Les coupures d’électricité continuent de perturber le quotidien des habitants de Petit Simbaya, situé dans la commune de Lambandji. Depuis plusieurs semaines, la panne d’un transformateur plonge une partie du quartier dans le noir, mettant les familles et les travailleurs dans de nombreuses difficultés. Face à cette situation qui perdure, plusieurs mères de famille sollicitent l’intervention du chef de l’État pour faire réparer le transformateur et permettre le rétablissement normal de l’électricité.
Aïssatou Baillo, résidente du quartier, évoque les difficultés rencontrées par les familles lors des coupures.

« C’est difficile pour nous. Quand il y a coupure de courant, ça joue sur la famille, même sur le ménage. Les femmes préparent avec les cocottes et, dans le congélateur, il y a des condiments. C’est vraiment difficile. Nous sollicitons l’aide du président de la République pour régler ce problème », témoigne-t-elle.
À ces difficultés domestiques s’ajoutent les désagréments nocturnes, notamment la présence des moustiques, qui affecte particulièrement les enfants. Pour ces mères de famille, la situation devient de plus en plus difficile à supporter.
Les conséquences sont également lourdes pour les activités professionnelles. Pierre Louis Benemou, soudeur de profession, affirme que les délestages paralysent son travail.
« Le problème de délestage est devenu très sérieux ces derniers moments. Ça nous cause énormément de soucis dans nos différentes occupations professionnelles. Depuis 8 heures, on a perdu le courant jusqu’à 20 heures, on est sans électricité. Avec cette allure, ça ne peut pas bien marcher, car je suis soudeur de métier », explique ce père de famille .

Binta Bah, une autre mère de famille, déplore elle aussi la durée des coupures, qui peuvent parfois atteindre trois à quatre heures. Elle s’interroge notamment sur le système de courant prépayé et estime que les consommateurs devraient pouvoir bénéficier normalement de l’électricité qu’ils ont déjà achetée.
Ces citoyens, interrogés par notre reporter ce vendredi, menacent de se faire entendre autrement si jamais des dispositions ne sont pas prises pour réparer ce transformateur en panne.
AOB














