Réunis ce samedi à leur siège de Matoto, les responsables du Syndicat national de l’éducation (SNE) ont vivement réagi à l’annonce du porte-parole du ministère de l’Éducation nationale faisant état d’une plainte éventuelle visant le secrétaire général du syndicat, Michel Pépé Balamou. Celle-ci fait suite aux déclarations du syndicaliste concernant le non-paiement des primes de certains acteurs impliqués dans l’organisation des examens nationaux. Des propos que le département dirigé par Alpha Bacar Barry qualifie de mensongers et diffamatoires.
En réponse, le SNE maintient ses accusations et réaffirme ses revendications relatives au paiement des différentes primes. Le syndicat considère cette plainte comme une tentative d’intimidation visant à faire taire les enseignants concernés.
« Le bureau exécutif du Syndicat national de l’éducation (SNE) a pris acte de la déclaration de M. Ansa Diawara, porte-parole du ministère de l’Éducation nationale, au sujet des prétendues allégations relatives au retard dans le paiement des primes des acteurs impliqués dans le processus d’organisation des examens nationaux, session 2026. Par conséquent, le SNE rappelle à l’opinion publique que jusqu’à ce jour, plusieurs primes restent toujours impayées », a déclaré Aboubacar Diesto Camara, secrétaire général adjoint du SNE.
Selon lui, pour l’enseignement pré-universitaire, il s’agit notamment des primes du secrétariat du BEPC, des correcteurs du BEPC, des délégués du baccalauréat, des superviseurs et coordonnateurs nationaux des examens, des membres des jurys du BAC ainsi que des membres de la commission de centralisation des notes.
« Par ailleurs, il nous a été donné de constater que Mohamed Ansa Diawara, dans sa communication face à la presse, a pointé un doigt accusateur sur le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation, le camarade Michel Pépé Balamou, l’accusant d’avoir proféré des allégations relatives aux dysfonctionnements constatés lors de l’organisation des examens nationaux, alors que ces dysfonctionnements sont pourtant réels et connus de tous. Par voie de conséquence, le SNE rappelle aux uns et aux autres qu’il reste intransigeant face aux menaces et intimidations dans sa noble lutte contre les anti-valeurs qui ruinent le fonctionnement du système éducatif guinéen », a poursuivi Aboubacar Diesto Camara.
Ce nouvel épisode marque une escalade des tensions entre le Syndicat national de l’éducation et le ministère de l’Éducation nationale. Les responsables syndicaux affirment qu’ils poursuivront leur combat jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
AOB













