L’opération de démantèlement des installations encombrant les abords des départements ministériels a officiellement débuté ce mardi à Kaloum. Baraques, étals, kiosques et autres occupations jugées irrégulières sont progressivement retirés.
Pour rappel, le 21 mai dernier, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, avait annoncé, à travers un communiqué, la fin du désordre observé devant les différents départements ministériels. Un délai de dix jours avait alors été accordé aux commerçants, étalagistes et vendeurs ambulants installés aux abords des ministères pour libérer les lieux.
Ce mardi, les engins sont entrés en action. Appuyées par des agents du gouvernorat, reconnaissables à leurs tenues vertes, et sous la surveillance des forces de défense et de sécurité déployées à proximité, les équipes ont procédé au démantèlement des premières installations. Bois, tôles et autres matériaux de fortune ont été retirés sans exception.

Les premières images de l’opération, publiées sur la page officielle du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, ont rapidement suscité de nombreuses réactions.
Pour Aliou Barry Djogui, cette initiative doit être suivie d’actions d’embellissement urbain: « En principe, après avoir libéré ces espaces, il faudrait aménager les lieux avec des pavés, planter des arbres et installer un éclairage public afin de donner une meilleure image à la commune. C’est ainsi que le travail sera complet », estime-t-il.»
De son côté, Rahime Diallo s’inquiète déjà des conséquences sociales de cette opération, notamment pour les travailleurs habitués à s’approvisionner auprès des vendeuses de restauration de rue: « Ils vont certainement souffrir. Mais ceux qui travaillent dans les administrations seront également impactés. La plupart des vendeuses de nourriture ont été déguerpies. Il ne reste que les restaurants, dont les prix sont souvent élevés », souligne-t-il.»

À Kaloum, le sujet a dominé les discussions ce mardi dans les cafés et autres lieux de rassemblement. Alors que plusieurs installations demeurent encore en place dans certains secteurs, les habitants attendent la poursuite des opérations engagées pour assainir les abords des départements ministériels et améliorer le cadre de l’administration guinéenne.
Reste désormais à savoir jusqu’où ira cette campagne de déguerpissement et quels aménagements suivront. Les prochains jours devraient permettre d’en mesurer l’ampleur et les effets.
Amadou Diallo














