Il y a 45 ans, le 11 mai 1981, disparaissait Bob Marley, emporté à seulement 36 ans. Musicien engagé, symbole culturel et légende absolue de la Jamaïque, il a laissé une empreinte mondiale. Sa voix, porteuse de messages de paix, de justice et de liberté, continue de traverser les générations et d’influencer aussi bien le reggae que le rap et bien d’autres courants musicaux. Passionné de football, l’artiste incarnait également un pont entre musique, sport et culture populaire.
À Conakry, le 11 mai était autrefois une véritable date de célébration. Les plages et les piscines de la capitale affichaient complet, rythmées par les chansons du pape du reggae diffusées à plein volume. Gadgets et accessoires à l’effigie de Bob Marley se vendaient partout, transformant la ville en un espace de communion musicale et festive.
Mais au fil des années, cette tradition s’est progressivement effacée. Les débordements, la dépravation, la vente de stupéfiants et plusieurs drames survenus lors de ces rassemblements ont conduit à un changement profond des habitudes. Les autorités comme les citoyens ont peu à peu tourné la page de ces célébrations populaires.
Aujourd’hui, le 11 mai passe presque inaperçu à Conakry. La date commémorative de la disparition de Bob Marley n’a plus l’effervescence d’antan. Pourtant, si la fête s’est tue, l’héritage musical demeure intact, la musique de Bob Marley continue de vivre, portée par ceux qui, silencieusement, perpétuent encore son message.
Mohamed Béné Barry
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