À Conakry, les fréquentes coupures d’électricité perturbent fortement le travail des chaudronniers. Privés régulièrement de courant, ces artisans voient leurs machines à l’arrêt, leurs délais de livraison rallongés et leurs revenus diminuer.
Dans les ateliers de chaudronnerie de la capitale guinéenne, le bruit du métal, des machines à souder et des outils électriques laisse souvent place au silence. Depuis plusieurs semaines, les recurrentes coupures d’électricité compliquent considérablement le quotidien des artisans. Ampoules éteintes, machines silencieuses, outils à l’arrêt : le constat est le même dans plusieurs ateliers visités ce mardi. Sans électricité, les chaudronniers ne peuvent pas utiliser leurs équipements indispensables à la découpe, au soudage et à la fabrication des différentes commandes.
Cette situation affecte également les apprentis. Habitués à apprendre le métier aux côtés des artisans expérimentés, ils se retrouvent régulièrement sans activité et doivent attendre le rétablissement du courant avant de pouvoir reprendre le travail.
Au-delà de l’arrêt des machines, les coupures ont aussi des conséquences économiques. Les commandes prennent du retard et les artisans peinent à respecter les délais convenus avec leurs clients. Certains de ces derniers, ne mesurant pas toujours l’ampleur des difficultés rencontrées dans les ateliers, continuent pourtant d’exiger une livraison à temps.
Pour ces professionnels, cette situation représente un véritable manque à gagner. Chaque heure passée sans électricité est une occasion de travail perdue, alors que leurs revenus dépendent directement de leur capacité à produire et à honorer les commandes.
Malgré ces difficultés, les chaudronniers refusent de baisser les bras. Ils lancent un appel aux autorités afin qu’une solution durable soit trouvée face aux coupures qui paralysent leurs activités.
Ces artisans espèrent désormais une amélioration rapide de la fourniture d’électricité. Pour eux, le retour d’un courant régulier est indispensable pour relancer leurs machines, respecter les délais de livraison et reprendre normalement leurs activités
AOB














