Le Sénégal a conclu ce mardi 1er septembre un accord avec les services du Fonds monétaire international portant sur un nouveau programme de financement de 2,2 milliards de dollars sur trois ans, une étape longtemps attendue après deux années marquées par la révélation de dettes non déclarées, la dégradation de sa note souveraine et un recours croissant au marché régional. Concrètement, il s’agit d’une Facilité élargie de crédit de 36 mois représentant 1,537 milliard de droits de tirage spéciaux, soit environ 1 244 milliards de francs CFA.
Une somme conséquente mais qui reste inférieure aux besoins de financement inscrits au budget 2026, évalués à 6 075 milliards de francs CFA, d’autant que les fonds seront décaissés progressivement sur trois ans. L’accord, encore soumis à la validation du Conseil d’administration du FMI, est supérieur d’environ 19 % au précédent programme conclu en 2023, et devrait permettre de mobiliser des financements additionnels auprès d’autres bailleurs comme la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement, tout en réduisant la pression identifiée fin août par Moody’s, qui avait abaissé la note souveraine du pays et pointé une dépendance accrue au marché régional face à une dette publique proche de 100 % du PIB.
Parallèlement, Dakar a annoncé le lancement de son Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), s’appuyant sur une version renforcée du Cadre commun du G20, tout en excluant explicitement la dette libellée en francs CFA afin de préserver le marché régional.
Le périmètre exact de cette opération reste toutefois à préciser, alors que la dette extérieure du pays atteignait 16 160,5 milliards de francs CFA fin 2024, dont près de la moitié à caractère commercial.














