C’est une mise au point que le Directeur général de KamaGaz vient d’apporter dans le cadre des mesures visant à soulager les populations confrontées aux difficultés d’approvisionnement en gaz domestique, ces derniers temps.
Bocar Dieng, DG de KamaGaz, revient d’abord sur la rupture brusque du gaz dans les stations ces derniers temps: « La rupture est due à l’approvisionnement. De nos jours, le Fonds gaz nous a demandé de nous approvisionner auprès du concurrent GuinéeGaz, qui dispose d’un dépôt d’environ 1 500 tonnes situé à Kamsar. Le gaz a donc été importé et, par la suite, avant même que la rupture ne survienne, GuinéeGaz a entamé des discussions avec le Fonds gaz et le ministère concernant la subvention.
Je crois qu’aujourd’hui, ils ont commencé à trouver des pistes de solution. D’où l’engagement de GuinéeGaz à, dans un premier temps, libérer au moins 25 tonnes pour chaque marketeur, afin que nous puissions gérer la crise. Je crois qu’ils vont retourner autour de la table des négociations pour sortir de cette impasse. »
À ce jour, il précise également que les discussions sont en cours pour aller vers une normalisation de la situation :
« Effectivement. Moi, j’ai reçu hier nuit 25 tonnes que je suis en train, présentement, depuis la nuit, de mettre en bouteilles. Logiquement, les camions sortiront dans deux heures maximum pour approvisionner les stations. »
À la question de savoir si cette rupture momentanée peut entraîner une augmentation du prix, il rassure : aucune hausse n’est prévue au niveau des stations.
« L’augmentation, vu que les prix sont homologués, ne peut en aucun cas entraîner une augmentation du prix de vente. Maintenant, il reste à savoir, vu que nous avons aussi des distributeurs, s’ils ne pourront pas spéculer par rapport à cela pour augmenter les prix. Et tout compte fait, je crois qu’à ce niveau aussi, le Fonds gaz est en train de faire le nécessaire pour mener des campagnes et des missions afin de vérifier exactement si les prix sont respectés chez les distributeurs.
Par contre, dans les stations, il n’y a rien à faire, les prix sont fixes. La bouteille de 6 kg à la recharge est à 60 000, et la bouteille de 12 kg est à 125 000. »
Décryptage: Amadou Diallo














