Étudier en France va coûter beaucoup plus cher pour les étudiants non ressortissants de l’Union européenne. Selon un décret du ministère français de l’Enseignement supérieur publié le mercredi 20 mai 2026, la majorité de ces étudiants non européens vont devoir payer des droits d’inscription en très forte hausse dès la rentrée prochaine.
L’université de la Sorbonne à Paris (image d’illustration). Étudier en France va coûter beaucoup plus cher pour les étudiants non ressortissants de l’Union européenne (UE).
L’université de la Sorbonne à Paris (image d’illustration). Étudier en France va coûter beaucoup plus cher pour les étudiants non ressortissants de l’Union européenne (UE).
Près de 3 000 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui : c’est ce que coûtera l’inscription dans une faculté française pour les étudiants non européens. Ce décret est paru dans le cadre d’un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education » du ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qui a annoncé le 20 avril vouloir faire appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises. Cette mesure existait depuis 2019 mais était jusqu’ici peu appliquée.
Le gouvernement décide donc de serrer la vis : les universités, qui pouvaient massivement exonérer ces étudiants, verront leur marge de manœuvre réduite progressivement à 20% d’exonérations d’ici à septembre 2028. Seuls les étudiants déjà engagés dans un cycle d’études pourront conserver leurs avantages actuels.
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, l’objectif est d’attirer des profils à « fort potentiel » sur le modèle anglo-saxon. En contrepartie, la France promet de faciliter l’obtention de visas de travail post-études. Une logique financièrement attractive pour l’État, mais jugée injuste et incohérente par les syndicats.
Après de premiers rassemblements le 12 mai, une intersyndicale appelle déjà à une nouvelle journée de mobilisation nationale le 26 mai pour faire reculer le gouvernement contre cette mesure que les syndicats jugent « injuste et incohérente ».
Source : rfi













