Les décès de détenus transférés de Conakry vers la maison d’arrêt de Siguiri suscitent de vives interrogations et alimentent des accusations concernant leurs conditions de détention. Face à cette controverse, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, a livré sa version des faits.
Le magistrat affirme qu’aucun acte de torture n’a été commis dans cet établissement. Il rejette ainsi les accusations visant certains agents pénitentiaires, tout en appelant à ne pas établir automatiquement un lien entre les décès enregistrés et d’éventuelles violences: « À la maison d’arrêt de Siguiri, il n’y a jamais eu de torture…..»
Selon Dominique Loua, la mort d’un détenu peut survenir en milieu carcéral pour diverses raisons et ne constitue pas, à elle seule, une preuve de mauvais traitements.
Le procureur précise également que les dépouilles des détenus concernés ont été rendues à leurs familles. Cette étape pourrait permettre, selon lui, de disposer d’éléments supplémentaires sur les circonstances entourant ces décès.
La controverse reste néanmoins ouverte, dans l’attente d’éventuels éléments permettant d’établir les faits.
Amadou Diallo













