Atteint d’un cancer incurable, un jeune Guinéen de 21 ans espérait revoir une dernière fois sa famille restée à Conakry. Il est mort samedi 19 septembre en Île-de-France sans que ses proches aient pu le rejoindre, faute de visas.

Il souhaitait faire venir sa famille en France
Arrivé en France à 16 ans et pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, le jeune homme avait appris à 19 ans qu’il souffrait d’un cancer du côlon incurable. Alors qu’il se trouvait en soins palliatifs à l’hôpital, il avait émis un dernier souhait : faire venir de Conakry ses parents, son frère et sa sœur.Pour cela, sa famille devait obtenir en urgence un visa temporaire. Une démarche compliquée alors que le jeune homme était sous le coup d’une OQTF. La préfecture lui reprochait de ne pas avoir « justifié du suivi d’une formation d’au moins six mois destinée à lui apporter une qualification professionnelle ». Son avocate avait dénoncé une situation incompréhensible, puisqu’il était alors hospitalisé. « L’ensemble des pièces médicales figurait pourtant au dossier […] communiqué à la préfecture », s’était-elle indignée au micro de France 3 .
« C’est vraiment une honte »
En médiatisant son histoire sur les réseaux sociaux, Louise Alwena Hubert avait tenté de mobiliser autour de son cas, encourageant notamment chacun à interpeller les responsables politiques. Elle avait également engagé plusieurs recours, en vain.« Notre mobilisation avait pour but de permettre la venue de sa famille. Cet objectif n’a malheureusement plus lieu d’être aujourd’hui, nous souhaitons désormais qu’il repose en paix », écrit-elle dans un communiqué rédigé avec l’Association des jeunes Guinéens de France.













