Le Tribunal de première instance de Dixinn a ouvert, ce mercredi 12 août 2026, le procès de Sékou Keïta, conseiller en communication et porte-parole du ministère de la Justice, poursuivi dans une affaire présumée de fraude liée au concours de recrutement des auditeurs de justice.
Sékou Keïta comparaît aux côtés de Maciré Camara, candidate audit concours, ainsi que d’autres personnes poursuivies dans le même dossier. La procédure est examinée en flagrant délit.
À l’entame des débats, le président du tribunal a interrogé les prévenus sur leur disposition à être jugés. Tous ont répondu favorablement, ouvrant ainsi la voie à l’examen du fond du dossier. Avant l’interrogatoire des prévenus, les débats ont été brièvement consacrés aux conditions de couverture de l’audience.
Les avocats de la défense ont exprimé des réserves quant à une médiatisation importante des débats, plaidant pour que la publicité du procès reste limitée aux personnes présentes dans la salle. Le ministère public a, pour sa part, défendu le principe d’une audience accessible aux médias. Il a demandé au tribunal de permettre aux journalistes de réaliser des prises de son et d’images. Après avoir recueilli les observations des différentes parties, le président du tribunal a finalement donné son accord à la couverture médiatique de l’audience.
Interrogée à la barre, Maciré Camara a rejeté toute participation à une quelconque manœuvre frauduleuse. La candidate a notamment expliqué les circonstances dans lesquelles elle dit avoir sollicité de l’eau alors qu’elle se trouvait dans la salle d’examen. D’après son récit, elle se serait adressée à Sékou Keïta, membre de la délégation du ministre de la Justice présente sur les lieux, parce qu’elle souhaitait simplement disposer d’eau pour boire. Elle a par ailleurs assuré qu’aucune copie d’un sujet déjà traité n’était dissimulée dans le sachet d’eau qui lui aurait été remis.
Au cours de l’interrogatoire, le ministère public s’est particulièrement intéressé aux rapports entre Maciré Camara et Sékou Keïta. La candidate a reconnu avoir eu l’habitude de se rendre au bureau du conseiller du ministère de la Justice. Elle a cependant expliqué que ces rencontres étaient motivées, selon elle, par des demandes de conseils et d’orientation.
Selon la thèse soutenue par le parquet, Maciré Camara aurait bénéficié d’un sujet déjà traité, lequel aurait été introduit dans un sachet d’eau qui lui aurait été remis par Sékou Keïta. La prévenue a poursuivi son interrogatoire sous les questions successives des avocats des différentes parties.
Alors que les débats se poursuivaient, Sékou Keïta a finalement été appelé à la barre pour livrer sa version des faits.














