Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, était l’invité de l’émission Guinée Today sur Télé 24, ce jeudi 16 juillet 2026. Au téléphone et durant 13 minutes, il a commencé sa communication par :
« Il faut d’abord rappeler qu’il y a eu deux événements combinés en une cérémonie hier à Wanindara. C’était justement la cérémonie d’inauguration du centre de loisirs de Wanindara, composé de ce terrain de proximité avec gazon synthétique, également avec un immeuble R+1 faisant office de vestiaires et d’administration, mais également de restaurant pour le quartier. Et il y avait également la cérémonie de lancement des projets de la vague 1 du ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais, pour revenir à votre question, comme vous venez de l’évoquer, nous savons tous que Wanindara a représenté dans ce pays, à l’image de beaucoup de quartiers de l’axe Hamdallaye-Kagbélén, un quartier qui manquait carrément d’infrastructures éducatives, d’infrastructures sociales et sportives. Et donc, dans la vision du président de la République, depuis son arrivée au pouvoir le 5 septembre 2021, comme il a placé sa jeunesse au cœur de sa vision, il a décidé de changer cette donne. Et c’est ce qui justifie d’ailleurs l’implantation du Centre d’émergence Bambéto-Cosa, au niveau du rond-point de Cosa, celui de Sangoyah, et, bien entendu, la réalisation d’une douzaine de terrains de proximité, dont celui de Wanindara. C’est une priorité présidentielle visant à redonner à la jeunesse sa dignité, à lui redonner également ce cadre d’émancipation, de formation et d’insertion, pour faire en sorte que les jeunes quittent la rue et puissent avoir des terrains pour pouvoir s’épanouir. »

Abordant le sujet du coût de réalisation des infrastructures, il a avancé un chiffre, tout en promettant de revenir sur le montant exact: « Je crois que c’est une enveloppe aux environs de 8 milliards. Mais je reverrai le coût exact pour vous le donner. Disons qu’aujourd’hui, l’impact est visible. Quand vous prenez Wanindara hier, on a inauguré sur la foule. Depuis la veille jusqu’à 1 heure du matin, puis dès 6 heures du matin, les gens étaient sur place et, toute la journée, les gens sont restés. Moi, j’ai fait le suivi de ce chantier pendant près de 6 mois avant qu’il ne soit livré. J’ai eu l’occasion d’échanger avec les sages, avec les femmes et les jeunes de Wanindara. Je crois qu’aujourd’hui, avec le changement de paradigme qui a été impulsé par le président de la République, c’est de faire en sorte qu’au niveau des bas quartiers, il y ait des infrastructures adaptées pour l’épanouissement de la jeunesse, qu’il y ait des opportunités d’emploi pour les jeunes. Je crois que le paradigme est en train carrément de changer. Ce sont les jeunes eux-mêmes qui sont enthousiastes de pouvoir utiliser ces infrastructures-là et de pouvoir quitter la rue pour se mettre dans un endroit d’émancipation, dans un endroit où il y a un cadre de vie. »
Face aux critiques de certains citoyens et internautes qui réclament plutôt des écoles ou des centres de formation sur l’axe, il a plutôt cité plusieurs autres infrastructures déjà construites ou en construction, comme des écoles et des échangeurs: « Ce n’est pas qu’une priorité est donnée aux infrastructures de loisirs. Récemment, vous avez vu le ministre Alpha Bacar aussi qui a lancé la réalisation d’un grand complexe scolaire à ce niveau-là. Il y a également des infrastructures sanitaires. Je crois qu’il y a une complémentarité. Ce n’est pas que la priorité est donnée carrément aux centres de loisirs. Il y a une complémentarité dans ce sens. Je crois que vous avez vu l’inauguration également du pont de ce qu’on appelle l’échangeur de Bambéto. Aujourd’hui, le calvaire qui était connu à Bambéto n’est qu’un lointain souvenir. Et je sais qu’il y a en perspective également la réalisation de l’échangeur de Cosa, de Enco 5. Donc, je crois que ce sont des effets combinés pour faire en sorte qu’il y ait un cadre de vie beaucoup plus sain, beaucoup plus adapté pour les populations de cette zone, mais pour les populations guinéennes de façon globale. »

Après la construction d’une infrastructure de telle envergure, le problème, souvent, c’est le suivi et l’entretien des lieux, ainsi que leur gestion. Est-ce qu’il y a un comité qui a été mis en place à cet effet ? Sa réponse a été claire: « Justement, le comité va être mis en place parce que vous savez qu’au-delà du ministère, nous avons des maires qui viennent d’être élus. Nous ferons en sorte que la gestion soit une gestion de proximité, encadrée par le département de tutelle. C’est ce qui justifie d’ailleurs qu’au-delà des vestiaires et du bâtiment de l’administration que nous avons au niveau de la maison à étage, nous avons pensé à mettre là un restaurant qui va générer des revenus pour faciliter l’entretien de cette infrastructure. Également, un modèle de gestion sera mis en place pour faire en sorte que l’infrastructure soit pérenne, qu’elle soit entretenue au bénéfice de la jeunesse de Wanindara », a-t-il ajouté.
La suite du décryptage du passage du ministre Cellou Baldé se poursuit dans un autre article sur allureinfo.net.
Amadou Diallo














