Après une vie empreinte d’humilité, de sérénité, de dignité et d’humanité, notre très chère Nènè, Hadja Hawaou Diallo, nous a quittés hier, mardi 25 août 2026, laissant un immense vide dans la grande cour de la Minière et dans le cœur de tous ceux qui eurent le bonheur de la connaître et de recevoir son affection.
Nènè était de ces femmes dont la grandeur s’exprimait davantage par les actes que par les paroles. Discrète, sereine et profondément bienveillante, elle inspirait naturellement respect et considération.
Elle était, à bien des égards, à l’image de son illustre époux, Baba Elhadj Saifoulaye Diallo, homme de conviction, de probité et de sagesse, et compagnon inséparable du premier Président de la République de Guinée, Ahmed Sékou Touré. Unis par la foi et partageant les mêmes valeurs, Baba et Nènè formaient un couple profondément attaché à la famille, à la solidarité et au service des autres.
Dans la grande cour de la Minière, Nènè était bien davantage qu’une mère et une grand-mère: elle était un repère, un refuge et une mémoire vivante.
Puis vint cette interminable nuit du lundi 24 août 2026, à la clinique Ambroise, entre inquiétude et espérance. Le mardi matin fut plus éprouvant encore. Entre les salles de réanimation de la clinique Ambroise et de Donka, les secondes semblaient des minutes et les minutes des heures.
Et puis vint 14 h 50, une heure qui restera à jamais gravée dans ma mémoire et dans celle de mon beau Kibongué. C’est à cet instant que le médecin nous annonça le rappel à Allah de Nènè. Les mots devinrent impuissants: notre très chère Nènè venait de nous quitter.
Comment ne pas méditer alors sur les insondables décrets d’Allah..Subhanallah al-‘Azim !
Nènè.. Tu avais souhaité que je sois à tes côtés lorsque viendrait le jour où Allah te rappellerait auprès de Lui. Or, mon départ de Conakry était prévu pour le dimanche 23 août, mais une circonstance imprévue le retarda. Ce qui paraissait alors être un simple contretemps révéla, deux jours plus tard, toute sa sagesse : Allah avait voulu que je sois encore à Conakry, auprès de toi, pour vivre cet ultime instant. Ainsi se réalisa, d’une manière que nul n’aurait pu prévoir, le vœu que tu avais formulé. À Allah appartient le décret, et à Lui appartient la sagesse.
Tu t’en es allée, Nènè , laissant des enfants qui t’ont profondément aimée et des petits-enfants qui t’ont tendrement adorée. Ils ne retrouveront plus ta voix, ton regard ni ta tendresse maternelle, mais ton souvenir vivra dans leurs prières et dans les valeurs que tu leur as léguées.
Quant à moi, moi que tu avais adopté et tant aimé, je n’aurai plus le bonheur de te retrouver dans la grande cour de la Minière, ni d’y revoir ton regard serein, ton sourire discret et cet accueil chaleureux que tu me réservais. À chacun de mes passages, ton souvenir s’imposera à moi: la Minière sera toujours là, mais elle ne sera plus la même sans toi.
Tu demeureras présente à travers tes enfants, tes petits-enfants et tous ceux que tu as accueillis, aimés et considérés comme les tiens. Ton absence sera douloureuse, mais ton empreinte ne s’effacera jamais.
Repose en paix, notre très chère Nènè. Nous avons été honorés de t’avoir eue comme mère et comme grand-mère. Ta présence fut une bénédiction, ton affection un privilège et ton souvenir restera un précieux héritage.
Ô Allah, aie pitié de Nènè, pardonne-lui ses péchés, enveloppe-la de Ton infinie miséricorde, agrée ses bonnes œuvres, illumine et élargis sa tombe, fais-en un jardin parmi les jardins du Paradis et accueille-la parmi Tes serviteurs vertueux dans Al-Firdaws al-A‘la.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji‘oun.
(Certes, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons).
Ton fils
Koutoubou














