La mairie de Gbessia rejette les accusations faisant état de la perception d’argent auprès de ménages concernés par les opérations liées à la décharge de Dar es Salam. Les autorités communales affirment n’avoir aucun lien avec les sommes évoquées dans cette affaire.
Selon Aboubacar Nimaga, troisième vice-maire, des accusations ont été portées contre un chef de carré, identifié sous le nom de Koumi, à qui il est reproché d’avoir collecté 400 000 francs guinéens auprès de plusieurs ménages. Au total, 46 familles seraient concernées.
La mairie dit avoir été accusée à son tour, après que le chef de carré aurait laissé entendre qu’il devait se référer à la commune. Une version que les autorités communales contestent fermement.
Aboubacar Nimaga affirme que les responsables de la mairie étaient déjà présents sur le terrain depuis le 23 août, avant le drame survenu dans la nuit du 23 au 24 août. Il précise que les informations recueillies sur le terrain sont régulièrement transmises au maire, qui se serait lui-même déplacé pour vérifier la situation.
La mairie affirme également avoir mené des investigations afin de vérifier les accusations visant Koumi. Selon les autorités communales, les vérifications effectuées n’ont pas permis de confirmer ces allégations. Elles indiquent que plusieurs ménages ainsi que des imams présents sur place les auraient également démenties.
Face à la circulation de ces informations, la mairie a convoqué le président du conseil de quartier de Hamdalaye et le chef de carré afin d’obtenir des éclaircissements et d’éviter, selon elle, toute intoxication.
Les autorités communales appellent finalement les populations concernées à rester calmes. Elles assurent que les ménages seront recensés et que les dispositions nécessaires seront prises pour leur prise en charge dans le cadre des opérations engagées par l’État.
Aboubacar Sidiki Camara














