Le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) annonce son retrait des concertations engagées avec les organisations patronales des médias dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, prévue le 3 mai.
Dans une déclaration rendue publique ce 2 mai 2026, le Bureau national du syndicat indique avoir pris part, sur invitation de la Maison de la Presse, à plusieurs rencontres visant l’organisation d’une célébration commune. Le SPPG affirme avoir consenti « d’importants sacrifices » pour parvenir à un consensus, malgré des relations parfois tendues avec certains employeurs du secteur médiatique.
Selon le syndicat, le processus de discussions a toutefois été marqué par des initiatives jugées contraires aux intérêts des employés des médias. Lors d’une réunion tenue samedi, de 15 heures à 20 heures, la délégation du SPPG affirme avoir constaté que ses principales préoccupations n’avaient pas été prises en compte dans le projet de déclaration censé être lu au nom de la presse nationale.
Le SPPG dénonce également une initiative visant à décerner des satisfecits à certains commissaires de la Haute Autorité de la Communication (HAC), accusés par le syndicat d’avoir joué un rôle répressif envers la presse indépendante. Une démarche jugée incompatible, selon lui, avec l’esprit du 3 mai, consacré à la défense de la liberté de la presse.
Face à ce qu’il qualifie de volonté du bloc patronal de « piétiner les droits des employés des médias », le syndicat affirme avoir décidé de quitter la réunion « en toute responsabilité ».
Le Bureau national précise ainsi que le SPPG ne se considère pas concerné par la cérémonie organisée par les organisations patronales de presse et annonce la publication, ce dimanche 3 mai, de sa propre déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse.
Mohamed Béné Barry
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