Comme annoncé dans nos colonnes, la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI) vient d’entamer sa réunion avec l’ensemble de ses membres autour de la crise de liquidités et des solutions rapides à appliquer pour mettre fin à cette rareté.

Initiée par le président de la CGE-GUI, Ansoumane Kaba, la rencontre a été l’occasion de revenir en détail sur l’échange entre le patronat et le chef de l’État: « D’abord, bonsoir à tous les opérateurs et au public présents dans la salle. Messieurs les vice-présidents, mesdames et messieurs les chefs d’entreprise, le secrétariat de la CGE-GUI vous a invités à cette réunion aujourd’hui pour vous rendre compte de l’échange que nous avons eu avec le président de la République le mercredi 25 mars dernier.
Nous avons été invités sans connaître l’ordre du jour. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons été installés sans en connaître le contenu. Nous étions deux ou trois représentants du patronat. Quand le président est arrivé à l’audience, qui a regroupé le patronat, les deux chambres consulaires, quelques ministres, notamment celui de l’Économie, le gouverneur de la Banque centrale, le chef d’état-major général des armées, le général de la gendarmerie ainsi que d’autres cadres, il a pris la parole.
À cet effet, le président de la République a indiqué qu’il revenait de l’inauguration du siège de la Banque centrale. À cette occasion, il nous a dit clairement qu’il s’était abstenu de prononcer un discours et qu’il l’avait réservé au secteur privé afin de transmettre son message à tous les acteurs économiques. Le patronat est donc chargé de véhiculer ce message avec les chambres consulaires.

Le chef de l’État a indiqué que, pour lui, il n’y a pas de crise de liquidité, et que la situation que connaît le pays est la conséquence d’un manque de dialogue et d’un déficit de confiance. Cela a été très clair dès le début. Nous avons apprécié cette position, car nous avons toujours réclamé cela.

Pour nous rassurer davantage, il a annoncé plusieurs mesures :
Premièrement, une instruction a été donnée à la Banque centrale d’approvisionner les banques commerciales en devises afin de financer les importations.
Deuxièmement, les banques commerciales doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour traiter les dossiers de financement, les préparer et les transmettre à la Banque centrale afin qu’elle puisse assurer leur financement.
Troisièmement, le secret bancaire sera restauré. Il a été instruit que celui-ci doit être respecté et que plus jamais les informations des entreprises et des clients ne seront divulguées aux services de l’État. Notamment, l’agent judiciaire et la CENTIF étaient présents.
Quatrièmement, il a été décidé qu’il n’y aura plus de saisie des comptes des clients. Si, à l’avenir, un compte devait être saisi, les opérateurs économiques devront passer par leur organisation et pourront s’adresser au patronat.
Cinquièmement, les importations seront désormais effectuées sur la base de transferts bancaires. Les factures devront être examinées en tenant compte des documents de transfert. Ainsi, pour ceux qui font de l’importation, vous devez disposer de la DDI et des autres documents requis.»

Enfin, il a ouvert la parole afin que chaque membre et chef d’entreprise puisse proposer des solutions et formuler des recommandations.
Amadou Diallo














