Le continent africain fait face à un défi majeur, trouver 30 milliards de dollars supplémentaires par an pour répondre à ses besoins en matière d’accès à l’eau potable et aux systèmes sanitaires. C’est l’une des principales conclusions du premier sommet africain sur l’investissement dans l’eau, tenu du 13 au 15 août au Cap, en Afrique du Sud, en présence de plusieurs dirigeants du continent.
Si aucun engagement financier concret n’a été annoncé lors de ce rendez-vous, les participants ont néanmoins posé un jalon important en lançant un appel fort à la mobilisation. Selon Olufunke Cofie, directrice Afrique pour l’impact de la recherche à l’institut international de gestion de l’eau (IWMI), basé au Sri Lanka, ce sommet a permis d’évaluer l’état actuel de l’accès à l’eau en Afrique et d’adopter une déclaration commune. Celle-ci engage les États africains à élargir leurs investissements dans l’eau et les infrastructures sanitaires, tout en appelant à combler le déficit de financement.
La feuille de route issue des travaux met l’accent sur deux priorités : renforcer la résilience face aux changements climatiques et améliorer l’accès des populations vivant dans des zones non desservies. « Il ne s’agissait pas d’obtenir des fonds immédiatement, mais de sensibiliser, d’alerter et d’inciter les acteurs à investir pour combler les manques », a précisé Mme Cofie.
Les participants souhaitent désormais que la question de l’accès à l’eau figure parmi les priorités d’investissement du prochain G20, qui doit se tenir en Afrique du Sud. Un enjeu crucial pour un continent où des millions de personnes restent privées d’un accès sécurisé à cette ressource vitale.
Aboubacar Sidiki Camara














