La dissolution de 41 partis politiques en Guinée continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique. Si certains y voient un recul démocratique, d’autres, en revanche, estiment qu’il s’agit d’une volonté d’assainir la vie politique nationale afin de favoriser son apaisement. C’est le cas d’Ismaël Condé, professeur à la retraite.
Dans sa communication, l’ancien professeur de philosophie et d’idéologie de la Révolution a exposé les raisons de sa position: « Pour avoir enseigné la dangerosité du système multipartite pour le continent africain, je me réjouis de cette diminution des partis politiques. Une deuxième raison est qu’en octobre 2015, Amnesty International a organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a révélé que, de 2005 à 2015, les violences politiques ont entraîné 350 morts en Guinée. Une autre raison, plus actuelle, est que les élections récentes sur le continent ont également engendré des violences. Le problème, c’est que des intellectuels, hommes politiques européens et occidentaux ont, dans plusieurs études, souligné la dangerosité du multipartisme pour l’Afrique ; ce n’est donc pas un modèle qui nous est propre », a-t-il justifié.
Selon lui, si les dernières élections (référendum et présidentielle) de 2025 en Guinée se sont déroulées dans le calme et la sérénité, c’est parce que, estime-t-il, les populations en ont assez de la haine. « Le langage de l’ethnocentrisme ne porte plus », affirme-t-il.
Ainsi, il reste catégorique dans sa position. Ismaël Condé martèle que rien ne l’empêchera d’approuver cette décision du MATD qui, selon lui, va dans le sens de l’apaisement de la vie politique.
Marliatou Sall














