L’accord-cadre sino-guinéen, impulsé lors du sommet du FOCAC en Chine en 2026 par le président Mamadi Doumbouya et son homologue Xi Jinping, franchit une étape opérationnelle décisive. Les autorités de la guinéennes ont officialisé la signature des accords relatifs à la construction d’une raffinerie d’alumine à Boffa, portée par la société Chalco Guinea Company. Cette initiative s’inscrit en droite ligne avec les orientations du Programme Simandou 2040, qui ambitionne d’implanter cinq raffineries à l’horizon 2030 afin de rompre définitivement avec le modèle historique d’exportation brute de la bauxite.
Sur le plan technique et financier, ce mégaprojet industriel repose sur des indicateurs d’envergure, prévoyant une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. L’investissement global est estimé à 1,68 milliard de dollars américains, dont 1,12 milliard de dollars seront exclusivement injectés dans le développement des infrastructures de raffinage. Pour garantir la viabilité et le respect des délais d’exécution, l’État guinéen a mis en place un cadre contractuel strict, adossé à des obligations de performance et à des jalons techniques précis. Ce projet constitue la troisième usine de transformation locale validée par le pays, rejoignant ainsi les projets de SPIC et de Winning Consortium Alumina Guinea, dont les mises en service respectives sont planifiées pour 2027 et 2028.
Au-delà des infrastructures, le protocole d’accord intègre un solide volet social et éducatif axé sur le développement du contenu local et le transfert de compétences technologiques. En phase avec l’initiative nationale « Simandou Academy », Chalco s’est engagé à financer 500 bourses d’études sur une période de vingt ans, à raison de 25 allocations annuelles dans les filières industrielles. De plus, l’opérateur sino-guinéen financera la construction d’une école d’ingénieurs et de formation technique sur le sol national, calibrée pour accueillir jusqu’à 100 étudiants par filière chaque année sur une décennie. Ce dispositif intégré vise à maximiser l’emploi des jeunes nationaux et à doter le pays d’une expertise locale qualifiée pour soutenir sa souveraineté économique à long terme.














