L’encombrement des rôles de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a dicté le tempo de l’audience de ce lundi 18 mai 2026. Faute de temps pour examiner le fond du dossier, le président de la chambre de jugement, le magistrat Alpha Camara, a prononcé le renvoi de l’affaire impliquant l’ancien garde des Sceaux, Mohamed Lamine Fofana, au mercredi 24 juin prochain.
Si ce contretemps technique a contraint les parties à solliciter le report, c’est l’absence remarquée du principal prévenu à la barre qui a immédiatement cristallisé les débats, ouvrant une vive passe d’armes procédurale entre la défense et l’accusation.
Invoquant des raisons de santé, le conseil de l’ex-ministre a plaidé pour un ajournement d’au moins un mois afin de permettre à son client de se rétablir. Une explication balayée d’un revers de main par la partie civile, qui soupçonne ouvertement une tentative de fuite du dignitaire déchu. S’alignant sur cette position de fermeté, le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, a exigé la comparution du prévenu lors de la prochaine session, lançant une mise en demeure claire : si la maladie de l’accusé est avérée au point de le clouer au lit, la cour se transportera en personne à son chevet pour recueillir sa déposition.
Pour rappel, Mohamed Lamine Fofana partage le banc des accusés avec quatre co-inculpés, Mamadi Kemo Condé, Fransady Condé, Ibrahima Lamizana Condé et Mamoudou Sanoh, tous poursuivis pour des présomptions de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.














