Le président de la République, Mamadi Doumbouya, réaffirme sa détermination à lutter contre la corruption et les détournements de deniers publics. Dans une publication sur sa page officielle, le chef de l’État assure que l’exigence d’exemplarité doit s’appliquer à tous, sans distinction.
Selon le président, aucun responsable ne devrait se considérer à l’abri de sanctions lorsqu’il est impliqué dans des actes de corruption. Une position qui, au sein de la société civile, suscite des réactions favorables.
Interrogés ce samedi par notre rédaction, Iboun Conté et M’Bany Sidibé encouragent les autorités à aller plus loin dans cette démarche. Ils plaident notamment pour un audit approfondi des marchés publics conclus dans le pays, afin de faire la lumière sur leur gestion et, le cas échéant, d’établir les responsabilités.
Pour ces acteurs de la société civile, la lutte contre la corruption ne doit toutefois pas se faire au détriment des principes de justice. Iboun Conté insiste notamment sur le respect de la présomption d’innocence et appelle les institutions compétentes à exercer pleinement leurs missions dans le cadre de la loi.
De son côté, le président de l’Union des consommateurs de Guinée encourage le chef de l’État à maintenir le cap et à ne pas relâcher les efforts engagés contre un phénomène qui, selon lui, fragilise le fonctionnement de l’administration publique et freine le développement du pays.
Au-delà de l’action des pouvoirs publics, les deux acteurs appellent l’ensemble des composantes de la vie socio-économique à accompagner les efforts de lutte contre la corruption. Ils estiment que la transparence et la reddition des comptes doivent devenir une responsabilité partagée entre les institutions, les acteurs économiques et les citoyens.
Pour la société civile, seule une mobilisation collective, soutenue par des mécanismes de contrôle efficaces et indépendants, permettra de lutter durablement contre la corruption et de renforcer la confiance dans les institutions publiques.
AOB














