusieurs personnalités de premier plan pour des auditions clés. Parmi les cités figurent Loucény Nabé, ancien gouverneur de la Banque Centrale, et Mohamed Lamine Traoré, ex-DAF de la Présidence. La comparution de M’mahawa Diané, la fille de l’accusé, ainsi que celle de Sékou Kaké, soupçonné d’avoir servi de prête-nom, marquent une accélération significative de ce dossier judiciaire aux enjeux financiers et politiques majeurs.














