Le Tribunal de première instance (TPI) de Mandiana a ouvert, ce jeudi 30 juillet 2026, le procès très suivi de l’affaire de Djoma-Balandougou, un dossier qui avait suscité une vive indignation nationale après la diffusion de vidéos choquantes sur les réseaux sociaux. Quatre personnes comparaissent pour leur implication présumée dans le viol collectif d’une mineure et la publication d’images à caractère pornographique mettant en scène un enfant.
En raison de l’âge des accusés et de la qualification des faits, le dossier est scindé en deux procédures distinctes : Oumar Condé, Kalou Sylla et le jeune Lancei Keita (13 ans) sont jugés devant la juridiction criminelle pour mineurs, tandis que Moussa Koulibaly (22 ans) répond d’atteinte sexuelle et de cybercriminalité devant le tribunal correctionnel.
Face à la mobilisation importante des défenseurs des droits humains et des parties civiles constituées pour défendre la victime, l’audience se déroule sous une haute attention populaire et judiciaire. Au-delà du jugement des responsabilités individuelles dans cette affaire tragique survenue dans la sous-préfecture de Kondianakoro, ce procès constitue un symbole fort de la lutte contre l’impunité, les violences faites aux enfants et les dérives liées à la diffusion de contenus illicites en ligne en Guinée.













