Ce mardi 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a rendu son verdict dans l’affaire des assistants parlementaires du Front National. Elle a condamné Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, et à 45 mois d’inéligibilité (dont 30 mois avec sursis) pour détournement de fonds publics.
L’arrêt confirme l’existence d’un système frauduleux destiné à rémunérer des employés du parti d’extrême droite avec les budgets de l’Union européenne. Les dix autres coprévenus, ainsi que le Rassemblement National en tant que personne morale, ont également écopé de condamnations dans cette affaire.
Bien que sévère, cette sentence s’avère plus clémente qu’en première instance et préserve la trajectoire politique de la dirigeante pour l’élection présidentielle de 2027. La cour d’appel a en effet estimé que la partie ferme de sa peine d’inéligibilité avait déjà été purgée depuis sa condamnation initiale en mars 2025, choisissant ainsi de garantir la liberté de choix des électeurs et l’expression démocratique.
Reste désormais à savoir si Marine Le Pen acceptera de mener une campagne sous contrainte judiciaire, elle qui avait conditionné sa quatrième candidature à l’Élysée à l’absence d’un bracelet électronique.














