Interrogé sur les cas de décès en détention dans le pays, Me Alpha Amadou DS Bah, avocat au barreau de Guinée, rappelle que cette situation existe depuis longtemps : « Les morts en détention, c’est une situation qui ne date pas d’aujourd’hui… », a-t-il répondu.
Il estime que la surpopulation carcérale pourrait être l’une des causes contribuant, selon lui, à la dégradation des conditions de vie des détenus : « La population carcérale, au moment de la construction de la maison centrale, était prévue pour 300 personnes. Alors qu’en 2024, nous sommes à plus de 2 000 détenus. Donc, c’est énorme. Je pense que la surpopulation carcérale peut être un facteur de dégradation des conditions de vie des détenus en prison. Ça, c’est une évidence », a-t-il tranché.
Reconnaissant par ailleurs des avancées significatives dans la prise en charge des prisonniers, notamment à travers la réhabilitation des bâtiments de la maison centrale et la fourniture de matelas, il ajoute : « Les conditions se sont améliorées, ça il faut le dire. Il y a aussi l’avancée des travaux au niveau de Yorokoguiyah », a-t-il réitéré.
Présent à cette rencontre, l’ambassadeur du Royaume-Uni a réaffirmé son engagement à accompagner l’OGDH dans la défense, la protection et la promotion des droits de l’homme.
Marliatou Sall














