C’est une nouvelle rupture et des tensions qui naissent entre l’intersyndicale de l’éducation FSPE/SNE et le SLEG. Ce week-end, Michel Pépé Balamou a déclaré devant la presse : « La FSPE et le SNE ne travailleront plus syndicalement avec le SLEG tant que le SLEG ne changera pas son fusil d’épaule par rapport à la façon dont il se comporte. On ne peut pas accepter. »
Ensuite, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’Éducation (SNE), n’a pas été tendre: « Vous l’avez vu sur les réseaux sociaux, comment les enseignants sont en train d’être insultés. Même les citoyens les commentent, et les insultent. Tout le monde est déçu de leur comportement. Ce n’est pas notre souhait de voir un SLEG faible, non. Parce qu’on n’est pas en compétition électorale, on n’est pas en train de devenir maire, député ou président. On lutte pour l’enseignant. Pourquoi vouloir montrer que, si ce n’est pas eux, personne d’autre ne peut ? Imaginez que même ça, on n’avait pas été informé. La moindre des choses, c’est quoi ? On a vu quelque chose sur les réseaux sociaux. “Ah Pépé, j’ai entendu qu’il y a une assemblée générale.” Mais pourquoi vous ne nous avez pas informés ? Il y avait ça, ça, ça. Nous, on avait fait ça à cause de ça, ça, ça. Nous savons pourquoi nous avions convoqué cette assemblée. On ne va pas dire ça ici parce qu’on est mélangé. Mais, c’est un moyen de pression supplémentaire. Mais, si vous avez quelque chose à l’intérieur, vous le gérez à l’intérieur. Mais si vous vous levez et vous sortez, sans qu’on soit informé, sans qu’on soit au courant… D’ailleurs, on convoque une assemblée générale. Ça, c’est même anticipé. Vous dites que vous n’êtes pas informés d’une assemblée générale, d’accord. Maintenant, vous organisez une autre assemblée générale avant cette assemblée générale, et vous allez prendre la grande partie des enseignants. Il y a des enseignants contractuels de Conakry qui sont venus me voir au bureau pour me dire qu’il y a une réunion. J’ai dit non, ce n’est pas ici. Parce qu’ils ont une base de données des enseignants de Conakry. Dès qu’ils veulent, ils envoient des messages aux enseignants. Comme ces gens-là sont pressés d’avoir un emploi, ils courent, ils viennent et ils remplissent la salle. »
Puis, il a lancé un appel aux enseignants de l’intérieur: « Et si certains sont là, je vais vous inviter à ne pas vous laisser manipuler. Nous, nous défendons tous les enseignants. Il n’y a pas de différence chez nous. »
Amadou Diallo
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